‹ Traité de la typographie (volume 4)Chapitre 12 sur 84 · ACCOLADE · texte numérisé non relu

ACCOLADE

V accolade est im crochet brisé dans sou milieu en angle sortant. Là figîire siiiTante^ très-connue d'ailleurs , qui en offre le modèle ^ rendra cette définition plus claire.

Elle sert à embrasser plusieurs objets , soit pour en former tm tout^ soit pour indiquer les points de communauté qu^ls ont ensmble. C'est dans les tableaux et dans les ouvrages à calculs et à classificalions qu'elle s'emploie le plus fréquemment. Elle se place , suivant le besoin , dans le sens horizontal ou perpendiculaire , mais toujours de manière à ce que les objets accolés soient compris en dedans de sa partie concave y sans excéder ses extrémités.

Les accolades sont généralement fondues sur nompareille , ou corps approchant , afin qu'elles puissent être combinées avec des hlets sans parangonna^^e. D'un autre côté , elles ne peuyent guère être d'une force inférieure y à cause de l'angle et des tournants, (^uaiit à leurs différentes longueurs, elles doivent former la progression la plus graduée possible. Une étAï<à\iè di accolais bien complète doit commencer à douze points , et monter jusqu'à six pouces environ d'étendue. Les distances ne doivent pas être de plus

de deux poinU , au moins pour la première moitié, qui est la plus usuelle. Arrivées à un certain degré « cent cinquante points par exemple , elles deviennent trop (liltit lies à fondre d'une seule pièce; les deux parties se fout alors séparément. Quelquefois même y lorsqu'elles sont d'une trop grande dimension, on fond iflolémmt le bec et des bouts de crochets, et l'on remplit avec des filets toute la partie intermédiaire.

APOSTROPHE f).

V apostrophe, dans la langue française , est le signe de rélision.

Les mots qui s'élident et qui prennent Vaposirùpke

sont :

Les articles la, le;

Les pronoms personnels je-, me^ le, se; Le pronom démonstratif ee;

Les conjonctions de, que , et de plus les adjectils et adverbes dont celle-ci est la terminaison , comme quel^qtu, jusque, lorsque, puisque, quoique, etc. , pourvu toutefois que le mot qui occasione rélision n'ait pas plus de deux syllabes , et même pas toujours dans ce cas.

On voit qu'à l'exception de l'article féminin la c'est

Xe muet qui s'élidc dans tous ces mots.

Vi de la conjonction si s'ëiide devant le pronom il.

Il y a quelques autres élisions admises par la gram* maire, telles que celle de l'adjectif féminin grande, dans

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lès exemples suivants : gfwidchamlnt, grand chou , grtaut croix , grm^mèr$, grmutmeae » gnm^rur ,

grand' tante.

Dans lous les cas ci-dessus meuticmnës V apostrophe se place, «oib eqrace aTiint ni après, eiftr^ le mot ëUdé et le «lirant. On ne doit jamais dUyiser un moi

dWe ligne à une autre après une apostrophe.

11 est certains oum^es ^ notamment des pièces de théâtre , dans lesquelles , mettant en scène des paysans ou des gens du peuple , et pour imiter la prononciation vicieuse de ces personnag^es , on élide quelques Toydles on diplrthongnes soit à la fin, s6it dans l'intérieur des mots. Lorsque Félision se fait à. la fin ^ le mot qui la subit doit être suivi d'une espace comme à l'ordinaire.

Cette règle est également applicable à la composition de quelques idiomes eu angei s , tels que l'aiiglais, Titalien, le portugais ^ l'espagnol, qui, dans les vers principalement, offrent de nombrett]K exemples de mots élidés par aphéi^èse^ par syneope et par apocope.

"V apostroplie , dans sa t ontiguration typographique, est une petite virgule placée à l'extrémité supérieure de la lettre.

Elle est fondue à vif sur les deux parties de son épaisseur, pour que l'aj^roche en soit parfaite lorsqu'elle ne prend pas d'espace.

Digitize<j Uj-Vjxj

Ce signe , exprimé par deux mots synonymes sôus le double rapport de leur repi'ëse&laUon et de leur étymologiç^ ^ à di0erenls oulges*

On l'emploie comme renvoi, ayec ou sans paren» thèses, et lorsque le nombre de ces renvois ne s'élève pas au«de8stis de trois ou de quatre; car autrement^ sans parler de Taspect déplaisant d'un grand nombre ^astérisques placés de front dans le courant d'un texte, Tœil se fatigue à les compter , ou même il peut se méprendre.

U astérisque sert de signature aux cartons refeits^

iiidépcndainraent de celle qu ils peuvent naturellement porter. •

On fait suivre' qo^uefois d'astérisques l'initiale d'un nom; et alors leur nombre eat égal à eelui des syllabes de ce nom.

On convient souvenir d'employer ce signe dans des dictionnaires, dans des catalogues, dans des tables, ou autres compositions de ce genre , pour distinguer certains articles. £n pareils cas, la valeur conventionnelle de ce signe doit être indiquée en tôte de l'ouvrage dans lequel on s'en sert.

U astérisque est fondu en supérieure; son épaisseur est à peu près le quart du cadraiin.

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