CHAPITRE III
ws coMaaiOK^ bsssntjaum i r ass P4mxibs iniégmaiitmm d'oh ufm
Un livre, cie quelque nature, de quelque étendue qu'il soit y se compose géDéralemeiit d'un texte «t d'une ou de plusieurs parties, accessoires ou intégrantes , mais distinctes du texte. Toutes ces portions d'un livre , prises séparément , sont en outre susceptibles de division. Nous allons examiner succès^ sivfïmeni luuUs les circonstances qui peuvent se présenter, en n'appliquant cette analyse, purement typographique ^ qu'aux parties matérielles et non aux parties inteUectnelles d'nn ouvrage , dont la distribution n'appartient qu'à l'auteur. ÎNotre tache se bornera à exposer Tordre suivant lequel cette disposition, doit être -faite, les rapports des parties entre elles , et les bases de leur composition. Nous-tratterans donc d'abord des conditions iuntlanientales d'jun liVre, et ensuite des parties dans lesquelles il se divise natn-* réUement.
VORMAT.
Le /armai d'nn ouvrage est le résultat du nombre
de feuillets contenu dans chacune des ^uiUcî» dont il
se compose. La feuille étant pldyée en autant de parties égales qu'il y a de pages dans la forme , quelle que! soit la quantité dp ces pai Lu s, chaque /orr//a/ tire son nom du nombre de feuillets ou de la moitié du nombre de pages qu'elle renferme. Ainsi Tin-cnsbiTO renferme huit feuillets ^-seize pages ^ Tin-folip deux feuillets ou quatre pages , etc.
Le /amuU est la base essentielle d'un ouvka'^e^Ms le rapport cypos^phiqtie'; e'«8t' kr oàndifibn première qui détermine toutes les autres, telles que la jostification , la longueur des pages , la force des caractères à y employer; songent même elle règle la qualité et le degré d'épaisseur du* papier qui'âèit servir au tirage. H faut savoir lui approprier ces diverses conditions , tant que des considératioiiis Hkàn jénres ne s'y opposent pas. - /:' ''V '[''
Les différents /orm/y/^ usités dans Fimprimerie sont l'atlas, Tin-folio , l'in-quarto , l'in-octavo, l'in-douze , l'in-seize, l'in-dix-huit et l'in-^rentè^ux. Voilli^ moms tous ceuit dont l'usage est le' phis flhéqaeal^i ILes suivants , bien qu'on ne les emploie que dans des occasions beaucoup plus rares , sont cependant connus dans la librairie / où leur existence ést 'iiUesil^'par des exemples plus on moins nombreux. Les voici par ordre numérique ; l'in-vingt - quatre , rin-trente-six , ' l'in-quarante-buit , l'in-soixante-quatre , l'in-soîxuitfr' dotize , l'in-quatre-vingt-seize et l'in-cent-vin^-lrait.
' format nilaiiliquc est celui qui ne cuiicicnt (ja une page dans un t.ùté entier de la feuille. 11 n'est guère eu
COMPOSITION. o:,
usage que pour les placards , les textes destines à accompaguer des planches , des tables chronologiques, des tableaux synoptiques , pour des imprimés d'administration ou d'autres ouvrages de même genre.
Vin-folio est le format où la feuille est ployée en deux. On remploie pour les impressions dans lesquelles on veut étaler un grand luxe typographique. Dfi reste , comme il est en même temps le plus grand , le plus lourd , le moins commode de tous \çs formais, il n'est guère d'usage que pour les ouvrages de recherches , et que Ton ne conserve dans ses bibliothèques que pour les consulter parfois , et non pour s'en servir habituellement. Jl existe dans ce foirai des dictionnaires , et d'autres ouvrages de la même nature et composes dans le même but; mais, à présent qu'on en a reconnu tous les inconvénients, et surtout l'incommodité , que , d'ailleurs , on réimprime fort peu et que l'on compose encore moins de ces ouvrages auxquels il convenait, il semble devoir être prochainement rayé de la liste formats reçus.
h'in-quarto est également moins usité maintenant qu'il ne Tétait autrefois. Cependant on l'emploie encore pour les dictionnaires , pour les mémoires , pour les ouvrages scientifiques , et généralement pour ceux dans lesquels il se trouve des tableaux ou de longues opérations qui exigent une certaine étendue dans la justification. Ce format n'est même plus employé pour des éditions de luxe parce qu'il est lourd et dépourvu d'élégance ; on lui préfère encore l'in-
96 PARTIE I, CHAPITRE IIL
folio y qui u est guère moins portatii , et dont les proporiioDS sont plus heureuMS.
