BIBLIOTHÈQUE DE L’ÉTUDIANT EN MÉDECINE ET DU MÉDECIN PRATICIEN
Le corps humain est un petit inonde qui présente en miniature des échantillons ou des modèles de tout ce qui se passe dans le grand : de là la nécessite d’étudier séparément les différentes parties de cet admirable ensemble ; de là la division de la médecine en plusiems branches qui ont pour objet de nous faire connaître lu science de l’homme. (Lecat.)
La médecine , considérée sous le double point de vue de la théorie et delà pratique , peut être regardée comme une souche d’où partent des branches, des tiges et des rameaux cpii, par leur ensemble, constituent l’arbre de la science et de l’art.
On divise les branches de la médecine en branches principales et en branches accessoires. Les branches principales sont celles qui constituent le faisceau des sciences médicales proprement dites; les branches accessoires sont celles qui ne tiennent au tronc de la médecine que par des appendices , c’est-à-dire d’une manière accessoire. Enfin, de ces diverses branches partent en quelque sorte des rameaux : ce sont d’autres sciences qui , ayant certains points de contact ou d’analogie avec la médecine par la nature de leurs recherches et de leur but, offrent par cela même de précieux secours dans une infinité de circonstances. Telles sont , pour en citer quelques unes, l’histoire naturelle, l’anatomie et la physiologie comparées, l’hippiatrie ou la médecine vétérinaire.
Les branches principales de la médecine sont: l’anatomie, la physiologie, lu pathologie générale, la pathologie interne, la pathologie externe , l’hygiène, la matière médicale et la thérapeutique.
Les branches accessoires de la médecine sont : la physique médicale, la météorologie, la chimie médicale, la botanique, l’art des accouchements , et enfin la chirurgie et la pharmacie , qui constituent ce que l’on appelait autrefois les parties ministrautes de la médecine.
De plus, à ces différentes parties de la médecine il faut en rapporter encore quelques autres non moins importantes , qui
/,0 méthodologie.
n’ont point été classées , et qui cependant, passez-nous l’expression , constituent les fleurs et les fruits de l’arbre de la science : ce sont la biographie et la bibliographie médicales, 1 histoire de la médecine , et la philosophie médicale.
Mais la médecine ne s’occupe pas seulement de l’homme envisagé isolément ; elle a encore pour objet d’assurer à tous les hommes, considérés collectivement , la somme de bien-être dont ils peuvent jouir. Or, d’autres sciences ont été instituées pour remplir cet objet. Ce sont l’hygiène publique, la médecine légale ou judiciaire , et la police médicale, qui constituent la médecine politique , qui embrasse définitivement les différents rapports de la médecine avec la législation , l’administration de la justice et de la police. En effet , tantôt la médecine indique les causes d’insalubrité qui naissent de la nécessité des rapports et des besoins de toute espèce qui pèsent sur toutes les classes eu général ou sur quelque classe en particulier ; tantôt elle fait connaître les causes morbifiques qui ont leur source dans les accidents naturels de telle ou telle localité; tantôt, enfin, elle fournit des documents au pouvoir, et elle éclaire la justice dans l’application de certaines lois civiles ou criminelles, lorsqu il entre dans les éléments de la cause en litige quelques données qui relèvent de la compétence des sciences qui lui sont familières ou qui font partie de son domaine.
Il y a encore d’autres sciences que le médecin doit connaître, parce qu elles ouvrent et ferment, en quelque sorte, Je cercle des études médicales : ce sont la physique du monde, la météorologie , la physique générale, l'astronomie, la cosmogonie , la géologie , la minéralogie ; en un mot, toutes ces connaissances préparatoires dont l’importance a été si bien reconnue par le père de la médecine , qu’il a dit formellement qu'il fallait préluder à l’étude de l’homme ou du petit monde par l’étude de 1 univers ou du grand monde. Enfin , il est du devoir du médecin de se tenir au courant des sciences morales et politiques, des beaux-arts et des belles-lettres ; car il ne doit rester étranger à rien de ce qui prouve la supériorité en fait d'instruction.
On peut faire deux faisceaux des diverses branches de la médecine : l’un pour les branches de la science , et l’autre pour les branches de l’art.
UES UIFFEIIENTES BKANCHES UE LA MEDECINE.
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Premier faisceau , ou faisceau des branches de la .science.
Il comprend :
1. La méthodologie. C’est la science des initiations; c’est l’intro-
duction aux sciences médicales.