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FIN DE LA QUATRIÈME PARTIE

TAIÎLE ANALYTIOUE

ET

VOCABULAIHE

:V. B. Le Vocabulaire comprend un certain nombre de mots qui n’ont pu être définis, ou suffisamment expli([ués, dans le cours de l’ouvrage.

Abréviations. Autrefois plus multipliées. Aujourd’hui en usage pour des noms, titres, divisions d’ouvrages, etc., fréquemment répétés: divers autres cas, 224 et suiv.

Accents. Tableau des accents employés dans les principaux idiomes européens, 88. Accent droit, essai abandonné, 461.

Accolade. Sa forme, son objet, son placement, 92. Échelle d’accolades, 93.

Aciérage des caractères , 447.

Additions, notes marginales. Leur composition, leur placement, 198. Synonyme de Manchettes.

Aïs, assemblage de planches sur lequel on desserre les formes tirées pour les conserver, 256.

Alde. Famille des Aide, fonde l’imprimerie en Italie vers la fin du xv” siècle, 26. Aide Manuce invente le caractère italique, 27.

Alignement. Vertical, il a pour objet de renfoncer uniformément des compositions qui doivent commencer sur une môme ligne : par exemple, des vers d’égale mesure, des chiffres destinés à être additionnés, etc. Horizontal , dans une ligne parangonnée, il doit se régler quant à l’œil sur la base des différents caractères employés, de telle façon que les différences d’alignement n’existent que dans la partie supérieure.

Alinéa. Dans la prose; dans la poésie; ses divers renfoncements; remplacé dans la poésie par un blanc, 175.

TABLE ANALYTIQUE

Angleterre. Opinion sur sa typographie, 28.

Aparté. Ce mot comprend, outre les paroles prononcées à voix basse par un personnage de théâtre, les jeux de scène indiqués dans la pièce. Ils se mettent soit en italique du corps, soit dans un texte plus fin et parangonné. Cette dernière méthode est préférée aujourd’hui, quoique ces différences de caractères ne soient pas d’un aspect agréable.

Aplomb, terme de fonderie, 39.

Apostrophe, signe de l’élision; son emploi, son placement, sa forme, 94.

Apprentis. Leurs devoirs, ceux des maîtres envers eux, 411.

Apprêt, série d’opérations qui suivent la fonte des lettres, 39.

Approche. Dans la composition on appelle ainsi la séparation inopportune de deux lettres, causée par un corps étranger ou par une partie saillante de matière. Comme terme de fonderie (p. 38), ce mot exprime la distance naturelle qui existe entre les lettres, et le blanc nécessaire que porte chacune d’elles. On peut fondre un caractère plus large ou plus serré d’approche; mais, si toutes les lettres d’un caractère n’avaient pas une approche uniforme, il en résulterait un effet choquant pour la vue.

Arbre, pièce de la presse en bois, 274.

Argument. Voyez Sommaire.

Arrêts du berceau, pièces de la presse en bois, 274.

Assemblage des feuilles composant un volume, 437.

Assortiment, police partielle, plus ou moins importante, qui a pour objet de compléter un caractère.

Astérisque ou Étoile. Son emploi dans divers cas, 95.

Ateliers (tenue des), 415; de composition, 417; de tirage, 418. Règlement intérieur, 419.

Avant - propos ,195.

Avertissement, 195.

Baisser ou Hausser la pointure. Cette opération a pour but de rectifier le registre lorsqu’il est imparfait. Voyez Pointures.

Banc, accessoire de la presse manuelle, 331.

Bandes, pièces de la presse manuelle, 274, 286.

Banque. On appelle ainsi la paye des ouvriers.

Baquet, ou pierre à laver les formes, 331.

Bardeau, synonyme de casseau. C’est une réserve, distribuée comme la casse, dans laquelle on survide les sortes surabondantes. On attache ordinairement au mot bardeau fidée de quelque chose d’incomplet, et Ton donne ce nom à une casse dont les cassetins sont, les uns plus ou moins pleins, les autres vides, par conséquent hors d’état de servir; on l’appelle casse hardaude.

Barreau, pièce de la presse manuelle, 274, 286.

Bassine, réservoir d’eau à l’usage de la tremperie, 332.

Béchevetf:r, imposer tête-bêche.

ET VOCABULAlPxE

Bkquet, petite hausse partielle qu’on pose sur un mot ou sur une lettre qui viennent trop faiblement.

Berceau, partie de la presse en bois, 275.

Bilboquet , dénomination générale donnée aux plus légers ouvrages de ville, tels que têtes de lettres, cartes d’adresse, billets de faire part, factures, etc.

Biseaux, bois chanfreinés qui servent dans l’imposition, 247.

