FIN DE LA TROISIÈME PARTIE
iV. B. Ce Vocabulaire ne comprend que les mots qui u'ont pu être dcRnis ou suffisamment expliques dans le cours de l'ouvrage.
Abattre la frisquette et le tympan; c'est le mouvemenl que fait l'imprimeur après que sa feuille de papier a été placée sur le tympan. Il doit être exécuté avec promptitude et précision ; autrement il peut en résulter le double inconvénient que la feuille glisse , et que la tète de la frisquette tombe sur la forme. Ce mouvement paraît être double , puisqu'il abaisse successivement la frisquette et le tympan ; cependant l'ouvrier le simplifie ; c'est ce qu'on appelle faire le moulinet.
Apprentis. Le lem^js ordinaire de l'apprentissage est de quatre ans , s'il n'est abrégé par des causes particulières. Pendant toute sa durée, les apprentis sont tenus défaire, indépendamment des travaux relatifs à la connaissance de leur état, le service tant intérieur qu'extérieur des ateliers , en mi mot d'obéir en tout aux ordres du prote. C'est une des conditions de leur suniumérariat.
Approche, Dans la composition on appelle approche la séparation inopportune de deux lettres, causée par un corps étranger interposé entre elles , ou par une partie saillante de matière que l'apprêt des caractères fait ordinairement disparaître.
En terme de fonderie , ce mot exprime la distance naturelle qui existe entre les lettres , et le blanc nécessaire que porte chacune d'elles. On peut fondre un caractère plus large ou plus serré d'approclie , suivant le besoiu, ou plutôt selon que sa forme le comporte ; mais on conçoit que, si toutes les lettres d'un caractère n'avaient pas une approclie proportionnelle , il en résulterait un effet choquant pour la vue , et pénible pour le lecteur. C'est du montage du moule que dépend la justesse et l'égalité de l'approche.
Baisser la pointure. Cette opération a pour but de rectifier le registre lorsqu'il est imparfait. Banque. On appelle ainsi la paie des ouvriers. Bilboquet. Ce nom se donne aux plus légers des ouvrages de ville , tels que tètes-de-lettres , cartes d'adresse, billets de faire-part , factures, etc. Leur imposition est presque arbitraire; seulement c'est dans le premier côté du châssis qu'elle doit se faire , lorsqu'ils se tirent sur une presse h deux coups. Blanc. Ce mot a , d;ms les diverses parties de la typographie , différentes acceptions , que nous allons faire connaître successivement.
Dans la composition , on appelle blancs certains intervalles qui séparent les mots ou les lignes ,
intervalles plus grands que ceux que forment un espacenienl ou un interlignage ordinaires. Dans ce sens (jii dit une ligne de blanc , j)Our signifier iine distance qui tient la place d'une ligne.
Dans Timposition , on distingue les petits et les grands blancs. Les premiers comprennent les fonds et les têtières ; les autres sont les marges extérieures et de pied.
On dit qu'un caractère porte son blanc , lorsque l'œil est au corps dans une proportion inféi-ieure. Certaines leUves portent du blanc ; c'est-à-dire que leur conformation est telle que, placées auprès de quelques autres lettres , elles paraissent être espacées, bien que rapproche soit unifoi-me pour tout le caractère.
Au tirage , on dit , en sens opposés , être en blanc, et être en retiration. Faire son registre en blanc , c'est le faire sans toucher la forme, et en couvrant d'xme maculature la feuille sur laquelle on observe le foulage.
Blanchir, en terme de composition, signifie augmenter le nombre des interlignes, ainsi que cela se fait dans les pages où il se trouve des litres ou des lignes d'interlocuteurs.
Br.oQUER une lettre , c'est la remplacer provisoirement par une autre de même épaisseur , afin de n'avoir jias de remaniements à faire en la débloquant. On recourt à cet expédient lorsqu'iuie lettre ou une sorte manquent, pour éviter des retards préjudiciables dans la composition. Afin que le blocage soit recoimaissable
aux yeux du correcleur , il faut retourner ou renverser la lettre provisoire.
Bonne feuille. On appelle ainsi les feuilles l)ien venues et tirées après la mise en train.
Bourdon, Doublon. On appelle bourdon l'omission, faite par le compositeur, d'vme partie quelconque de la copie. Le doublon est, au contraire, en terme de correction , synonyme de répétition. Ces deux genres de fautes sont également graves. Les remaniements plus ou moins longs qu'elles nécessilent doivent être exécutés avec les mêmes soins qu'une composition primitive.
