FOULAGE
Le foulage des presses en bois dépend de la force que Ton emploie en tirant le barreau. Celui des presses en fonle se détermine d'avance au moyen d'un régulateur.
Il est très-important de le modérer en raison de la plénitude de la forme. 11 doit naturellement être plus fort lorsque la fonne est chargée et d'un caraclère fm. C'est la multiplicité des lettres, et non leur grosseur, qui exige ime pression plus puissante.
L'imprimeur doit régler d'avance son foulage sur ces données. S'il est trop faible, il produit une impression superficielle , imparfaite, où la lettre n'est qu'effleurée, et où les traits ne re sortent pas. S'il est trop fort, le tirage est creux et manque de netteté , les parties grasses et les parties fines de la lettre se confondent , et le caractère se fatigue plus prompteraent.
La modération du foulage entre donc pour beaucoup dans la qualité d'une impression.
La touche est le travail de celui des deux imprimeurs qui est chargé de prendre l'encre , de la distribuer , et d'en enduire la forme. Cette fonction est d'une grande importance, et demande l'attention la plus soutenue. Il
est telles opérations du tirage qui ne reciuièrent que des soins niomenlanés, entre autres la mise en train; mais la touche exige une surveillance infatigable. Elle doit donner pour résultats une couleur ferme, pure, et toujours égale; telle enfin que la lettre soit entièrement couverte, et en même temps que les moindres traits viennent dans toute la finesse de leur gravure. L'ouvrier qui touche ne doit jamais laisser tirer plus de quatre feuilles sans examiner le tirage, afin devoir si la couleur se soutient , s'il doit prendre de l'encre , s'il n'y a pas de lettres à nettoyer, ni d'espaces ou de cadrats à baisser.
La touche s'opère, soit avec les balles, soit avec le rouleau.
Si l'on se sert des balles, il faut passer fréquemment le broyon sur l'encre , que l'on étale en petite quantité au bord de l'encrier ; si l'on emploie le rouleau , il suffit de tourner la manivelle du cylindre, pour renouveler la couclie d'encre qui s'y attache.
Quel que soit celui des deux procédés dont on fasse usage , il faut , avant de commencer le travail , faire bien prendre les cuii's ou le rouleau , les décharger sur une feuille de papier collé loisqu'ils sont trop encrés, les distribuer sans relâche , et prendre l'encre en petite dose et à de fréquentes reprises.
La fonne doit être parcourue trois ou quatre fois par l'instrument qui sert à toucher , et davantage , lorsque sa plénitude l'exige spécialement.