‹ Traité de la typographie (volume 2)Chapitre 115 sur 124 · CHAPITRE I · texte numérisé non relu

CHAPITRE I

LOCAL d'une imprimerie.

On trouve peu d'imprimeries, comme en général de fabriques établies dans des villes , qui réunissent sous le rapport du local toutes les convenances désirables. Nous regarderions donc comme un soin inutile de tracer le plan h suivre dans les constructions destinées à des établissements de ce genre, ce plan ne devant être applicable qu'à un nombre de cas très-circonscrit et étant de plus susceptible de modilications, comme la direction qui leur est donnée. Nous nous Ijornerons à parler des dispositions qu'il convient de prendre dans im local quelconque , et de la distribution des parties qui doivent rester distinctes.

Les presses et la composition doivent autant que possible être séparées. Il y a dans cbacune de ces deux classes de travaux une communauté de fonctions qu'il est bon de centraliser.

Si le local n'est pas de plain-pied , disposition qui du reste est la plus opportune de toutes , il vaut mieux loger les presses dans les étages inférieurs. Celle partie de matériel , étant , sinon la plus pesante , du moins la plus active, demande à être placée dans l'endroit dont la construction présente le plus de solidité. Elles se disposent par rangées , et avec la plus grande économie d'espace. Une presse ordinaire ne doit pas occuper plus de sept pieds carrés. S'il y a plusieurs jours dans l'atelier , on choisit le plus franc et le plus durable , tel que celui du couchant; et l'on tourne la presse de manière que l'ouvrier soit en face du jour.

Dans les ateliei-s de composition, les rangs se placent parallèlement les uns aux autres , et en ne laisssant

entre eux que l'intervalle strictement nécessaire pour la libre circulation des compositeurs. A Textrémité du rang d'iui metteur en pages , on peut clouer sur le plancher une rainure en bois dans laquelle on place les formes qui sont maintenues en haut par un crochet. Il est nécessaire aiissi d'ajuster au rang qui est derrière lui une galée régnante , dans laquelle il dépose les lignes de cadra ts ou autres qui doivent lui servir. Chaque atelier de composition doit être suffisamment garni de marbres et de rayons. Cette partie de local doit être complétée par une pièce de réserve occupée par les ouvriei's de la conscience, et dans laquelle se trouvent l'armoire de la distribution , le casier des interlignes et celui des garnitures, les compositions conservées , les jattes de cadrais , en un mot le matériel inactif.

Indépendamment des ateliers qui forment la paitie principale du local , les au très pièces indispensables sont la tremperie , le magasin à papier et une chambre où se confectionnent les ouvrages de ville.

Le cabinet des correcteurs doit , autant que possible, être retiré , et éloigné du bruit inévitable des ateliers.

Celui du prote doit être central , pour que sa surveillance s'exerce partout avec la même facilité.

11 est bon qvie la pièce de réception soit desservie par un autre escalier que celui qui conduit aux ateliers.

L'étendage se monte dans les pièces qui y conviennent le mieux par leur dimension et par l'élévation de l'étage.

Le plancher en bois est préférable de beaucoup aux carreaux. Il donne moins de poussière, et n'endommage pas les lettres qu'on y laisse tomber.

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