Blanc. Ce mot a, dans les diverses parties de la typographie, différentes acceptions, que nous allons faire connaître successivement. En fonderie on appelle blancs les espaces et les cadrats. On dit qu’un caractère porte son blanc , lorsque l’œil est au corps dans une proportion inférieure. Certaines lettres portent du blanc : c’est-à-dire que leur conformation est telle, que, placées auprès de quelques autres lettres, elles paraissent être espacées : par exemple, le T et TA dans TA. Dans la composition, on donne ce nom à certains intervalles qui séparent les lignes, intervalles plus grands que ceux que forme un interlignage ordinaire. Dans ce sens on dit une ligne de blanc, pour signifier une distance qui tient la place d’une ligne. Dans l’imposition, on distingue les petits et les grands blancs : les premiers comprennent les fonds et les têtes; les autres sont les marges extérieures et de pied. Au tirage, on dit, en sens opposés, aller en blanc, et aller en retiration. Faire son registre en blanc, c’est le faire sans encrer la forme, et en couvrant d’une maculature la feuille sur laquelle on observe le foulage.

Blanchet, étoffe servant à garnir le grand tympan de la presse manuelle, 275. Nécessité de le frotter pour le conserver, 314.

Blanchir, terme de composition, signifie augmenter le nombre des interlignes : par exemple, dans les pages où il se trouve des titres.

Bloquer une lettre, c’est la remplacer provisoirement par une autre de même épaisseur, afin de n’avoir pas de remaniement à faire en la débloquant. Pour que te blocage soit reconnaissable aux yeux du correcteur, il faut retourner ou renverser la lettre provisoire.

Bois, désignation générale des objets en bois qui entrent dans la garniture de la forme, 247.

Boîte coulante, pièce de la presse Stanhope, 286.

Boiteux. Dans une composition à colonnes, s’il s’en trouve une plus courte, on dit qu’elle est hoileuse.

Bonne feuille. On appelle ainsi les feuilles bien venues, après la mise en train, et faisant partie du tirage définitif.

Bourdon, Doublon. Le bourdon est l’omission, faite par le compositeur, d’une partie quelconque de la copie. Le doublon est, au contraire, une répétition. Les remaniements plus ou moins longs qu’ils nécessitent doivent être exécutés avec les mêmes soins qu’une composition primitive.

Braie. C’est une feuille de papier fort, découpée comme une fris-

TABLE ANALYTIQUE

quelle, el qui en fail l’office pour le lirage des épreuves. Elle n’esl pas allenanle au lympan ; on l’enlève avanl la louche, el on la replace ensuile sur la forme.

Brochure. On donne ce nom aux volumes qui n’alleignenl pas le minimum du nombre de feuilles que comporle leur formai.

Brosse à lessive , 332.

Burette, pelil vase à bec servanl à conlenir el à verser l’huile pour le graissage des presses , 333.

CADRAT, Cadratin, Demi - cadratin. Lcut office dans la composilion , 74.

Cahier, parlie d’une feuille qui, après la pliure, demeure détachée du reste pour être cousue séparément.

Cales, coins de grande dimension, dont on se sert pour arrêter les formes sous presse, 351.

Calibre, servant à mesurer la hauteur de l’œil de la lettre, 35.

Capitales (lettres) grandes et petites (majuscules et minuscules), 60; leur emploi , 62.

Capucin. Dans les tirages manuels où l’on éprouve quelque difficulté à marger, comme ceux où la feuille est très-grande ou trèspetite, on colle sur le bas de la marge un petit carré de carton ou de papier fort découpé en pointe, qui sert à retenir la feuille; on l’appelle capucin.

Caractère. Définition. Noms primitifs des caractères. Nomenclature moderne; gros -œil, petit -œil. Tableau général des caractères, indiquant la concordance des anciens et des nouveaux noms, 48. Romain , 49; italique, ihid.; d’écriture, 50 ; de fantaisie, 54; orientaux , 55.

Cartes géographiques. Essais divers, 457.

Carton, deux feuillets; carton de remplacement, 162.

Casse , 66 ; forme , dimension , division , haut de casse , bas de casse. Modèle de casse, 70. Casse des caractères d’écriture, grecque, 71. Construction de la casse, 72. Nouveau modèle, 464.

Casseau , réserve de caractère , en forme de grande casse , 256.

Cassetin, un des compartiments de la casse, 66; leur nombre, 67. Cassetin double, quadruple, sextuple, 69; de réserve, ibid. Leurs contenances diverses, 71.

Cessation du travail, à la presse manuelle; soins à prendre, 314.

Chapeau ou Chapiteau, partie de la presse en bois, 275.

Chaperon. Ce mot était autrefois synonyme de passe. Il se donnait à cette partie de papier qui se lirait en sus du nombre déterminé, et qui était, suivant les usages de l’imprimerie, dans la proportion d’une main par rame.

