ERRATUM, ERRATA
On appelle errata ( et ce mot se définit de Ini-méroe pour quiconque entend le latin ) Indication des fautes , typographicpies ou autres , qui ont passé dans l'impression d'un volume, et conséquemment celle des rectifications qu'il y aurait à fiiire pour la réimpression. Lorsqu'il n'y en a qu'une^ c'est du singulier erratum que l'on se sert.
On place ordinairement cet avis à la fin du livre. Sa véritable place serait au commencement , puisque c'est la seule manière de prévenir à propos lé lecteur ^ur cep<»nt; mais il arrive rarement qu'il s'y trouve un endroit qui' convi^ine. tl y a plusieurs façops de disposer un errata ^9ctn arrangement est même arbitraire ;■ cependant voici celui qui est le plus ordinaire et qui nous parait le plus simple.
Après le mot errata placé en titre, on dispose quatre têtes de colonnes ainsi conçues :
Page ligne au lieu de lisez :
puis on aligne verticalement chacune de ces parties de lignes , comme si elles avaient toutes une justification particulière.
On emploie pour les errala un caractère plus petit que celui du texte ; d'ailleurs son arrangement même l'exige ainsi.
Un errata peut être utile s'il est complet, c'est-àdire s'il relève exactement toutes les erreurs susceptibles de gêner la lecture. Mais s'il n'atteint pas ce but, il n'est, de la part d'un imprimeur ou d'un auteur, qu'un aveu inutile, et presque ridicule de ses fautes. 11 faut , lorsqu'on se décide à en placer un à la fin d'un volume ou d'un ouvrage , relire avec l'attention la plus soutenue un exemplaire de toutes les feuilles, tirées , faire le dépouillement de toutes les fautes qui ont échappé à la lecture des épreuves , ou qui se sont faites pendant le tirage , et composer alors son errala des corrections qui , en purifiant l'ouvrage des taches qui le déparent , peuvent aussi éclairer le lecteur et le tirer d'embarras.
Mais pour fixer d'autant mieux ses regards sur des détails qui l&i iilspirent naturellement du dégoût, il faut s'abstenir d'en grossir inutilement la liste en lui faisant apercevoir de ces fautes qui frappent les sens les moins exercés, et se relèvent en quelque sorte d'elles-mêmes.
COMPOSITION. IGl