Braie. C'est ime feuille de papier fort , découpée comme une frisquette , et qui en fait l'office pour le tirage des épreuves.
Brochure. On donne ce nom aiix voliunes qui n'atteignent pas le nombre ordinaire de feuilles.
Chaperon. Ce mot estsynonynne dépasse. Il se donne à cette partie de papier qui se tire en sus du nombre déterminé, et qui est dans la proportion d'une main par rame.
Chasser. Ce mot s'emploie pour exprimer la différence des caractères entre eux quant à leur épaisseur et à leur force de corps. Ainsi l'on dit que le Cicéro chasse plus que la Philosophie. Comme ce terme indique toujours un rapport dont le premier nombre excède le second , on dit mieux encore : le Cicéro chasse comparativement à la Philosophie.
n signifie aussi , pris en mauvaise part, espacer fortement les mots , blanchir , resserrer la justifica-
tion , les pages, et les raccourcir, pour remplir de l'espace à peu de frais.
CuEVAUCHKB. Se dil des mots (lui manquent d'alignement , et particulièrement des bouts de lignes qui montent ou descendent , ce qui arrive fréquemment lorscju'une fornae est mal serrée.
Coquille. En terme de composition, une coquille est le placement d'une lettre dans un cassetin qui lui est étranger; cette faute provient, la plupart du temps, de la distribution ; et, comme la composition qui la suit doit nécessairement s'en ressentir, il faut l'éviter avec soin.
En terme de correction , on donne ce nom à toute faute consistant dans la substitution d'une lettre à une autre.
II y a , comme on voit , une grande affinité entre ces deux acceptions, ou plutôt la seconde n'est que la conséquence de la première.
La coquille est aussi une sorte de papier de la dimension du carré, collé et propre à recevoir l'écriture. Ce nom lui vient d'une espèce de coquillage qu'il porte pour utarque.
Corroyer. Lorsqu'un cuir neuf a été suffisamment trempé, on l'enveloppe dans une maculature, puis on le roule avec le pied sur le plancher, jusqi;'à ce qu'il soit bien souple et que l'eau en soit entièrement exprimée. Cette opération s'appelle corroyer un cuir. On doit éviter dans ce cas-là la rencontre de tout corps dur ou tranchant , tel que les clous ou autres. Coup. On appelle presse à deux coups celle dont la
platine s'abaisse deux fois sur le tjnupan pour le tirage de la feuille. On dit dans ce sens le premier et le second coup. Imposer au premier coup , c'est imposer dans le côté gauche du châssis.
CrÉNÉ, ée. Une lettre crénée est celle dont l'œil déborde le corps dans certaines parties. Telles sont quelques capitales accentuées, quelques lettres italiques, etc. Ces sortes sont susceptibles de se casser au moindre choc , et surtout au tiitige ; elles demandent aussi des soins particuliers à la distribution.
Crénuke. Les crénures sont deux mortaises pratiquées dans le long de la barre du châssis et à chacune de ses extrémités. Elles reçoivent l'ardillon des pointures, qui s'éinousserait s'il portait sur le fer. Pour que ce but soit toujours atteint, les crénures doivent être évidées avec soin et creusées assez profondément. Ce sont elles qui indiquent le sens dans lequel on doit placer le châssis lorsqu'on impose une forme.
Culbuter. Se dit en parlant des feuilles que l'on met de suite en retiration sur la mê)ue forme, et que l'on retourne in-octavo.
DÉBLOQUER. C'est mettre la lettre bloquée à la place de celle qui en tenait lieu provisoirement.
DÉCHARGER des balles , une forme ; c'est ôter l'encre qui se trouve dessus.
On décharge des Ijalles lorsqu'elles sont trop encrées , ou pas encore prises , et que l'impression n'a as toute la netteté nécessaire. Pour cela on place entre les deux balles une feuille de papier collé , sur la- , quelle on les distribue.
On dccliarge une forme lorsqu'elle est empalée , ou au moment de la cessation du travail , afin que l'encre ne se sèche pas sur l'œil du caractère, ce qui l'emplit et nuit au tirage. Cela se fait en tirant sur la forme , avec force et à diverses reprises , une feuille de papier commun.
L'encre décharge , lorsqu'elle est faillie de qualité et que le vernis y domine ; dans ce cas elle ne se sèche jamais parfaitement.