L'ÔMWtevo est de tous les /armais le seul qui soil
susceptible de juiiidrc i élégance et la beauté à toutes les £BMÛlités que puisse offrir un livre» U réunit le suffrage du lecteur et celui du bibUophile ; parce qu'en même temps qu'il est commode pour celui qui s'en sert , il figure avec agrémeut dans une bibliothèque. Aussi la réunion de ces diverses quaiiléS| qui paraissent inconciliables, lui ont*elles conféré le premier rang dans i'cnipire de la bibliographie, dont il embrasse à lui seul presque tout le domaine. Celte prééminence, sous le rapport de la vogue, est tell»> ment marquée, qu'aucun aLUlmJon/uff ne saurait lui étre<}omparé ; et l'on peut avancer, sans exagération , 'que , de tous les volumes que Timprimene VÊejt «n jour, les trois quarts sont in-octavo. L^in octa^ cont* vient d'ailleurs à toutes sortes d'ouvrages : il tient le milieu pour les dimensions et pour les caractèros entre tous les autres formais* Ce sont tous ces raolift qui contribuent à en rendre l'usage aussi fréqueiiL
L'in-douze , qui vient après l'in-octavo dans l'ordre 4e progression décroissante , le suit aussi immédiilie> ment , quoique à une assez grande distance , pour le degré d'usage qui lui est assigné dans la typographie. Il est généralement adopté pour les livres classiques , pour les romans et autres ouvrages usuels , ee qui en rend l'emploi assez commun. Si on le considère sous le rapport matériel , c'est-à-dire sous celui de la compo-
siùou et du tirage , ou verra qu'il ne tient en rien des autres /armais, et qu'il exige pour ses fonctions me manutention toute différente. C'est ce qui fait
dire que c'est un formai bâtard , et les ouvriers lui préfèrent tous les autres. 11 n'est cependant pas dW upect désagréable; ses proportions sont celles de l'in-octavo : il tient le milieu entre l'in-oetavo et Xmiéojà ^ JormoLs qui sont assez distants 1 un de l'autre pour qu'il y en. ait un intermédiaire»
Vmseize ne s'emploie que rarement; non pas qu'il manque de régularité^ car il tient de l'iu-octavOf mais parce que sa forme' est lourde et disgracieuse, comme* celle de l'in-quarto dont il est le quart.
Uin-di or-huit est d iiii usa^e assez li i:c|U{'nL Jl tient de l'in-douze ; et la feuille du premier se compose de trois demi-feuilles du second.
Ici finît la série des formais primiti& ; les autres ne sont que les composes et les muitipies de ceux-là. Par exemple , VùiF^mgt-quaire forme deux in-dou^e , irtnie - deusc quatre in -octavo , Vin - trenie -six deux in-dix-huit. Coniine ces divers formais n'ont rien de particulier, et qu'ils correspondent à leurs radicaux, il serait tout-a-fait superflu de s'arrêter à leur description. Les principes et les observations énoncées à l'égard des formols dont ils dérivent leur sont égale» méat applicables.
On reconnaît le formai d'un ouvrage aux signatures de ses feuilles : c'est là la seule indication positive À laquelle on doive s'arrêter. 11 existe encore un
autre moyen de distiiii;iier vvrv^m» formais entre eux; ce moyen est d'u^e application moins générale gii^ cdoi préeédèmmenit indiqué; mab il ^oBi%à^*.%Q» appui y et peut étré titile daiis èerteiiies aua^ person^^es qui s occupent de^bibliogh^phie. Y<âci ,«n quoi il consiste. Les papiers à yer^énmaoïift ftm« Teraés'dans leur largfeiir, et à dëb «disuoicee éfdeiy par des raies paraliules que l'on appelle pimiiiscaux. Leur direction, soit horizontale, soit perpendiculaire» peut procurer quelque» renseignenieiits sur la- I9|ti|re ^es, formats; mais Tusage de cette indication ne peul servir que dans certains cas ; quelqueiois il est vieeux. D'abord il est nul pour les piqpiers yéjkis » qui nVmt jamais ni vergéures ni pontuseaiix; ensuite , lorsque dans plusieurs formats eonsécutifs leur direction est la même, cette identité peut occasioner des ecveurs» ou AU moins laisser de Tincectitude* * ' ■ 'M
Quoi qu'il en soit , et quelque rare que puisse être remploi de çet mdice, nous allons faire çonnaitre la direction des pontusenux dans chaque e^n^èoti^ fbfvuu»
Ils sont perpendiculaires dans l'in-folio, rin-octavo, l'in-diz-huit» l'in-trente-deu]^, l'inosoixante-dottae, rin«qui^tre«vîngt^eiEe et Tin^ent-^vingtiiuit.
Ils sont horizontaux dans l'in-quario , l'in-douze, l'in-seize, l'in- trente -six, Fin -quarante -huit, l'insoixante^quacre. .
ils peurent avoir Tune et Tautre de ces directions dans l'in- vingt -quatre , suivant l'imposiiion de la
fepiille.'Oaiis ce cas, on ë^t obligé de recourir excluvivement aux signatures*-
Beaucoup de personnes , et même presque toutes celles t(ui ne sont pas initiées aux HecrelS' de la typo
graphie , si marnent que riiubiiuJc de voir des livres «donne la facilité de distinguer le /orauU d'un ouvrage au simple aperçu de ses dimensions ; elles pensent qu'un formai n'admet pas plusieurs grandeurs. Ç'est une erreur ; car , suivit la dimension du papier , il est facile de prendre , par exemple » un in^dix-hnit pour un ùà^dôuze , et vite versà.
Le format d'un papier est sa dimension conformément à différentes mesures reçues. Voyez la nomenclature de ces formats à l'article Papier*