CHAPITRE I
battre les a^éritës formées par le foulage , et de rendre au papier le poli qui lui a été enlève par la trempe et par le séchage. Voici comment on y procède.
On a des cartons minces , lisses et cyUndrés. Ces cartons doivent être de la dimension du grand-raisin pour le satinage du carré ^ et de celle du jésus pour le satinage du grand-raisin. D'un côté sont les feuilles assemblées et de Tautre les cartons ; on en fait une seule pile en plaçant alternativement les uns et les autres. On met en cartons un nombre compté d'exemplaires , et on place le tout dans la presse , en mettant des plateaux à certaines distances. La presse est établie comme celle qui sert à presser le papier trempé y et dont nous avons donné plus haut la description ; mais elle se serre avec un moulinet , pour que la pression soit plus forte. Quelquefois même on y emploie la vapeur, dont on modère l'effet avec un régulateur qui y est adapté.
Les cartons doivent être frottés et nettoyés fréquemmenty afin d'éviter que l'empreinte de l'encre q^i s'y attache ne finisse par maculer les feuilles.
DISTHiftVTION DU PAPIER.
Le papier se distribue aux imprimeur à une heure fixe de la journée. Ceux qui ont besoin d'en tremper le jour même doivent s'adresser au prote , qui détermine l'ouvrage qu'ils auront à tirer. Il leur donne un bon portant le titre de l'ouvrage ; la signature de
la feuille y et la quantité de rames , de mains et de feuilles qui devront être remises à l'ouvrier. Les indications de ce bon sont transcrites sur un registre , qui contient de plus le nom des imprimeurs ou le numéro de leur presse.
L'ouvrier est comptable de la quantité de papier qui lui a été remise. Il doit pouvoir le représenter intégralement', soit blanc , soit imprimé , sauf la déduction à faire , dans ce dernier cas , du nombre de feuilles présumé nécessaire pour la mise en train.