Des balles déchargent , lorsque les cuirs , étant trop vieux ou trop gras , lâchent sur la forme des masses d'encre ou des ordures.
DÉCOUPER la frisquette , c'est mettre à jour chacune des parties de la forme où la lettre doit marquer sur la feuille. Ainsi il n'y a que les pages ou portions de pages blaiiche^qui ne se découpent pas,
DÉFETS. On donne ce nom aux exemplaires incomplets qui restent après l'assemblage. On conserve ces feuilles pour remplacer au besoin celles qui pourraient se gâter dans les volumes.
DÉMONTER les balles. Cette opération a lieu après la cessation dn travail. Elle consiste à détacher environ la moitié des clous qui attachent les cuirs au bois , à extraire le pain de laine, à replier le cuir sur luimême, à rabatti-e la doublure par dessus , à l'humecter d'eau pour le tenir frais, en ayant soin d'éAÎter qu'elle ne pénètre sur le côté qui reçoit l'encre , enfin à le recouvrir d'une maculature fraîche. Les pains de laine doivent être remués , et placés dans un endroit bien sec.
28o VOCABULAIRE
On (liL encore, démonter une presse , une casse.
DÉPATISSER une imprimerie , un atelier , c'est distribuer tous les pâtés qui s'y trouvent.
DÉBOULER la presse , c'est donner au train , par le moyen de la manivelle , un mouvement réti'ograde. Cette opération a lieu immédiatement après que le coup de barreau a été donné; cela se fait avant de relever le tympan et la frisquette. On ne doit dérouler la presse qu'autant que cela est nécessaire pour que le tympan se lève sans toucher la platine. Si on la déroule entièrement, les crampons frappent sur l'extrémité des bandes , ce qui produit une secousse nuisible à l'aplomb de la presse.
Desserrer une forme , c'est chasser les coins dans le sens rétrograde, au moyen d'un décognoir et d'un marteau. Cette opération a lieu notamment lorsqu'on a des corrections à faire.
Desserrer de la lettre , c'est desserrer une forme de distribution. Cette opération est du nombre des fonctions que comprend la mise en pages.
Distribuer. C'est remettre les lettres dans leurs cassetins respectifs. Cette opération demande beaucoup de soins; c'est l'élément d'une bonne composition. On en trouvera tous les détails dans le chapitre qui lui est consacré.
Distribuer les balles. Cette opération a pour but de répartir l'encre bien également sur la surface des cuirs. Voici de quelle manière on s'y prend. Il faut tenir la balle droite placée perpendiculairement sur la gauche , frotter les cuirs l'un sur l'autre dans toute
rétendue de leur diamètre, en faisant tourner les deux balles dans un sens opposé , et répéter toujours cette opération avant de toucher, et particulièrement lorsqu'on vient de prendre de l'encre.
On dit dans le même sens distribuer le rouleau.
Diviser un mot, c'est le séparer en deux parties, dont la première reste à la fin d'une ligne, et l'autre au commencement do celle qui la suit. On ne doit user de celte facilité qu'autant que la régularité de l'espacement peut le requérir. ( Voyez l'article division.)
DouELEB. En terme de composition, c'est répéter deux fois un mot, une ligne , queltiuefois même lui alinéa. Ce genre de faute s'appelle doublon.
Doubler une ligne a encore une autre si gni 11 cation que voici. Lors<ju'im vers dépasse d'un mot entier la justification , et qu'on n'a pas même la ressource de le faire mordre sur la marge, alors il faut rejeter ce mot et le placer à l'extrémité d'une autre ligne dont le commencement est blanc. On ne doit recourir que dans des cas de nécessité reconnue à cet expédient , qui peut occasioner quelque confusion , et qui nuit toujours à l'aspect d'une page. On avait autrefois l'habitude, dans certains ouvrages , tels que des dictionnaires, de doubler les lignes après lesquelles il ne restait de l'alinéa qu'une syllabe ou deux. Eu j)ai"eil cas , on faisait entrer cette fin, soit dans la ligne de dessus , soit dans celle de dessous , suivant que la place s'y rencontrait.
En terme de tirage, on dit qu'une impression double, lorsque les lettres se reflètent et semblent avoir
reçu un double foulage. Cet inconvénient peut venir , soit de l'ouvrier, s'il abat mal son tympan ou s'il roule mal le train, soit de la presse, par défaut de passage. Il avait lieu fréquemment avec les anciennes presses à deux coups , où les pages du milieu de la forme étaient imprimées en deux fois.
