‹ Traité de la typographie (volume 3)Chapitre 110 sur 128 · CONSCIENCE · texte numérisé non relu

CONSCIENCE

On qualifie ainsi ceux des ouvriers d'une imprimerie qui sont payés à la journée. Cette explication facilite rintelligence d^une dénomination qui paraH bizarre; elle fait entendre que les ouvriers qui n'ont point, comme les autres , à rendre compte de l'emploi de leur temps , ne doivent pas pour cela y apporter moins de scrupule, et se pénétrer moins sérieusement des intérêts du chef d'établissement qui se fie à leur zèle.

La conscience est généralement proportionnée à l'importance d'une maison et à la nature de ses travaux. Les imprimeries où les ouvrages de ville sont abondants admettent nécessairement plus de personnes en conscience; parce que ces sortes de compositions sont trop variées et exigent de la part des ouvriers de trop fréquents dérangements pour être faites à la tâche, comme les labeurs , pour lesquels ils n'ont point à changer de casses.

Les fonctions de la conscience consistent à fournir la distribution aux compositeurs , à établir les nouvelles garnitures , à veiller à ce que la lettre qui provient d'un labeur terminé soit placée dans les réserves. Enfin tout ce qui est étranger aux devoirs des autres compositeurs et nécessaire à l'ordre et à l'économie d'mi atelier est dans ses attributions. Les apprentis font partie de la conscience ; ils exécutent, sous les ordres d'un ouvrier , les travaux qui présentent le moins de difficultés.

Dans certains cas il arrive que des compositeurs à la

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tâche sont payés en coTUcience, à la journée ou à Pheure. Ce mode de paiement supplique notamment à Texécution des corrections d^auteur. Cette besogne , dont le prix ne peut être assujetti à des bases fixes comme celles de la composition , eu égard à sa diversité constante , se fait à rUeure et se vérifie à l'examen des bordereaux de banque.

Les ouvriers imprimeurs ne travaillent que plus rarement en conscience , parce que les prix du tirage sont plus simples à établir et moins variables. On |i'â recours à cet arrangement que dans les cas d'impreSf sions soignées avec une attention pai*ticulière| et â Pégard desquelles on se résout à des sacrifices pour parvenir à ce but.

DE LA COBiPTABILITÉ.

Les ouvriers sont payés par senuune, par quinzaine ou par mois, suivant Pusage adopté sous ce rapport dans rétablissement qui les emploie. Quelles quesoien^t les époques de paiement, il est convenable que les comptes suent remis Luit jours d'avance , pour que le maître ou le prote aient le temps de les vérifier, et conservent quelque recours contre les ouvriers qui auraient compté la totalité d'un travail non encore terminé.

Les metteurs en pages portent sur leur bordereau le montant des travaux qui leur sont confiés ; ils en tiennent compte ensuite aux paquetiers qu'ils ont employés. Leur bordereau doit néanmoins présenter les noms

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