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DE LA BOUCHE

Une grande bouche, avec des lèvres grosses, en forme de bourrelet, dont celle d’en haut s’efface sur la lèvre inférieure qui déborde, indique un homme d’un esprit lourd et borné, aux instincts grossiers ; gourmand, paresseux, et d’une sensualité bestiale.

Une lèvre de dessus qui déborde l’inférieure, sans exagération, indique de la raison, de la prudence et la droiture du caractère.

Une bouche dont la lèvre supérieure est poussée en avant par les dents canines et déborde sur la lèvre inférieure, les commissures étant relevées, dénote un homme insolent, outrageux, médisant ; d’une raillerie mordante et blessante; et de plus, envieux et dénonciateur.

Si la bouche est resserrée, et que la fente soit en ligne droite, avec des lèvres très minces, cela indique un homme qui est porté au crime ; un hypocrite, qui met une opiniâtreté terrible dans la poursuite de ses mauvais desseins ; et qui montre une cruauté froide dans l’accomplissement du mal.

Ceux qui remuent continuellement les lèvres ont l’esprit inquiet, troublé, et sont affectés de démence.

Une bouche grande et en désordre est un signe de témérité et de folie.

Si les lèvres sont très grosses et arrondies, l’homme est stupide, immonde et glouton.

Chez la femme, des lèvres velues dénotent des appétits libidineux.

Gardez-vous de ceux qui se mordent les lèvres, car ils sont faux, envieux et trompeurs.

Une bouche modérément grande et un peu arquée, dont les lèvres fermes sont à peu près sur le même plan, est l’indice d’un caractère viril et courageux, sans forfanterie.

Une très petite bouche en cœur dénote chez l’homme un caractère vaniteux, léger, efféminé et poltron. La même bouche, chez la femme, indique une coquetterie mièvreuse et de la frivolité.

Une très petite bouche qui s’avance, en se fronçant du milieu, dénote un homme dont l’astuce et le caractère trompeur se dissimulent sous la flatterie.

Si, dans une bouche, les lèvres s’abaissent en se resserrant, cela indique un individu craintif et malicieux.

Quand la bouche est arquée et serrée, cela signifie un homme orgueilleux, plein de lui-même, tyrannique et despote, qui ne souffre pas qu’on résiste à ses volontés et à ses caprices; et qui, de plus, ne jouit pas de la plénitude de sa raison.

Une bouche avec des lèvres plates, qui s’abaisse en se cintrant, dénote un individu astucieux, railleur, menteur, indiscret; qui, dans ses médisances, affecte un ton léger, pour cacher son venin.

Une grande bouche dont la fente affecte la forme curviligne, avec des lèvres assez fortes et arrondies, est l’indice d’un individu d’humeur grivoise, qui se complaît aux propos et aux contes graveleux ; mais dont les appétits libidineux sont ardents en désirs et impuissants en fait.

Une bouche en avant, un peu ouverte, dont les lèvres sont grosses, saillantes, arrondies et demi-souriantes, la lèvre inférieure débordant la supérieure, dénote un individu hypocrite, qui, sous les apparences de la bonhomie, cache une âme perverse et remplie de turpitude; c’est un corrupteur de la jeunesse, qui, à l’aide de cajoleries et de paroles doucereuses, tend des embûches aux enfants pour les associer à ses vices honteux.

Une bouche en avant, très serrée, avec de fortes lèvres

carrées, en forme de babouines el plissées à leur jonction, avec des coins abaissés, le muscle buccinateur très accentué, dénote un homme agressif, querelleur, batailleur, aux instincts bestiaux, d’une colère terrible, d’une méchanceté redoutable, et qui, pour satisfaire ses passions brutales, ne recule ni devant le viol, ni devant le meurtre.

Si la bouche est déprimée et rentrée en dedans, avec des lèvres minces dont la forme approche de celle du serpent, cela indique un homme hypocrite, envieux, plein d’astuce, d’une méchanceté farouche, qui prépare sourdement le crime, et qui l’accomplit avec une ténacité féroce. C’est surtout par le poison qu’un tel homme frappe sa victime.

Une bouche fermée sans effort avec des lèvres assez plates, et dont l’inférieure, au contour légèrement anguleux, déborde un peu la lèvre supérieure, dénote un homme réfléchi, prudent, méthodique ; un penseur, un douteur et un sceptique, qui est porté à la misanthropie.

Une bouche assez grande, tendue horizontalement, aux lèvres minces, serrées et anguleuses, dont les coins affectent la forme d'une virgule, annonce un homme exact et discipliné ; concentré, fin, avisé, habile diplomate ; qui fait tout avec calcul et persévérance ; qui est dévoré d'ambition ; qui a soif d’honneurs et de richesses; et qui, pour arriver à ses fins, peut devenir méchant, traître, cruel et impitoyable.

Une bouche très fendue, et d’une façon un peu oblique, avec de grosses lèvres plates qui s’avancent fortement, signifie un individu malfaisant, grossier, brutal; d’une intempérance gloutonne et bestiale; un vicieux effronté, immonde; qui est d’une méchanceté cynique et redoutable.

Une bouche très resserrée, dont la fente en ligne droite s’abaisse aux coins, avec des lèvres plates et minces, dénote un homme qui a de l’ordre, de la régularité et de 1 exactitude; mais dont le C03ur est dur et desséché par l’avarice.

Une bouche habituellement entrouverte, avec des lèvres

moyennement épaisses et arrondies, annonce une nature molle, indolente, ingénue et crédule.

Si la langue s’avance légèrement entre les lèvres, cela dénote une nature sensuelle et, surtout chez la femme, un grand penchant à de mauvaises habitudes cachées.

Une bouche en avant et entrouverte, qui laisse paraître les dents, des lèvres grandes, maigres et tirées, indiquent un homme qui a de mauvaises mœurs; dont le caractère est agressif ; qui est hargneux, traître et méchant; qui se plaît à médire de ses amis, de ses bienfaiteurs, et même de ses parents.

Chez la femme, une bouche demi-close, qui fréquemment avance sa langue entre ses lèvres, en semblant les caresser, avec des lèvres charnues, la lèvre inférieure débordant la supérieure qui est velue, désigne des appétits libidineux très ardents et l’inclination à abuser de son sexe avec une autre femme.

Üne bouche en avant et entrouverte, avec des lèvres fort épaisses, en forme de bourrelet, qui se renversent en dehors, et dont la lèvre supérieure se relève vers le nez, dénote un individu insensé, immonde, d’une immoralité cynique, dont l'esprit n’est occupé que de honteuses turpitudes, et chez lequel la lubricité est épileptiforme.

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