CHAPITRE
Si le correcteur ne s'est exercé présrlaUemeiiÀ à la composition , une foule d'arrangements yicieux et de ^ dispositions contraires au goût échapperont à son inexpérience ; si au contraire il s'est familiarisé avec cette opération , il saura faire disparaître toutes les taches qui défigureraient une édition. Ici il rectifiera un espacementirrégulier ; là il égalisera des interlignes . Tantôt il réduira à leur mesure commune de^ pages longues ou courtes; tantôt il proposera telle autre amélioration que le typographe seul pourra concevoir. Il y a même certains cas où la connaissance du tirage peut donner lieu à d'utiles modifications. Ce n'est donc que la possession, de cette double instruction qui peut former un correcteur accompli ; et pour mettre à profil^le concours de ces diverses conditions y il doit adopter la méthode qui lui semble la plus propre à captiver son attention ;. car c'est celle de ses facultés dont l'exercice lui est le plus nécessaire.
Il est certains ouvrages y. irréguliers et arl^itraires dans leur composition, ceux notamment qui sont rangés sous la dénomination générique d'ouvrages de. ville , dont la correction exige plus particulièrement des notions spéciales de l'art jointes à une critique judicieuse de ses opérations. Coipme le prote est dans une imprimerie la personne qui doit savoir le mieux apprécier les divers genres de travaux et l'aptitude des individus placés sous sa direction , il est bon qu'il se charge de voir toutes les épreuves de cette nature. Cette inspection lui fournit d'ailleurs de fréquentes
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occasions de juger les ouvriers , de coimaitre le mérite de leur ouvrage , et les soins ou la négligence qu'ils pourraient y apporter.
Les corrections doivent être placées sur la marge , soit extérieure , soit intérieure , mais dans le sens des lignes , et les premières toujours les plus rapprochées de rimpression. Elles sont généralement indiquées au moyen d'un trait vertical passé éur l'endroit à corriger, et répété en marge avec la correction à faire. Lorsqu'elles sont en grand nombre sur la même marge , on modifie les signes de renvoi pour les rendre plus distinctes. Quant aux auteurs , ils emploient les indications qui leur conviennent ; toutes sont bonnes , pourvu qu'elles soient claires , c'est-àdire apparentes et intelligibles.
* Cependant , comme il existe des signes de conven* tion adoptés dans l'imprimerie pour les corrections les plus usuelles , et comme ils sont plus connus des ouvriers , nous les avons réunis pour qu'ib devinssent
encore , comme cela est possible , d'un usage plus
général et plus invariable. Le tableau ci -^contre (1) of&e , avec la figure de chacun de ces signes , l'exemple de cas auquel il convient d'en faire l'application.
(i) Nous nous plaisons à reconnaître ici que nous devons a M. Brun Tingënieuse idée, d^un tableau de correctioms exécuté ayec les seuls procédés de Fimprimerie. Cet habile typographe a donné , dans le Manuel qu'il vient de publier , le premier exemple d^une semblable innovation.
Valeur des signes.
TEXTE A CORBIGEB.