CHAPITRE f. m
a plusieurs jours dans râtelier, on choisii le plus franc el le plus durable f tel que oehii .du couchant ; et l'on tourne la presae de majuère à ce qà» Toumer soit en face du jour.
Dans les ateliers de composition, les rangs se plaoea4 parallèlement les. uns aux autres, et en ne laissant entre eux que rinlervalle strictement nécessaire pour la libre circulation des compositeurs. A Vexiré-r nûté du rang d'un metteur en pages ^ on pewt'clouer sur le plancher une ramure en bois dans laqudle on place les iormes qui sont maintenues eu haut par un crochet. 11 est nécessaire aussi d'ajuster au rang qui est derrière lui une galëe régnante , dans laquelle il dépose les lie^nes dv. cadrats ou autres qui doivent lui servir. Chaque atelier de composition doit être suffisamment garni de marbres et de rayons. Cette partie de local doit être complétée par une pièce de réserre occupée par les ouvriers de la conscience , et dans laquelle* se trouyent l'armoire de la distribution , le casier des interlignes et celui des garnitures , les compositions conservées, les jattes de cadrats, en un mot le matériel inactif.
Indépendamiuent des ateliers qui forment la partie principale du local , les autres pièces indispensables sont la tremperie , le magasin à papier et une chambre où se confectionnent les ouvrages de ville.
Le cdbinet des correcteurs doit, autant que possible , être retire , et éloigné du bruit inévitable dès ateliers.
Celui da prote doit être central , pour que sa suryeiUaiice s'exerce partout avec la même facilité. II est bon que la pièce -de rébeption soit desservie
par un autre escalier que celui qui conduit aux ateliers.
L'étenda^ se monte dans les pièces cpir y contiennent le mieux par leur dimension et par Tâéyatbn deTëtage.
Le plancher en bois est préférable de beaucoup aux carreaux. Il donne moins de poussière y et n'endommage pais leâ lellreâ qu ou y laisse tomber.
DE i.A lECTOns t>BS ÉWBEUrtS.
' De toutes les attributions de la typographie, la lecture des épreuves est sam contredît celle qui exige les soins les plus atteiiiifs ; aussi est-ce la correction qui en résulte qui constitue au plus hàut point ^ et dans le sens le plus réel , le mérite d'un livre. Ses autres qualités , celles qui ont rapport à la nature de sa composition et de son tirage , soumises à la diversité des goûts y peuvent faire naitre des sensations différentes ; mais la valeur qu il tire de la pureté de sou texte ne saurait lui être contestée , puisqu elle repose sur des principes universellement reconnus. tJne édition peut donc être réputée parfaite toutes . les fois qu'elle présente une entière eoniormité entre rimpression et le modèle , et qu'en outre elle reproduit l'une dégagée des fautes que Tautre pouvait contenir. Mais il est malheureusement vrai de dire que cette perfection , qui ne se rencontre dans aucune des productions de Tesprit humain , n'a jamais été atteinte par l'imprimerie > et que toutes les ten-' tatives de Fart n'ont eu pour résultats des acheminements plus ou moins marqués vers ce but idéal.
Toutefois, si c'est une prétention chimérique que de croiré donner u un livre une correction irréprochable ,
il n'en est pas moins vrai que, pour s'en rapprocher autant que possible , ce n'est pas trop de l'action
simultanée de tous nos moyens intellectuels; et si nous sommes condamnas à désespérer de la réussite de nos soins à cet égard | faisons en sorte q^i'on^ie puisse imputer notre insuccès qu'à l'insufiBsance^ nos facultés , et non à notre insouciance*. rif-
Un correcteur doit posséder la connaîs8anç(i^.pp perturbable des principes de sa langue , celle «itae de la langue latine, et quelques notions de la langue grecque. Ce fonds d'instruction lui est rigourç^ment nécessaire ^ et la plus longue expérience ne pourrait y suppléer que très-imparfaitement. S'il sait en outre quelques idiomes étrangers, s'il s'est livré à l'étude de quelque science d'un usage habituel » telle que celle du droit ou des mal^bématiques , il en recueillera indubitablement le f ruit; et il se convaincra que le domaine de ses coimaissauces ne saurait a,Yp^ trop d'étendue. / rV.
