‹ Traité de la typographie (volume 3)Chapitre 17 sur 128 · COPIE · texte numérisé non relu

COPIE

On appdle copie, par ane singolière altératiaa da véritable sens de ce mot , Poriginal , imprimé ou manuscrit , qui sert de modèle pour la compositioa.

S'il est avantageux pour un compositeur d^avoir une copie bien nelte, peu chargée de ratures, dont les ren* vois soient clairement indiqués , et dans laquelle la pono tuation soit observée avec exactitude , les mêmes acis» n'intéressent pas moiiis un auteur /par la correction qui ea résulte .^ux épreuves, et que cela assure pour Vimpression déiimtive. 11 serait à désirer que toutes les personnes qui font imprimer fixassent leur attention sur cette vérité malheureusement trop démontrée par Texpérience, que, par Feffet d'une copie inexacte, une faute grossière en elle-même, mais cachée sous une légère apparence de raison, peut échapper à plusieurs lectures , jusqu'au tirage où il n'est souvent plus temps de la relever. Cette recoipmandation , qjae nous nous permettons de faire aux auteurs dans leur propre intérêt , s'adresse plus particuUèrement à ceux dont les ouvrages , traitant un sujet spécial, ne peuvent être compriJs que d'un petit nombre de lecteurs, et dont , par cette raison même, la copie doit être servilement suivie à la composition.

On ne doit pas être moins attentif dans le choix des copies impi'imées; car il en est beaucoup qui, pour la réimpression , ne présentent pas moins.de chances d'incorrection que n'en présenteraient souvent des copies manuscrites. Il faut donc , dans ce cas, ou choisir celle

des éditioiis précédenteiqtti pawepoitrétre la plus correcte, ott fure lire par un correcteur celle que Ton adopte , lorsqn^elle est fautiye dans le texte ou dans la ponctuaticm. Ces précauticnsflcmtde la plus grande importance. Si on les néglige , les éditions vont toujours eu se détériorant , puisqu'^aux anciennes fautes , qui se perpétuent , se joignent en plus ou moins grand nombre celles qui résultent in£ulliblânent de la réimpression.

Page 1