Ebakber une lettre j c'est abattre avec un instrument tranchant un talus qui marque au tirage.
Ebarber une feuille , un volume , c'est couper les fausses marges de ses feuilles.
Embattcher un ouvrier , c'est l'admettre dans les ateliers sur la présentation de son livret. Après le maître , il n'y a que le prote à qui ce droit appartienne.
Etançonner une presse , c'est l'assujettir au moyen d'é tançons.
Feinte. On appelle ainsi le défaut qui résulte , dans un endroit de la feuille imprimée, d'ime touche plus faible qu'elle ne l'est dans le reste de la feuille.
Fouler. Se dit en parlant de l'effet que produit la platine abaissée sur le tympan , par le moyen du barreau. Pour que le tirage soit bon , la presse doit fouler régulièrement.
Friser. On dit d'un tirage qu'il frise, lorsqu'il manque de netteté , et lorsque l'impression se projette au delà de l'œil de la lettre. Ce défaut peut provenir de plusieurs causes, entre autres du relâchement du tympan , du défaut de passage , du défaut de solidité du marbre ou de la platine.
Frontispice. Le frontispice est la page de titre d'un livre. ( Voir le passage où il est question du titre. )
Idem , Ibidem. Le mot idem remplace dans les tableaux , dans les tables , ou auti-es compositions de ce genre, l'objet ou le personnage dont il vient d'être parlé. Le mot ibidem remplace l'ouvrage qui a été immédiatement cité.
L'un exprime donc l'identité de sujet , et l'autre l'identité de localité.
Ils se composent le plus ordinairement en italique , et s'abrègent en id. , ibid.
Intercaler un carton , une demi-feuille , c'est imposer la feuille dont ils font partie de manière à ce qu'ils se trouvent dans le milieu à la plo\'ure.
Labeur. Ce nom s'applique généralement à tous les ouvrages de long cours , et susceptibles d'occuper plusieurs ouvriers. Dans cette acception , il est opposé à la dénomination di ouvrages de ville , qui comprend les productions fugitives de l'imprimerie , et celles qui ne forment pas volume. Ces deux classes embrassent l'ensemble des travaux typographiques.
Larron. On appelle ainsi le défaut qui résulte d'un pli existant dans la feuille , que l'ouvrier a omis de faire disparaître, et qui , lorsque la feuille esl étendue après le tirage , laisse en blanc toute la partie cachée par le pli.
On donne encore ce nom aux parcelles qui se détachent parfois de la feuille de papier , et qui masquent l'impression.
Lettrine. On appelait ainsi autrefois les lettres italiques placées , soit en supérieures , soit entre parentlièses , qui renvoyaient aux notes ou aux additions.
L'usage des chiffres en pareil cas a prévalu.
Lever la lettre, exprime le mouvement que fait la main droite décelai qui compose. Lorsque cette opération a lieu , il faut saisir la lettre par la tête, et examiner si le cran de chacune est bien tourné. Lorstju'un compositeur travaille a\ec facilité et promptitude, on dit de lui qu'il lèfe bien la lettre. Lever la correction d'une épreuve, c'est meltre dans le composteur toutes les lettres nécessaires pour cette opération.
LÉZARDE. On donne ce nom à certaines raies blanches qui se présentent parfois dans la composition , et qui y sont occasionées par la rencontre fortuite de plusieurs espaces qui se trouvent placées les unes au dessous des autres dans plusieurs lignes consécutives. Quand ce défaut est trop apparent, on y remédie au moyen de quelques remaniements qui changent la place de ces espaces.
Livret. Chaque ouvrier, après l'expiration du terme de son apprentissage , doit demander au maître chez leqviel il a travaillé une attestation au moyen de laquelle il obtient un livret. Ce livret doit porter les dates d'entrée et de sortie de chaque imprimerie dans laquelle il a été employé , et le certificat de libération de toute espèce d'engagement , signé du maître ou du prote de l'établissement.
Maculature. C'est ainsi qu'on appelle les grosses feuilles qui servent d'enveloppes aux rames.
IVLvRGER. C'est placer les feuilles à imprimer de manière à ce qu'elles couvrent exactement celle qui est collée sur le tympan , et qu'on appelle la marge. Une
feuille mal margée est perdue , et doit toujours être remplacée par Touvrier.