Chasser. Ce mot s’emploie pour exprimer la différence des caractères entre eux quant à leur épaisseur et à leur force de corps. Comme ce terme indique toujours un rapport dont le premier membre excède le second, on dit que le Cicéro chasse comparât!-

ET VOCABULAIRE

vement à la Philosophie. Il signifie aussi, par extension, espacer fortement les mots, jeter des blancs, restreindre la justification et raccourcir les pages, pour remplir de l’espace à peu de frais : toutes choses qui sont considérées comme défectueuses ou abusives lorsqu’elles ne sont pas motivées.

Châssis, cadre servant à l’imposition des formes. Diverses sortes; conditions qui constituent leur bonne confection, 240 et suiv.

Chevalet, pièce de la presse manuelle, 275.

Chevaucher, se dit pour désigner les défauts accidentels d’alignement, particulièrement dans les bouts de lignes qui montent ou descendent, ce qui arrive fréquemment lorsqu’une forme est serrée sans les précautions requises.

Chevilles , pièces de la presse en bois , 276.

Chiffres : de folio, de signature, 79; arabes, romains; arabes italiques, rarement employés; supérieurs, ibid. Tableau des nombres en chiffres romains, 81. Chiffre ornement de titre, ibid.

Citations , extraits d’autres ouvrages. Diverses manières de les composer, 207.

Clicher. Voyez Stéréotyper. Tirage des clichés, 360.

Coffre, partie de la presse en bois, 276.

Coins , petits morceaux de bois servant pour le serrage des formes, 249.

Colonne, justification partielle de la page. Observations relatives à sa disposition. Boiteuse, pleine, 204.

Colonne, pièce de la presse Stanhope, 286.

Composition, opération de fonderie, 39. Partie principale de l’impression, 103; comment on y procède, 106; soins à prendre en composant, 108; de la manière d’espacer, suivant différents cas, 109.

Composteur, instrument de fonderie, 39. Le principal instrument de la composition, sa description; comment on le justifie; composteur en bois, 238 et suiv.

Comptabilité typographique, 431.

Conduite des presses mécaniques, 373 et suiv.

Conscience, ouvriers à la journée, 409.

Conservation des formes composées; soins qu’exige ce travail, 433.

Conserver une composition, c’est la mettre en réserve après le tirage, au lieu de la distribuer.

Copie, modèle à suivre pour la composition, 90. Nécessité d’une copie nette et correcte, ibid.

Coquille. En termes de composition, une coquille est le déplacement d’une lettre mise dans un.cassetin étranger. Cette faute provient, la plupart du temps , de la distribution; comme la composition qui la suit doit nécessairement s’en ressentir, il faut l’éviter avec soin. En termes de correction, on appelle coquille toute faute consistant dans la substitution d’une lettre à une autre. II y a , comme on voit, une grande affinité entre ces deux acceptions; ou plutôt la seconde est déterminée par la première. En galvano-

TABLE ANALYTIQUE

plastie, 446. En papeterie, la coquille est une sorte de papier à lettres de la dimension du carré, ordinairement mince.

Corde du rouleau, à la presse manuelle, 276.

Cordons de la machine double, 344; de la machine simple, 364.

Cornières ou Cantonnières, pièces de la presse manuelle, 277.

Corps de presse Stanhope, 286.

Correcteur. Voyez Lecture des épreuves.

Correction de l’épreuve par le compositeur; opération qui exige beaucoup de soin; comment elle s’exécute, précautions à prendre, 140 et suiv.

CoRRiGEUR, compositeur chargé d’exécuter les corrections ordinaires ou extraordinaires, 142.

Coucher. Ce mot s’applique à une composition dans laquelle les lettres ne sont pas d’aplomb. Lorsque des lettres sont couchées, et qu’elles ne présentent pas une surface plane , elles produisent au tirage un effet qui les rend presque illisibles, et le côté de la lettre le plus incliné vient mal ou ne vient pas du tout. Ce défaut, (jui est fort grave, peut tenir, soit à ce que les lignes ont été mal dressées dans le composteur ou dans la galée, soit à ce qu’ayant été mal justifiées, si le rouleau les prend par le flanc, il les couche vers l’extrémité de la ligne.

Couleur. On appelle ainsi le ton que l’imprimeur adopte pour son tirage et qu’il importe de bien régler, 291, 337. Tirage en couleurs, 391.

Coulisse, ])lanchette mince sur laquelle on dépose les pages de composition pour les faire couler sur le marbre, ou pour les placer dans des rayons, 253.

Coup. On appelait presse à deux coups celle dont la platine s’abaissait deux fois sur le tympan pour le tirage de la feuille. On disait, dans ce sens, le premier et le second coup. Imposer au premier coup, c’était imposer dans le côté gauche du châssis.

