‹ Traité de la science des financesChapitre 37 sur 93 · i.09fr · texte numérisé non relu

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Ces chiffres sont très instructifs. On y voit qu'en 1869, période de calme financier et pendant laquelle on n*émit aucun emprunt, Texédent des rentes achetées sur les rentes vendues par la province pen« dant les neuf premiers mois de Tannée ne dépassait pas, n'atteighait même pas 50 millions de francs en capital. Au contraire, pendant les neuf premiers mois de 1873, cet excédent des rentes achetées sur les rentes vendues par la province atteint en chiffres ronds 400 mil* lions de francs. Ce tableau ne àonne encore qu'une idée incomplète de ce qui s'est passé sous nos yeux ; il ne contient que le relevé des achats et des ventes faits par Tintermédiaire des receveurs généraux, et il se tait sur les opérations du même genre dont les agents de change sont chargés. Il n*est pas téméraire de dire que la plus grande partie de Tépargne française en 1871, en 1872, en 1873 ef probablement aussi en 1874, a été employée à Tachât de rentes sui TÉtat, dont de grands banquiers sont restés longtemps les déten< teurs à titre passager, et pour ainsi dire les entrepositaires. Aussi les autres valeurs ont été négligées, comme le témoigne un autre tableau de M. Magne, indiquant les cours des rentes et les cours des obligations de chemins de fer au 30 octobre de chacune des années

tiennes les inscriptions de rentes au porteur sont seulement doubles du nombre des inscriptions nominatives. (Note de la Z* édition.)

delà période 1869-1873. Il est Trai de dire qu'un impôt a été mis sur le revenu des valeurs mobilières autres que la rente, mais il faut remarquer que les obligations de chemins de fer ont fléchi de plus que le montant de cet impôt nouveau, qui est de 3 p. 100, tandis que, au contraire, la rente sur TÉtat se maintenait ou haussait.

ReUvé comparatif du cours des rente» et des principales obligations de chenm de fer au 30 octobre des années 1809, 1870, 1871, 1872 et ]873.

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