‹ Traité de la typographie (volume 4)Chapitre 49 sur 84 · COULISSE · texte numérisé non relu

COULISSE

La coulisse est une petite pianciie très «plaie au jnofen de ia<pieUe on faitoouler sur le marbre une page trop grande ponr qa*Ga puisse sans danger Ten* lever avec les doiifts. Les coulisses Sjenchàsseut dans des galëes isonstruites à cet e£fet.

On se aert anssi de e&aimêf isolées pour placer dans des rayons des compo^iitiuus que l'on conserve , iors^e leor dimension ne permet pas on les pose sur des porte-pages. >

Le kufmoir est un petit morceau de bois , de forme rectauguiaîre^ long de sept pouces sur cinq de large, «pais d'un pouce et demi* On se sert^ie cel inatrument ponr mettre lontas ks lettres de niveau , et abaiseer

celles qui ne porteraient pas sur le marbre. Voici de cpelle manière on se sert àa taqwoir^ On le tient de It main gauche , et Ton frappe légèrement dessus avec

un marteau que l'on lient de la droite. On promène

ainsi le taqmir aiir chaque page successivement ^ et même on répète cette cpératioti » afin qae les lettres (|ui n'auraient été qu'ébranlées la première fois soient

eiitièrement abaissées à la .seconde, et rentrent dans leur myeau.

11 y a différentes circonstances où il est nécessaire

de taquer les formes. En imposant ; l'on procède à cette opération lorsque les pages sont déliées et que , sans être secrées ^ elles sont seulement contenues par

les coins, en observant qu il y ait assez de jeu entre toutes les lettres/ pour qu'elles cèdent iacilemeiit à l'impubion ctn taqaoir, parce que la moindre résistance pourrait écraser l'œil de la lettre ou lati§;uer fortement les parties déliées. On doit avoir soin de réitérer cetteopérationtoutes les fois que l'on est obligé de desserrer les. formes pour corriger les éprenam. Lorsqu'on met k forme sous presse, on doit la taqutr après l'avoir desserrée ^ et ensuite lorsqu'elle est resserrée. Dans ce derniepcas, on doit y apporter encore plus de précaution , parce que la lettre présente plus de résistance, et qu une .pression un p^u Ibrte suffirait pour la gâter entièremeiiL Getté i^iératton a encore plus d'utilité au tirage , attendu cfn'une fornie mal laquée 4>ccasione toujours des a^>eritjés qui Ibnt qne certaines lettres plongent dan» le papier plus profondément que les'autrep , et que celles qçi sont à côté sont à peine visibles. ' . '

Lesouvri w soigneux s'attacbent à teuir leur taqiÊoir bien propre , afin que l'ceil de la lettre ne prenne

ancime ordore; od le garnit même ordinairement de

papier , ce qui ménage encore pins le caractère. On doit avoir soin de renouveler œt uislruinent dès qu'il commence à deyenir inégal* .

Le taquair doit être fait ayec deux couches de bois dillérents : Tune en bois biaiic pour la surface qui. ♦ doit porter sur la lettre ; l'autre en bois dur pour résister aux coups du marteau.

DÉCOGNOia.

Le déco f noir est un morceau de huis long d'environ six pouces , plus gros par un iiuut que par l'autre , servant à chasser les coins pour serrer ou desserrer les formes. Ils ne doivent pas être trop minces par le bas^ ce qui les fait fendre en deux, dès que l'on commence à s'en servir , ni d'un mauvais bub qui s'é^ mousse promptement et forme un bourrelet , cê qui nuit beaucoup à son usage. En un mot , on doit s'attacher à ce qu'ib soient bien confectionnés » poiir qu'ib puissent tenir contre le double choc du marteau qui frappe et du coin qui résiste.

MARBaE. .

En terme de composition , c'est la table sur laquelle on impose et Ton corrige les formes. Yoici quelle est sa construction.

Le marbre 3e compose d'un pied en bois de chêne,

206 * PARTIE I, CH^APITRE YI.

très-flolide, el muni de plasiearsfdloira destinés à reeemir les bow néeessure» à l'apo^on» - Cé' pied

est recouvert d'une pierre très - dure,- très -unie , et même enduite d'un certain vernis. Cette pierre est le propmneni dku Quelqueim il . est et» Ibnte de fer , ee qui est un pea plus ooùlnix » ma» bien

préférable.

Un maràrê ordinaire doit porter deux lîarnMS gvanclraisin. Il y en a qui en portent trois , et même jusqu'à <|uiiii e. lîeaucoup aussi ne sont quu d une forme; cette dimension est suffisante pour les ouvragées de ville; MUTent ««mil l'on s » «mMMe pmnr ]«s kba»; et, comme les maràre» sont fi^énëralement difBeiles « placer , Jtaurt pour l'espace qu'iis occupent que pour le jour cpi'ile d^andent , eette restriction est' utile dans beaucoup d'bcoasionk

Aïs.

Les €Hs sont de» «sstMftlages de planclies en bois

de si^pin, soutenus en dessous par deux traverses en cbéne. Ib sont d'un uaagetrèfr^féquent dans l'imprimerie. On s'en sert pour desserrer dessus des formes

que l'on met en distriljution , ou pour placer avec leurs châssis et leurs garnitures celles que Von veut conserver.

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