Couplets , pièces de la presse manuelle , 277.

CouPoiR, outil de fonderie, 39; de composition, avec lequel on coupe des lames de filets ou d’interlignes sur une longueur déterminée.

Crampons, pièces de la presse, 277; ou Coulisseaux, 287.

Cran, petite coche pratiquée sur une des faces de la lettre pour indiquer le sens suivant lequel elle doit être placée dans le composteur. On varie leur nombre et leur placement pour distinguer les caractères de môme force, 47, 59.

Crapaudine, i)ièce de la presse en bois, 278.

Créné, ée. Une lettre crénée est celle dont l’œil déborde le corps dans certaines parties. Ces sortes sont susceptibles de se casser au moindre choc, et surtout au tirage, quand la partie qui crène n’est pas épaulée.

Crénure. Les crénures sont deux mortaises pratiquées dans le long de la barre du châssis et à chacune de ses extrémités. Elles don-

ET VOCABULAIRE

neiil passage à rardillon des pointures, qui s’émousserait s’il portait sur le fer. Pour que ce but soit toujours atteint, les crénures doivent être évidées avec soin et creusées assez profondément.

Crochets. Leur forme, leur emploi, 98.

Croix, signe typographique; son emploi, 101.

Cuivrage, procédé par lequel on recouvre d’une couche de cuivre Tœil du caractère, 447.

Cul-de-lampe, ornement d’une forme spéciale; configuration donnée à la composition, 232.

Culbuter. Se dit en parlant des feuilles qu’on met en retiration sur la même forme, immédiatement après IS tirage en blanc.

Cylindres. Machine double, 341; machine simple, 363.

Débloquer, c’est mettre la lettre bloquée à la place de celle qui en tenait lieu provisoirement.

Décharge. La décharge est, ainsi que nous l’avons expliqué dans les opérations du tirage, cette feuille qu’on place sur le tympan de la presse manuelle, ou sur le cylindre de la presse mécanique, lorsqu’on imprime une retiration, 313, 344, 345.

Décharger un rouleau, une forme, c’est ôter Tencre dont l’un ou l’autre se trouve couvert. On décharge le rouleau lorsqu’il est trop encré, ou qu’il n’a pas encore pris, et que l’impression n’a pas toute la netteté désirable. Pour cela on se sert de feuilles maculées et hors de service. On décharge une forme lorsqu’elle est empâtée, ou au moment de la cessation du travail, afin que l’encre ne sèche pas sur l’œil du caractère, ce qui l’emplirait et nuirait au tirage. L’encre décharge lorsqu’elle est faible de qualité et que le vernis y domine.

Décognoir , morceau de bois ou de fer dont on se sert pour chasser les coins en serrant ou en desserrant les formes, 255.

Découpages. On appelle ainsi la mise en train des vignettes faite avant la mise sous presse. Détails sur ce genre de travail, 388.

Dédicace. Voyez Epître dédicatoire.

Défets, exemplaires incomplets qui restent après l’assemblage. Ou conserve ces feuilles, soit pour remjilacer au besoin celles que le brocheur ou le relieur signaleraient comme étant gâtées j soit pour les défalquer d’un nouveau tirage dans le cas de réimpression identique.

Dégarnir, enlever la garniture d’une forme. Retrancher une partie de la feuille de mise en train.

Deleatur. Ce mot latin est le nom du signe de correction qui indique une suppression à faire.

Démonter une casse, c’est l’enlever de dessus le rang pour la placer dessous ou dans le rayon; ce qui se fait en plaçant le casseau supérieur sur le casseau inférieur.

Dépatisser une imprimerie ou un atelier, c’est distribuer tous les pâtés qui s’y trouvent.

TABLE ANALYTIQUE

Déplacements, variations du cylindre et du marbre, 378.

Dépouiller, enlever la pâte de dessus le mandrin pour refondre le rouleau.

Dérouler la presse, c’est imprimer au train, par le moyen de la manivelle, un mouvement rétrograde. Celte opération a lieu immédiatement après que le coup de barreau a été donné, avant de relever le tympan et la frisquette. On ne doit dérouler la presse qu’au point nécessaire pour que le tympan soit levé sans toucher la platine. Si on la déroule entièrement, les crampons frappent sur l’extrémité des bandes, ce qui produit une secousse nuisible à l’aplomb de la presse?

Désinterligner , retirer les interlignes d’une composition, ou diminuer l’interlignage.

Desserrer une forme, c’est chasser les coins dans le sens rétrograde, au moyen du décognoir et du marteau. Desserrer la lettre, c’est desserrer une forme de distribution.

Détendage du papier séché, 436.

Détransposer, c’est replacer dans leur ordre naturel des pages ou des lignes qui ont été transposées.

Didot, famille qui a régénéré la typographie dans notre siècle, 7 et passim.