MasquF-R. Se dit lorsque l'on colle du papier sur une partie de la frisqvielte , afin que les pages correspondantes de la forme ne s'impriment jjas sur la feuille. Les pages blanches restent ordinairement masquées, afin que Tencre ne puisse pas maculer le papier.
Moine. C'est le défaut qui se manifeste au tirage , lorsque l'imprimeur a omis la touche d'une partie de la forme.
Monter les balles , c'est mellre le pain de laine dans le bois de balle , le recouvrir de son cuir, et clouer le cuir au rebord du bois.
Monter une casse , c'est la dresser sur le rang.
MoHDRE, se dit en parlant de la frisquette, lorsque, n'étant pas suffisamment découpée , elle masque mal à propos quelque partie de la forme. Il arrive quelquefois que la frisquette morde , lorsqu'elle vacille sur le tympan, faute d'être assurée dans ses couplets.
Onglet. On appelle ainsi un feuillet de volume tiré isolément. 11 est certains cas où Vonglet est indispensable, tels qiie dans la demi-feuille in-dix-huit, et souvent à la fm d'un volume d'un format quelconque. Quelquefois , lorscju'une page a été imprimée avec des fautes, on refait un onglet ; mais cette opération dépare le livre. Le pli fait au bas de l'onglet, pour qu'au brochage il soit atteint par le lil , sort du fond du volume , et lui donne im aspect désagréable. Loi^squ'on impose deux pages en onglet, et qu'elles se tirent sans feuillet blanc, il faut augmenter la marge
du fond aux dépens de la marge extérieure , pour que le pli puisse être fait.
Ouvrages de ville. Cette dénomination comprend toute espèce d'impressions autres que celles de volumes et ouvrages de long cours. Elle est opposée à celle de labeur , avec laquelle elle partage le domaine de Fimprimerie.
Parmi les ouvrages de ville , que leur grande variété nous empêche d'éiaumérer, les plus communs sont les billets de faire-part , les circulaires , les avis , les tètes-de-lettres, les cartes d'adresse, les prix-courants, lettres-de-cliange , tableaux, registres , placards, etc. Comme l'exécvition de ces ouvrages ne peut avoir la marclie régulière des labeurs, il nous sei'ait impossible d'établir ici des principes lixes pour leur composition ni pour leur tirage. Ces notions appartiennent entièrement à la pratique; sinon il faudrait autant de théories qu'il se présente de cas particuliers.
Papilloter. Ce mot est synonyme de friser.
Passage. Le passage d'une presse est l'intervalle qui se trouve entre les côtés et la plate-foi'me de la platine, et les côtés et la surface extérieure du petit tympan.
PATÉ. On appelle ainsi le mélange de différentes lettres ou de différents caractères brouillés ensemble , soit par accident, soit par la négligence d'un ouvrier. Les pâtés causés par accident ou par maladresse peuvent avoir lieu pour une ligne, pour une page ou pour une forme entière; ceux qui sont le résultat de la négligence se forment , par agglomération , sous les rangs ou dans quelques parties de la casse.
Qu'un pâté se fasse avant ou après le tirage, on doit toujours le composer, c'est-à-dire séparer les lettres et les caractères qui entrent dans la composition , et les distribuer sur-le-champ. Si Ton ne répare pas de cette manière le dommage que de pareils accidents entraînent dans une imprimerie , on peut au moins l'atténuer en sauvant les lettres que ce dérangement n'a pas détériorées.
PiQUHE. On donne ce nom aux ouvrages qui , ne formant qu'iui très-petit nombre de feuilles , sont piqués sur la couverture au lieu d'être brochés.
Pointer , c'est placer sur le t>Tiij)an les feuilles qui sont en retiration de manière à ce que les pointures entrent exactement dans les trous qu'elles y ont faits lors du tirage en blanc.
Ramoitir les balles , c'est les humecter avec une éponge imbibée d'eau. On ramoitit de la même manière les tympans , ou une feuille de papier dont on veut se servir de suite.
Ratisser les balles. Après qu'elles ont été montées , on les enduit de vernis et on les distribue ; ensuite on enlève ce vernis avec un couteau non tranchant , que l'on appuie fortement sur le cuir , afin d'enlever , nonseulement les ordures , mais encore le vernis ou l'eau qui pourraient y avoir séjourné.
Rayon. Les rayons sont des planclies disposées en forme de casier, dans lesquelles on place les casses lorsqu'elles ne servent pas.
Remanier. On remanie de la composition, soit lorsqu'on en retranche ou qu'on y ajoute quelque chose , fournier. i5