‹ Traité de la typographieChapitre 101 sur 199 · T TE R C E · texte numérisé non relu

T TE R C E

Lorsque le bon a tirer à été corrigé par le metteur en pages, et la forme remise par lui à l’imprimeur, ce dernier, après l’avoir abattue sur le marbre de la presse, en donne la tierce. La tierce, comme nous l’avons dit en parlant des épreuves, sert de révision pour les corrections indiquées au bon à tirer, et en meme temps pour les fautes qui ont pu se faire postérieurement.

Avant de tirer la tierce, l’imprimeur doit passer sur sa forme une brosse humide , pour qu’il ne s’attache aucune ordure aux rouleaux, et ensuite taquer la forme.

La tierce est remise à l’imprimeur, signée par le prote ou un réviseur quelconque, après qu’elle a été corrigée par la conscience ou par le metteur en pages, suivant les arrangements pris à cet égard. 11 est de la plus haute importance que le réviseur et le corrigeur apportent à cette fonction, qui est définitive, l’attention la plus scrupuleuse.

Pendant la lecture de la tierce, l’un des imprimeurs arrête sa forme , fait sa marge , place ses pointures; l’autre lave les formes tirées, trempe le papier, et fait tous les autres travaux préparatoires.

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