Distribuer , c’est remettre les lettres dans leurs cassetins respectifs, 142. La lettre à distribuer s’appelle distribution, comme l’opération elle -môme. Distribuer le rouleau, c’est prendre de l’encre sur la table, en l’y promenant à plusieurs reprises et avec une certaine force, pour que la distribution soit bien faite et que la prise d’encre soit très-légère. Ce travail exige une grande surveillance aux presses mécaniques.

Distribution de la lettre, 142; du papier, 434.

Division, coupure de mot; même signe que le irait d’union. Règles générales de la division; cas à éviter, notamment leur multiplicité, surtout lorsqu’elles sont consécutives, 222 et suiv.

Doubler. En termes de composition, c’est répéter deux fois un mot, une ligne, un alinéa. Ce genre de faute s’appelle c?ow6/on. Doubler une ligne a encore une autre signification, que voici. Lorsqu’un vers dépasse d’un mot, ou d’une partie de mot, la justification , et qu’on n’a pas la ressource de le faire entrer dans la marge, on rejette le mot et on le place à l’extrémité d’une autre ligne dont le commencement est blanc. On a conservé l’habitude, dans certains ouvrages, tels que des dictionnaires, de doubler les lignes en en faisant entrer la fin, soit dans la ligne supérieure, soit dans la ligne inférieure, suivant que la place s’y rencontre. En termes de tirage, on dit qu’une impression double, qu’il y a du doublage, lorsque les lettres se reflètent et semblent avoir reçu un double foulage.

Doublon. Vovez Bourdon.

ET VOCABULAIRE

Ebaiujeh une lettre, c’est abattre avec un instrument tranchant un talus qui marque au tirage. Ébarber une feuille, un volume, c’est égaliser avec des ciseaux les fausses marges de ses feuilles.

Echelle, remaniement de quelques lignes mal espacées, ou conte- ^ liant plusieurs divisions consécutives.

Ecrou, pièce de la presse manuelle, 278, 287.

Elzevier, famille de célèbres typographes hollandais, 27.

Embaucher un ouvrier, c’est l’admettre dans les ateliers. Avec le chef de la niaison, il n’y a que le prote à qui ce droit appartienne.

Encart. On appelle ainsi dans les feuilles de plusieurs formats divisibles par cahiers (in-douze, in-dix-huit, etc.], un carton, simple ou double , qui se détache à la pliure pour être intercalé dans la principale partie d’un cahier.

Encarter , faire un encart.

Encre. Sa composition, ses diverses qualités; précautions à prendre pour le choix , l’essai et la conservation des encres, 324 et suiv.

Encrier, partie de la presse manuelle, 278; de la mécanique, 343.

Epaulette, pièce de la presse Stanhope, 287.

Epigraphes. Comment elles se disposent, 210.

Epinglette, pointe fine servant à déboucher des lettres pleines dans le cours du tirage. On s’en sert aussi pour collationner les feuilles assemblées, 437.

Épitre dédicatoire. Sa place ; différentes manières de la composer, 194.

Épreuve. Tirage de l’épreuve, sa correction; épreuves successives; bon à tirer; tierce; importance de ce tirage, qui doit être fait avec soin, 139. Voyez Lecture.

Erratum, Errata. Leur disposition, 208. Remarques sur les errata, 209.

Espaces. Leur usage, 73; de différentes forces, ibid.; nécessité de les séparer dans la casse, au moins les espaces fines.

Étançons, partie de la presse, 278.

Étançonner une presse, c’est l’assujettir au moyen d’étançons fixés dans un mur ou dans le plancher supérieur. Cela n’a lieu que pour les presses en bois; les presses en fonte se maintiennent par leur poids.

Étendage des papiers imprimés dans le séchoir, 435.

Étendoir, instrument servant à étendre le papier, 436.

Etoffage, garniture du cylindre; machine double, 348; machine simple , 369.

Etoile. Voyez Astérisque.

Faiblesse, manque de foulage, auquel on remédie par une hausse.

Fantaisie, nom donné à la généralité des caractères de formes et de proportions anormales, 54. Ce mot comprend aussi les perles, les vignettes et autres objets d’ornement.

Faust, collaborateur de Gutenberg, 17 et suiv.

Feinte. On appelle ainsi le défaut qui résulte, dans un endroit de la feuille imprimée, d’une touche plus faible que dans l’ensemble.

TABLE ANALYTIQUE

Feuille , unité typographique quant à la composition et au tirage, 163.

Feuillet, deux pages, 162; isolé ou onglet, ibid.; feuillet de réclame, 174.

Filets. Deux sortes : l’une servant souvent à la confection des tableaux, etc.; l’autre, à l’ornementation des pages, 234 et suiv.

Fleuron, sorte d’ornement typographique, 232.

