PARTIE III
que nous ayons à insister sur l’obligation générale de se soumettre à cette loi. Les ateliers sont solidaires dans leurs opérations, comme toutes les pièces d’un mécanisme ; si l’une d’elles vient à s’arrêter, les autres ne tarderont pas à suspendre aussi leur mouvement , et par le fait d’une seule l’ensemble sera condamné à l’inaction.
Le silence est également une des conditions de bon travail. Si quelqu’un se croyait en droit de parler haut, de chanter ou de faire du bruit, il priverait les autres de cette tranquillité et de cette fixité d’attention sans lesquelles on ne peut être assuré de produire en raison de sa volonté et de ses efforts.
La propreté est encore une obligation dont personne ne doit se croire exempt. Chacun , dans l’espace qui lui est affecté et dans l’emploi des instruments de travail qui lui sont confiés, doit contribuer à cet aspect de régularité et de netteté qui est la représentation extérieure d’un devoir compris et accompli par tous ceux qui y sont astreints. Cette recommandation interdit toute apposition sur les murs de placards ou de gravures, toute inscription ou dessin quelconque.
Dans chaque partie du local d’une imprimerie, les formes doivent toujours être portées à bras et l’œil en dedans. Des formes qu’on traîne , outre qu’elles ébranlent et dégradent le plancher, outre que les châssis peuvent se rompre ou se dessouder, sont exposées à tomber en pâte, ce qui entraîne des retards souvent nuisibles, et toujours des pertes de composition et de caractères.
Le balayage des ateliers doit, autant que possible, être fait, par les apprentis ou autres personnes chargées de ce soin , à une heure plus matinale que celle qui est fixée pour l’arrivée des ouvriers, que ce nettoyage gênerait nécessairement dans leurs travaux. .