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MISE EN TRAIN

On peut exécuter toutes sortes de tirages sur les presses en blanc; mais c’est sur ces machines que se font surtout les travaux les plus soignés, et notamment les beaux tirages de gravures. Nous ne prétendons pas dire qu’il soit impossible de tirer les mêmes travaux sur une machine double ; car celles que l’on construit aujourd’hui ont pour cela toutes les qualités requises. Mais c’est principalement à cause de sa disposition, de son ample développement, de la richesse de sa touche et des facilités qu’offre le travail, qu’on préfère la machine simple à la machine double.

Nous avons indiqué déjà l’étoffage que nous préférons , et qui est le meme que celui de la machine double : seulement l’étoffe qui recouvre la mise en train doit être plus mince. Pour la mise en train du texte on doit opérer ainsi : faire une ou deux feuilles de fond; recouvrir avec le mérinos ou le calicot; coller ensuite une feuille par-dessus cette étoffe, et faire les retouches.

Nous recommandons surtout le mérinos, qui offre de grands avantages : au conducteur, la célérité dans la mise en train; au maître imprimeur, économie d’encre et conservation du caractère. Un caractère déjà fatigué, qui ne produirait qu’un résultat médiocre avec un étoffage sec, donne une impression pure et propre avec le mérinos, qui a la propriété d’être élastique et de ne pas garder trace de la pression. Avec le calicot, qui conserve l’empreinte

du caractère, il se forme sur le cylindre une sorte de moule pour chacpie lettre ; si une feuille est plus mince ou moins trempée, le moule ne se trouve pas rempli ; l’impression alors est égratignée et hésitante. Outre la difficulté de la mise en train avecde calicot, le conducteur pousse à l’encre; et si les -rouleaux sont fatigués, il n’obtient qu’une impression pâteuse, qui barbouille au moindre frottement, et souvent macule à la reliure.

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