Folio, signe de la pagination; différentes manières de le figurer; son placement suivant certains cas, 164.

Fonctionner la lettre (v. a.), faire les fonctions nécessaires pour la mettre à l’état de conservation ou de distribution, 424.

Force de corps d’un caractère, 38.

Format, condition première d’un livre. Les différents formats en usage; examen de chacun d’eux; formats primitifs ou radicaux, formats composés ou multiples; comment on distingue le format d’un livre; format de papier, 146 et suiv.

Forme, moitié de la feuille, comprenant aussi la garniture, 162. Placement de la forme sous presse , 300.

Foulage, relief produit par l’impression sur le revers de la feuille. Moyens à prendre pour le régler, presse manuelle, 309; mécanique , 350 , 375.

Fouler, se dit en parlant de l’effet que produit la platine abaissée sur le tympan par le moyen du barreau , ou le cylindre de la mécanique.

Fourchette, pièce de la presse Stanhope, 287.

Frappe, l’ensemble des matrices d’un caractère.

Friser. On dit d’un tirage qu’il frise, lorsqu’il manque de netteté, et lorsque l’impression se projette au delà de l’œil de la lettre. Dans les presses mécaniques, il peut provenir soit des engrenages dont les dents sont usées ou entrent trop profondément, soit d’une disproportion entre les pièces qui se commandent, soit enfin de l’étoffage des supports, de la mise en train, etc. etc. Ce mot est synonyme de papilloter, 306.

Frisquette, pièce de la presse manuelle, 279. Découpage de la frisquette, 303.

Frontispice, la page de titre d’un livre, 176.

Frotterie , opération de fonderie , 39.

Frotton, rouleau de bois garni d’étoffe, servant à faire des épreuves sur le marbre, sans mettre sous presse.

Fumé, épreuve du poinçon noirci à la fumée d’une bougie, 36.

Gagner. En termes de composition, c’est obtenir un résultat plus restreint que la copie ou les calculs ne le comportaient.

Galée, instrument de la composition; on y dépose les lignes à mesure qu’on vide le composteur. Diverses sortes de galées, 250.

Garnitures, servant à l’imposition; autrefois en bois, aujourd’hui en fonte. Observations sur la manière de les établir dans les formes, 244 et suiv. Garniture du tympan, 308.

ET VOCABULAIRE

Glaçage du 'papier trempé. Détails sur cette opération , 297. kl. du papier imprimé, 439.

Godet, pièce de la presse manuelle, 279.

Grain, pièce de la presse en bois, 280.

Gravure du poinçon, 35.

Grenouille, pièce de la presse en bois, 280.

Gris, tirage en gris des filets représentant la réglure, 360.

Groupes de lettres, 461.

Guillemets. Leur forme, leur emploi, leur placement, 96; consécutifs, 97; guillemet initial, final, ibid.; remplaçant un ou plusieurs zéros, ibid.

Gutenberg, inventeur de l’imprimerie, 16 et suiv.

Habillage des machines. Voyez Étoffage.

Hausse, épaisseur supplémentaire, représentée par un papier quelquefois épais, plus ordinairement fin, que l’on colle sur le tympan ou sur le cylindre, ou qu’on ajoute à la mise en train, pour remédier au manque de foulage dans une partie de la forme. Une hausse se pose aussi bien sur une lettre que sur une page , 308.

Hausser la pointure. Voyez Baisser.

Hauteur de la lettre, 38. Voyez Pont de hauteur.

Ibidem, Idem. Le mot idem remplace l’objet ou le personnage dont il vient d’être parlé. Ibidem remplace l’ouvrage qui a été immédiatement cité. Ils se composent le plus ordinairement en italique, et s’abrégent en id., ibid.

Illustrations , compositions artistiques dessinées et gravées pour accompagner un texte, 233. Tirage des illustrations, 387.

Imposition, une des fonctions de la mise en pages, ou de l’ouvrier en conscience, lorsqu’il s’agit d’ouvrages conservés ou clichés, 115. Tableau des impositions pour les différents formats, depuis l’infolio jusqu’à l’in-cent-vingt-huit, 118 et suiv. Des soins à prendre en imposant, 136.

Impression en couleurs. Détails sur ce genre de travail, 391 et suiv. Noire et rouge, 455. Impression naturelle, 459.

Imprimerie. Ses premières productions; signes qui les distinguent; caractères gothiques employés d’abord ; création des caractères romains; formats primitifs; ponctuations; initiales. Presse primordiale , ses perfectionnements modernes , 30 et suiv.

Imprimeurs établis en France dans les trente dernières années du xv^ siècle , 24.

Intercaler un carton, une demi-feuille, c’est imposer la feuille dont ils font partie de manière qu’à la pliure ils se trouvent placés en encart. On intercale du papier sec dans le papier trempé, soit pour diminuer dans celui-ci l’intensité de la trempe, soit pour ramoitir celui-là.

