VI. Fond inégal, raviné
VII. Fond ou bien constitué par un bourbillon charnu, ou bien
PARSEMÉ DES DÉBRIS DE CE BOURBILLON, OU bien TAPISSÉ ü’UNE BOUILLIE CRÉMEUSE ET JAUNATRE.
Quelques détails.
i. — Configuration circulaire ou relevant de la modalité circinée. — La règle ou tout au moins le fait usuel est que l’ulcère gommeux se présente avec une configuration circinée. Presque toujours il est arrondi; — quelquefois rond d’une façon si correcte et si pure qu’on le dirait (sans exagération) tracé au compas ; — quelquefois aussi d’une façon moins régulière. — Parfois encore, notamment aux membres inférieurs, il figure un ovale à grand axe parallèle à l’axe vertical du membre.
Au cas où deux ou plusieurs ulcères gommeux se sont fusionnés par voisinage, leur contour commun représente naturellement une série de courbes en arceaux conjugués , vestiges et témoignages de l’orbicularité initiale de chacun d’eux.
Dans un grand nombre de cas, cet aspect orbiculaire est presque earactérisiique ou tout au moins fournit au premier coup d’œil un premier soupçon cle spécificité .
ii. — Excavation, presque toujours bien accentuée. — Comme règle, l’ulcère gommeux est notablement creux, excavé, profond. Perpendiculairement à la peau, il mesure en moyenne trois, quatre ou cinq millimètres, voire parfois un centimètre et au delà. — Rien que de naturel à cela, puisqu’il est constitué originairement par un infiltrat sous-cutané.
Cette forte excavation est surtout frappante pour les petits ulcères
GOMMES SOUS-CUTANÉES
gommeux, par disproportion avec leur médiocre étendue de surface.
m. — Verticalité de bords. — L’ulcère gommeux est par excellence un ulcère à bords nettement entaillés, verticalement entaillés, entaillés « au bistouri », à pie, en un mot (on a même dit, pour les ulcères très profonds, à bords « en falaise »).
C’est pour l’ulcère gommeux tout spécialement que ce vocable de « bords à pic », dont on abuse si fréquemment mal à propos, se trouve le mieux justifié.
iv. — Adhérence des bords. — Entaillés de la sorte dans une gangue de tissus durs, infiltrés, résistants, l’ulcère gommeux offre des bords qui adhèrent intimement à cette gangue. — Particularité qui, pour le dire immédiatement, le différencie de l’ulcère scrofuleux, à bords habituellement détachés, décollés, libres et parfois même flottants.
v. — Aréole d’un brun vineux. — Encadrant l’ulcère dans l’étendue d’un centimètre environ, cette aréole est presque toujours d’un ton sombre, brun foncé. En cela, elle se distingue de celle des ulcères scrofuleux, généralement plus rouge ou d’un rouge légèrement teinté de bleu et comme violacé.
vi. — Fond inégal et raviné, c’est-à-dire offrant une série de dépressions, d’alvéoles et d’excavations, à côté d’élevures et de mamelons granuleux; — au total, donc, fond irrégulier, tourmenté, anfractueux, déchiqueté.
vu. — Enfin, fond ou bien constitué par un bourbillon charnu, ou bien parsemé des débris de ce bourbillon, ou bien fAPissÉ d’une