‹ Traité de la typographieChapitre 178 sur 199 · PARTIE iri · texte numérisé non relu

PARTIE iri

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LOCAL d’une imprimerie

On trouve peu d’imprimeries, comme en général peu de fabriques établies dans des villes, qui réunissent sous le rapport du local toutes les convenances désirables. Nous regarderions donc comme un soin superflu de tracer le plan à suivre dans les constructions destinées à des établissements de ce genre; ce plan, rarement applicable, serait en outre susceptible de modifications, comme la direction qui est donnée à ces établissements. Nous nous bornerons à p'arler des dispositions qu’il convient de prendre dans un local quelconque, et de la distribution des parties qu’il importe de laisser distinctes.

Les presses et la composition doivent, autant que possible, être séparées. Mais s’il convient d’isoler ces deux natures de travaux, il y a entre elles une communauté de fonctions qui exige une assez grande proximité.

Si le local n’est pas de plain-pied, disposition qui du reste est la plus convenable de toutes, il vaut mieux loger les presses dans les étages inférieurs. Cette partie de matériel étant, sinon toujours la plus pesante, .du moins la plus active, demande à être placée dans l’endroit où le point d’appui présente le plus de solidité. On les dispose par rangées et en ménageant l’espace ; une presse manuelle ordinaire occupe environ deux mètres trente centimètres carrés. S’il y a plusieurs expositions dans l’atelier, on choisit celle qui donne le jour le plus

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durable, telle que le couchant; et l’on tourne la presse de manière que le jour arrive directement sur le tympan.

Dans les ateliers de composition , les rangs se placent parallèlement, et en ne laissant entre eux ([lie l’intervalle nécessaire pour la libre circulation des compositeurs. A l’extrémité du rang d’un metteur en pages, on peut clouer sur le plancher une rainure en bois dans laquelle on place les formes; elles y sont maintenues du haut par un crochet. 11 est uüle aussi d’adapter au rang qui est derrière lui une galée régnante, dans laquelle il dépose les lignes de cadrats, ou autres, destinées à lui servir plus d’une fois. L’atelier de composition doit être suffisamment pourvu de marbres et de rayons, et, de plus, d’une presse à épreuves. Cette partie du local doit comprendre aussi une pièce occupée par les ouvriers de la conscience, et dans laquelle se trouvent les réserves de distribution, les compositions conservées, le casier des interlignes et celui des garnitures, les jattes ou boîtes de cadrats, en un mot, le matériel disponible.

Indépendamment des ateliers ([ui forment la portion principale du local, les autres pièces indispensables sont la tromperie et le magasin à papier.

Les cabinets des correcteurs doivent, autant que possible, être retirés et à l’abri du bruit inévitable des ateliers.

Celui du prote doit être central, pour que sa surveillance s’exerce sur tous les points avec promptitude et facilité.

Il est bon que la pièce de réception soit desservie

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par un autre escalier que celui qui conduit aux ateliers.

L étendage s’établit dans les pièces qui y conviennent le mieux par leur dimension et par l’élévation de l’étage.

Le plancher en bois est préférable de beaucoup aux carreaux; il ne produit pas de poussière, et endommage moins les lettres qu’on laisse tomber.

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