Interfolier un volume, c’est intercaler un feuillet de papier blanc entre chaque feuillet imprimé.

TABLE ANALYTIQUE

Interlignes. Très-variables quant à la longueur et à l’épaisseur, 75. Projet de création d’une échelle d’interlignes, 76. Interlignes de deux pièces, 78. Nécessité de les tenir en bon ordre dans un casier à compartiments étiquetés, ihid.

Introduction. Tient lieu de préface, ou s’incorpore au texte; comment elle se compose dans l’un et dans l’autre cas, 195.

Italique. Son emploi; le restreindre autant que possible, 212.

Janson, ou Jenson, né en France, établit une imprimerie à Venise peu de temps après l’invention , 26.

Jumelles, parties de la presse manuelle, 280.

Justification de la matrice, 37. Terme de composition, longueur des lignes; généralement en rapport avec le caractère; attention à apporter dans le choix de la justification pour un ouvrage de poésie; sorties de justification, dans quels cas; justification du composteur, 151 et suiv.

Kœnig et Bauer, inventeurs de la presse mécanique, 33, 338.

Labeur. Ce nom s’applique généralement à tous les ouvrages de long cours, et susceptibles d’occuper plusieurs ouvriers. Dans cette acception , il est opposé à la dénomination à'ouvrages de ville, qui comprend les productions fugitives de l’imprimerie. Ces deux classes se partagent, avec les journaux, l’ensemble des travaux typographiques.

Larron, défaut qui résulte d’un pli existant dans un coin de la feuille, que l’ouvrier a omis de faire disparaître, et qui, lorsque la feuille est étendue après le tirage, laisse en blanc toute la partie cachée par le pli et qui était destinée à l’impression. On donne encore ce nom aux parcelles qui se détachent parfois de la feuille de papier, et qui masquent l’impression.

Lavage des formes; quand et comment on y procède, 298.

Lecture des épreuves. Elle exige les plus grands soins. La correction est un mérite du premier ordre. Rôle du correcteur; ce qu’il était autrefois, ce qu’il est aujourd’hui. Quelles doivent être ses connaissances, littéraires et typographiques. Comment il doit procéder à son travail. Lecture en première, en seconde., ou bon à à tirer; tierce. Tableau des signes de la correction, 259 et suiv.

Lettres courtes, à prolongement, pleines, 35, 36. Définition de la lettre, 55; ses dimensions, 56; lettre du bas de casse, 60; lettre de deux points, montante, initiale, 63. La lettre, prise dans son acception absolue, 64.

Lettrine. On appelait ainsi autrefois les lettres italiques, placées soit en supérieures, soit entre parenthèses, qui renvoyaient aux notes ou aux additions. L’usage des chilTres en pareil cas a prévalu.

Lever la lettre, exprime le mouvement que fait la main droite de celui qui compose. On dit d’un compositeur qui a le travail facile et prompt, qu’il lève bien la lettre. Lever la correction d’une

ET VOCABULAIRE

épreuve, c’est réunir dans le composteur toutes les lettres nécessaires pour la corriger.

Lézarde. On donne ce nom à certaines raies blanches qui se présentent parfois dans la composition d’une page, et qui y sont occasionnées par la rencontre fortuite de plusieurs espaces qui se trouvent placées les unes au-dessous des autres dans plusieurs lignes consécutives. Ce défaut se produit presque inévitablement dans les compositions largement espacées. Quand il n’est qu’accidentel , on y remédie au moyen de quelques remaniements qui déplacent çes espaces et rompent ces lignes malencontreuses.

Ligne. Sa longueur est fixée par la justification ; le nombre de lignes de la page, par le caractère et l’interligne. Ligne de tête, pleine, de blanc, perdue, pointée, à voleur, 155 et suiv.

Litiiotypograpiiie , report sur pierre d’impression typographique, 457.

Local d’une imprimerie. Quelles sont les conditions à rechercher pour les différents ateliers , 440.

Long. Au long. Cette expression signifie qu’un mot abrégé, qu’un nombre formulé en chiffres , etc., doivent être mis en toutes lettres.

Loup, instrument en usage pour la mise en ballots, 438.

Machine à fondre les lettres, 40. A imprimer (voyez Presse mécanique). A composer, 462.

Magasinage, série d’opérations qui suivent le tirage, 435.

Maculatures, feuilles grossières qui servent d’enveloppes aux rames.

Maculer. Une feuille de papier peut maculer au tirage, soit par l’effet de garnitures, de coins, de biseaux, ou de supports, qui, n’étant pas baissés ou garantis, reportent l’encre sur la feuille; soit lorsque le poids d’une pile de rames tirées en blanc fait décharger l’encre sur le côté non imprimé; soit, au tirage de la retiration , lorsque des étoffes ou des décharges trop sales noircissent le côté déjà tiré.

