APOSTROPHE
\J apostrophe , dans la langue française , est le signe de l'élision.
Les mots qui s'élident et qui prennent Vapostrophe sont:
Les artides la, le;
Les pronoms Tpenoraiélsje, me, te, se;
Le pronom démonstratif C0;
Les conjonctîans de, que , et de plus les adjectifs et adverbes dont celle-ci est la terminaison ,-oomme qéb^ que. Jusque, lorsque, puisque, quoique, etc., pourvu tontefois qne le mot qui occasione Félision n'ait pas plus de deux syllabes, et même pas toujours dans ce cas..
On voit qu'à l'exception de l'article féminin la c'est Ve muet qui s'élide dans tous ces mots.
L'£ de la conjonction si s'élide devant le pronom il,
H y a quelques autres éUsions admises par la grammaire , telles que celle de l'adjectif féminin grande , dans, les exemples suivants i grand'chambre , graruPchose , grand^croix, grand' mère , granW messe , grand* rue , grand'tante*
Dans tous les cas ci-dessus mentionnés Vapostrophe se place, sans espace avant ni apjrès, entre le mot élidé et le suivant. On ne doit jamais diviser un mot d'une ligne à une antre après une apostrophe.
Il est certains ouvrages , notamment des pièces de théâtre, dans lesquelles, mettant en scène des paysans ou des gens du peuple , et pour imiter la proncmciation vicieuse de ces personnages , on élide quelques voyelles ou diphihongnes soit à la fin , soit dans l'intérieur des mots. Lorsque l'élisîon se fait à la fin , le mot qui la subit dmt être suivi d'une espace comme à l'ordinaire.
Cette règle est également applicable à la compositton de quelques idiomes étrangers, tels queFanglaÎB, l'ita-
lien , le portugais , Tespagnol , qui , àaai» les vers principalement, offrent de nombreux exemples de mots aidés par aphérèse, par syncope et par apocope.
Uap09trophe , dans sa opnfiguratian typographiqua , est une petite virgule placée à Textrémité supérieure de la lettre.
Elle est fondue à vif sur les deux parties de son épaisseur, pour que rapproche en soit parfaite lorsqu'elle ne prend pas d^espace.
ASTÉRISQUE ou ÉTOILE (*).
CSe signe , exprimé par deux mots synonymes sous le double rapport de leur représentation et de leur étymologie, sert à différents usages.
On l'emploie comme renvoi , avec on sans parenthè* ses , et lorsque le nombre de ces renvois ne s*élève pas au-dessus de trois ou de quatre; car antremetnt, sans parler de l'aspect déplaisant d'un grand nombi« d'ojtérisques placés de front dans le courant d'un texte , l'oeil se fatigue à les compter , ou même il peut seineprendre*
Uoêtérisque sert de signature aux cartons refaits , indépendamment de celle qu'ils penvent naturellement porter.
On fait suivre quelquefois A'astétitqueê l'initiale d'un nom } et alors leur nombre est égal à celui des syllabes de ce nom.
On convient souvent d'employer ce signe dans des dictionnaires, dans des catalogues, dans des taibles, on
autres camposîtions de ce genre ^ pour distinguer certains articles* £n pareils cas , la valeur conventionnelle de ce signe doit être indiquée en tête de Touvrage dans lequel onVen sert.
V astérisque est fondu en supérieure ; son épaisseur es^ à peu près le quart du cadratin.
GUILLEMETS ( u )> ),
Les guillemets ^répèdent et suivent les citations et les discours directs. Ils se répètent aussi au commencement de chaque ligne de k citation ou du discours.
Le guillemet initial a sa partie concave tournée vers la droite ; le guillemet final se retourne dans le sens contraire.
Lorsque la citation ouïe discours qu'ils accc»npagnent sont coupés par quelques mots qui y scmt étnaigers, les guillemets doivent cesser au commencement et reprendre à la fin de ces phrases incidentes.
Les guillemets oonséoutifs doivent toujours être suivis d'espaces égales , afin que le texte s'aligne verticalement comme s'ils n'y étaient pas.
Dans les tableaux, dans les prix courants , et dans les fmtres ouvrages de chiffres , un guillemet placé sons un nombre remplace le mot idem.
PAHEHTHÈSBS ( ).
Les parenthèses représentent deux arcs de cercle tournés l'un vers Tautre dans leur partie concave. Elles servent à isoler , dans le discours , des myots «u
des phrases qui ne s'y rapportent pas essentiellement , on des réflexions qui pourraient ralentir sa marche ou nuire à son intelligence.
Elles servent encore dans quelques autres cas que nous indiquerons dans le cours de cet ouvrage.
La parenthèse finale se retourne cran dessus pour faire face à la première. Elle» doivent être Tune et Taulre précédées et suivies d'une espace.