‹ Traité de la typographie (volume 4)Chapitre 63 sur 84 · ROULEAU · texte numérisé non relu

ROULEAU

Le roalcaa est une composition de mélasse et de gélatine coulée sur un mandrin en bois^ Les deux poignées sont adaptées à une bande de fer, reeourb^ en cqiierre à ses deux cxtrcjniti s. (x*lte monture est maintenue par une tringle également en 1er, qui, traversant le mandrin dans sa longueur, est fixée à Tun des bouts de la monture par une rivure et à l'autre par un écrou. Le diamètre du roulçf^w est de trois pouces euTiron*

Pour fondre le rouleau, on fait détremper la gélatine dans Teau pendaQt vingt -quatre heures, en la retournant de six en six heures, La coUe de Flandre est celle qui convient le mieux pour cet usage. Lorsque l'eau , versée à fleur de la coUes, a été absorbée par elle , on place la. ma^*mi^e qui la contient dans une autre marmite., pour que la colle fonde au bain-marie. On Técunie , et , lorsqu'elle est entièrement dissoute , on y verse pareille quantité de mélàsise, et on rémue lè tout j^our que la fusion des deux substances soit générale.

On verse la composition dans un moule de zinc. Lorsqu'elle y est restée au moins douze heures, on en retire le rouleau , et on l'expose à l'air pendant pareille durée, afin qu'il>ait le temps de se rasseoir

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et d'acquérir la consistance qui lui est« nécessaire.

11 y a des moules de dilféreates grandeurs f attendu q^e les formes plus ou moins pleines demandent des rouleauji plus ou moins longs.

Lprsqu'on refond de vieusL rouUaua: , il faut avoir soin de. laver préalablement avèc de la lessive , pour les dégager de Tencre ou des autres corps é^ranger^ qui pourraient y adhérer.

< l^.1(enqpératare iniOiue beaucoup sur les roulealiXi musiA 4<H^-o& en général en établir la fabrication dans un endroit où elle sok modérée. La gelée et le haie 1^ iil^rciâsent , de même que l'bumiditë les amollit; ç'e^t; pourquoi il est bon d'ed avoir toujours en réserve ime partie qui soient un peu plus forts en gélatine 9 ejL i'ai^tre plus forts en mélassi^,^ pour que Içs .çbangoments dé temps n^ puisent arrêter le ti^yaU des imprimeurs ou nuire à sa qualité.

. L'encre se prend avec le roaUaii, en l'approchant di\ çylindre. On le distribue siur la table y ^ en le passe qpiatre ou six fois sur la forme. I^orsqu'ôn cesse de s'en servir, on le nettoie avec de la lessive et on Vj^4wt de vernis pour |^i con£>crver son. éi^ticité. I«'fsifu njç lui donne qu'une çoupU^e moipentanée; eBe finit par le durcir^

'CABbE-BHCRIER.

La laùlc-encrier remplace l'encrier pour les pressesi qui se servent de rouleaux, au )ieu de balles.

• Cette tahl£ est un peu plus large qu'elle n*est profonde. Sa largeur a pour mesure celle da cylindre; sa profondeur est déterminée par Tespacé nécessane pour la distribution du rouleau.

" A Tun des côtés de la table, et ce coté se place dans le fond , est adiqptée perpendicidaireinent ône pièce de bois régnaiite , d'enyfron cinq poiicès de bautenr. Cette pièce est doublée d'une plaque de cuivre. Devant elle , à environ deux lignes, de distance , est placé un cylindre en fer de dem^^pétees et demi de diamètre. L'encre se met dans Tintervalle de la plaque de cuivre et du cylindre. Le cylindre est mu par uneinànivelle qui broie l'éncre et^^di t& fournît li Jfaiwf rrinité ôppoisée de son diâlnètlrftf 'tsiie légère cou<^e qui est prise par le rouleau. ' ""^^^ '

Derrière la j^ce de bois sont placées quatre'fortis vis qui diminuent où âugmenteiàt rkitc«4ailé>dfe(t¥ilt de réservoir pour rpTirrc. On resserre les vis , lorsqu'on s'aperçoit qu elle vient trop abondamment. A la pardé.' supérieure de la mém« [^èi^e ëil^^-é^tée «ne petite plaque de fer-Winc lî'<4i'ATÎÉièi^ , qui ét rabat sur l'encre et sur le cylindre pour les garantir de la pouwière. La iakie doit en être égak iuittify é* servée , pendant la cessation du ttM&^i^^^éktik ou une planchette à cet usage.

La lable et le cylmdre doivent être établis pour les proportions du format jésus. > •

BALLKS.

LsL àaUe se compose d'un morceau de bois creux f de forme conique , un peu arrondi vers le milieu , au sommet duquel est ajuste un manche également en bois ; de deux cuirs tailles es rond, dont Ton sert de doublure , et qui se fixent* Tun et l'autre , ayec des clous , à la base du bois de baLle; et d'un tampon de laine, qui remplit la cavité du bois et le vide formé par le cuir, ^

Les cuirs de chien sont préférables aux cuirs de mouton; ils gardent mieux l'encre et durent plus long-temps. Les vieux servent de doublure. Les clous dont on se sert sont carrés y et ont de quatre a cinq lignes de longueur.

Voici de quelle manière on monte les halles à neuf.

On fait tremper' les cuirs pendant douze heures en\îron; on les roule ensuite , et tenant une extrémité de chaque main on les détirc le long d'une corde ; on Tes enveloppe d'une maculature , et on les corroie avec le pied, en ayant soin de choisir la partie la plus unie du plancher et de se servir d'une semelle non cloutée y afin que le cuir ne puisse être endommagé par aucun corps' tranchant.

Cette opération faite, et renouvelée jusqu'à ce t^ue le cuir soit suffisamment assoupli , on remplit le bois d'une laine neuve ou nouvellement cardée, et disposée par bandes y afin qu'il n'y ait pas d'intervalles, et que

le cuir soit tendu dans toutes ses parties. Le cuir est provisoirement fixé avec quatre clous , placés à égale

distance. On l'arrête ensuite définitivement , de manière à ce que les clous portent à 1^ fois s^u* le pli du cuir et sur la doublure.

Lorsque les deux balles sont ainsi montées , on les iogiJi>ibe de vemisj pour les préparer à recevoir l'encre. On enlève ensuite ce vernis avec un couteau

à lame ronde et non affilée , en remontant des bords

du cuir vers sou milieu. Cette opération s'appelle ratisser les balles.

On prend ensuite deTencre, on distribue les baUeSf on les décliar^'c sur une feuille dv [lapicr collé , placée eutre elles, i^ux; puis on repreuji de l'encre , on touche pcmif s'assur^ si elles sont prises^ et on recommence cette opération jusqu'à, ce qu'elles soient encrées biei^ à propos.

On trouve quekpiefoia des cuks qui n'ont pas été suffisamment dégraissés par le mégissier. Dans ce cas, oii les saupoudro de cendre fine, et on les met en presse , pour en exprimer l'huile qui pombat le vernis.

Lorsque Touvrier interrompt son travail poar quelques instants , il doit en laisser une aux chevilles et sUiqprendre l'autre à une corde. Le contact les rendrait teigneuses.

Klles doivent toujours être démontées à la fin de la journée.

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