‹ Traité de la typographieChapitre 171 sur 199 · PARTIE III · texte numérisé non relu

PARTIE III

Le prix du mille de lettres ^ est fixé en raison du caractère, celui de la mise en pages l’est en raison du format et des circonstances modificatives ; il ne reste donc à régler que le prix des travaux extraordinaires, tels que tableaux, corrections, etc. Les corrections, comme nous bavons dit plus haut, se font en conscience, et se payent. d’après le temps que l’ouvrier y a employé.

Le metteur en pages doit joindre à son bordereau toutes les pièces nécessaires à la vérification de son compte. Il doit être en mesure d’exhiber l’ouvrage qu’il a porté comme fait.

Les ouvriers d’une presse , partageant par moitié le produit de leur travail , ne font qu’un bordereau , qui doit être accompagné des tierces. Ces prix ont des bases générales, qui sont le format de fouvrage, celui du papier et la quotité du tirage ; mais ils sont sujets à de fréquentes modifications, eu égard aux nombres, et aux difficultés particulières auxquelles certaines formes peuvent donner lieu, notamment celles qui contiennent des illustrations.

Le bordereau des presses mécaniques mentionne les feuilles tirées et le nombre de rames de chacune d’elles.

Pour des motifs qu’il est facile d’apprécier, nous nous abstenons d’indiquer ici les bases, même les

1 D’après un ancien usage, la lettre n est prise comme la moyenne de toutes les autres. Mais il peut at'river que cette lettre, fondue trop serrée ou trop large d’approche, ne remplisse pas exactement le rôle qui lui est assigné. Comme moyen de vérification, on est convenu de s’assurer dans le composteur si quarante-trois n équivalent à deux alphabets composés chacun des vingt- cinq lettres du bas de casse. En cas de ditférence constatée, on adopterait la lettre qui entrerait au nombre de quarante- trois sur deux alphabets.

plus générales, des prix de composition et de tirage. Non-seulement ces prix varient suivant les localités, mais ils varient encore dans celles où il n’existe pas de tarif régulateur ; et en outre, là où ils sont réglés par un tarif, ils sont sujets à révision. Il nous serait donc impossible de présenter des données fixes sur celte matière, puisqu’elle est soumise à des variations résultant des lieux et des temps.

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