ACCOLADE
Uaccolade est un crocliet brisé dans son milieu en angle sortant. La figure suivante , très-coimue d'ailleurs , (|ui en offre le modèle , rendra cette définition plus claire.
Elle sert à embrasser plusieurs objets, soit pour en former un tout , soit pour indiquer les points de communauté qu'ils ont ensemble. C'est dans les tableaux et
dans les ouvrages à calculs et à classifications qu'elle s'emploie le plus fréquenimenl. Elle se place, suivant le besoin , dans le sens horizontal ou perpendiculaire , mais toujours de jnanière à ce que les objets accolés soient compris en dedans de sa partie concave, sans excéder ses extrémités.
Les accolades sont généralement fondues sur nompareille, ou corps approchant , aiin qu'elles pvùssent être combinées avec des filets sans pai'angonnage. D'ma autre côté, elles ne peuvent guère être d'mie force inférieure , à cause de l'angle et des tournants. Quant à leurs difléren tes longueurs, elles doivent former la progression la plus graduée possible. Une échelle d'accolades bien complète doit commencera douze points, et monter jvisqu'à six pouces environ d'étendue. Les distances ne doivent pas être de plus de deux points, au moins pour la première moitié, qui est la plus usuelle. Arrivées à un certain degré, cent cinquante points par exemple, elles deviennent trop difficiles à fondre d'une seule pièce ; les deux parties se font alors séparément. Quelquefois même, lorsqu'elles sont d'une trop grande dimension, on fond isolément le bec et des bouts de crochets , et l'on remplit avec des filets toute la partie intermédiaire.
APOSTKOPHE (' ).
\J apostrophe , dans la langue française , est le signe de l'élision.
Les mots qui s'élident et qui prennent V apostrophe sont :
Les articles la , le ;
Les pronoms personnels y e , me, te , se ;
Le pronom démonstratif ce;
Les conjonctions de, que , et de plus les adjectifs et adverljes dont celle-ci est la terminaison , conime quelque, jusque , lorsque, puisque, quoique, etc., pour\Ti toutefois que le mot <[ui occasione l'élision n'ait jias plus de deux syllabes , et même pas toujours dans ce cas.
On voit qu'à l'exception de l'article féminin la c'est Ve muet qui s'élide dans tous ces mots.
L'i de la conjonction si s'élide devant le pronom il,
n y a quelques autres élisions admises par la grammaire , telles que celle de l'adjectif féminin grande , dans les exemples suivants : grand' chambre , grand" chose , grand'croix , grandmère , grand^messe , grand'rue , grand'tante.
Dans tous les cas ci-dessus mentionnés V apostrophe se place, sans espace avant ni après, entre le mot élidé et le suivant. On ne doit jamais diviser un mot d'une ligne à ime antre après une apostrophe.
Il est certains ouvrages , notamment des pièces de théâtre , dans lesquelles , mettant en scène des paysans ou des gens du peuple , et pour imiter la prononciation vicieuse de ces personnages , on élide quelques voyelles ou diphthongues soit à la fin, soit dans l'intérieur des mots. Lorstjue l'élision se fait à la iin , le mot qui la subit doit être suivi d'une espace comme à l'ordinaire.
Cette règle est également applicable à la composition de quelques idiomes étrangers, tels que l'anglais, l'ita-
lien , le portugais , l'espagnol , qui , dans les vers principalement, offrent de nombreux exemples de mots élidés par aphérèse , par syncope et par apocope.
Uapostrophe , dans sa configuration typographique , est une petite %àrgule placée à l'extrémité supérieure de la lettre.
Elle est fondue à vif sur les deux parties de son épaisseur, pour que l'approche en soit parfaite lorsqu'elle ne prend pas d'espace.