Une grande partie des personnes qui sont chargées de cet emploi sont dépourvues des notions éléxû^taires de la typographie , soit qu'elles les çonsiiij^|||pt comme accessoires , soit qu'elles cherchent à- se 8Qf|r traire aux longueurs et aux dégoûts d'un appren- . tissage. Quelque riche que soit d'ailleurs la ciduirç de leur esprit , quelque habitude qu'elles acquiètl^ du travail de la correction, ces (qualités reuiplaceronl diÛicdement en elles la science pratique qui l^uf aura manqué d'abord.
Si le correcteur ne s'est exercé préalablement à la composition, une l'oulc d'arrangements vicieux et de dispositions contraires au i?o(ft échapperont à son inexpérience; si au contraire il s'est i'amiliarisé avec cette opération , il saura faire disparaître toutes les .taches qui défigureraient une édition. Ici il rectifiera .un espacement irréi^ulier; là il égalisera des interlignes Tantôt il réduira à leur mesure commune des pages longues ou courtes; tantôt il proposera telle autre amélioration que le typographe seul pourra concevoir. H y a même certains cas où la connaissance du tirage peut donner lieu à d'utiles modifications. Ce n'est donc que la possession de cette double instruction qui peut former un correcteur accompli ; et pour mettre à profit le concours de ces diverses conditions, il doit adopter la méthode qui lui semble la plus propre à captiver son attention ; car c'est celle de ses facultés dont l'exercice lui est le plus nécessaire.
Il est certains ouvrages, irréguliers et arbitraires dans leur composition , ceux notamment qui sont rangés sous la dénomination générique d'ouvrages de ville , dont la correction exige plus particulièrement des notions spéciales de l'art jointes à une critique judicieuse de ses opérations. Comme le prote est dans une imprimerie la personne qui tloit savoir le mieux apprécier les divers genres de travaux et l'aptitude des individus placés sous sa direction , il est bon qu'il se charge de voir toutes les épreuves de cette nature. Cette inspection lui fournit d'ailleurs de fréquentes
202 PARTIE 111, CliAPlTKE II.
occasions de juger les ouvriers, de oonnalire le mérite de leur' onyrage , et les soîns ou la négligeice qa ih pourraient y apporter.
' Les eon^tiôns doivent éttfe placées Mur^lHMglf^ 8oit«||érieuré, soit intérieure , mais diAi^wens des lignes , et los preniièics toujours les plus rapprochées
tde rini|Mes8ion. Elles sont génénémeoit inAqué|i au mojéa d'un trait* verflfeal passé sur l^mMlTl corri|p;«r, et répi'le en inare^e avec la correction à laire. Lorsqu'elles sont en grand^on4>re sur la marg^ , on 4n#difie les si^es'^e renvoi pfQb#^ rendre. plus distinctes. Quintaux auteurs, ils emploient les incUcaUlions qui leur conviennent; toutes
( soM^bonnes ^ pou;^ qu'elles soient ^laireay^-e»^ dive apparentes eraitelligibles. \ '
Cependant , comme il existe des signes de conven- . tion adoptés daiis l'imprimerie pour les^ corrections 'kÉ)plus usuelles, et éommeils sont^phis comius
^^Ntevriers , nous les avons féunis pouirtfu'ils defïnsJliBt encore , comme cela est possible , d'un usage plus générâl et phis invartfidïle. Le talrteau ci-o(mlves4^) ofiBre f avec la figure de chacun doces signes , l'exemple de cas auquel il convient d'en faire l'application.
(i) 'Hous nous plaisons à reconnaître ici que noiis deTODS â M. Bnm Tingénienae idée d'an talAma de correcUons esÀmt^ arec les seals procédés de rimprimerie,' Cet. habile typographe a dcmnéy dans le Manuel (^u'il vient de publier, le premier exemple d'nne semblable innoTation. *
Diyiiizea b
TEXTE A COBKIGEB.