Maillet. Autrefois on se servait du maillet pour le serrage des formes; aujourd’hui on y a substitué le marteau, dont le choc est plus à craindre pour les caractères, mais qui, d’un autre côté, présente moins de surface et partant moins de chances d’accidents.

Main, signe typographique. Son emploi, lOL Main de papier, 321.

Maître imprimeur. Sa condition actuelle, 403.

Manchettes. Voyez Additions.

Manivelle , pièce de la presse manuelle , 280.

Marbre, table portant une pierre polie ou une plaque de fonte sur laquelle on impose, 255. Partie de la presse manuelle, 280, 287 ; de la machine double, 343; de la machine simple, 363.

Marchepied , partie de la presse en bois , 280.

Marge. Règlement des marges dans l’imposition; avantager autant que possible la marge dorsale, 136. Opération du tirage, 301. Partie de la machine double, 343. Marge en décharge, 359. Machine simple, 368.

TABLE ANALYTIQUE

Marger. a la presse manuelle, c’est placer les feuilles à imprimer de telle manière qu’elles couvrent exactement celle qui est collée sur le tympan, et qu’on appelle la marge. A la mécanique, c’est placer la feuille, soit sur la table à marger, soit sur le cylindre, suivant la position qui lui est affectée dans l’économie de la machine. Une feuille mal margée est perdue, et doit être remplacée. Ce mot s’applique au tirage à la machine double, ou au premier côté de la machine simple; sur celle-ci, à la retiration, on ne marge pas, on pointe.

Masquer, se dit lorsqu’on colle du papier sur une partie de la frisquette, afin que les pages correspondantes de la forme ne s’impriment pas sur la feuille. Les pages blanches restent ordinairement masquées, afin que l’encre ne puisse pas maculer le papier.

Matière. On appelle ainsi le vieux caractère destiné à être refondu. En composition, matière est synonyme de texte ou de copie.

Matrice, empreinte en creux formée par le poinçon; sa place dans le moule à fondre les lettres, 37.

Millésime; sa place sur le frontispice,' en chiffres arabes ou romains, 193. En addition, ou en titre courant, dans certains ouvrages historiques.

Mise en ballots des volumes assemblés, 438.

Mise en pages , une des fonctions de la composition, exécutée par le metteur en pages, 112.

Mise en train à la presse manuelle , 306; à la machine double, 354 ; à la machine simple , 369.

Moine, défaut qui se manifeste au tirage lorsque, par le fait de l’imprimeur ou du rouleau, une partie de la forme n’a pas été touchée.

Moins, signe d’interlocution, d’incise; remplace quelquefois le mot idem; prend aussi une valeur conventionnelle , 98.

Montage des presses mécaniques, 372.

Monter une casse, c’est la dresser sur le rang.

Mordant, outil de la composition, 258.

Mordre, se dit en parlant de la frisquette, lorsqu’elle masque mal à propos quelque partie de la forme, ordinairement un bout de ligne ou un bord de page. 11 arrive quelquefois à la frisquette de mordre lorsqu’elle vacille sur le tympan , faute d’être assurée dans ses couplets.

Moule à fondre les lettres, 37.

Moulinet, mouvement par lequel on abaisse la frisquette et le tympan sur la forme, 311.

Musique et Plain-chant, essais et systèmes divers, 450 et suiv.

Nombres. Figurés en chiffres ou en toutes lettres, dans quels cas,

Notes. Leurs divers placements suivant leur nature; proportion relative de leur caractère avec celui du texte, 200 et suiv.

ET VOCABULAIRE

Œil, relief de la lettre; ses dimensions relatives, 36, 58.

Onglet. On appelle ainsi un feuillet isolé. Il est certains cas où l’onglet est inévitable, tels que dans la demi-feuille in-dix-huit, et souvent à la fin d’un volume d’un format quelconque. Quelquefois, lorsqu’une page a été imprimée avec des fautes, on refait un onglet ; mais cette opération dépare le livre.

Ouvrages de ville. Composition et tirage, 384, 429.

Page. Ce qui règle ses dimensions. Page longue, comment on peut y remédier ; page courte, mêmes soins pour l’éviter ; page blanche, 158 et suiv. En page, en belle page, 161.

Palette, petite pelle pour prendre l’encre, 333.

Paniconograpiiie, procédé pour suppléer la gravure, 458.

Papier. Sa préparation avant le tirage; trempe, remaniement , pressage; soins qu’exigent ces opérations, 292 et suiv.

Papiers. Nécessité pour un imprimeur de connaître les papiers. Détails sur ce sujet, 316. Rame, main, feuille, 321. Papier de Chine, son tirage, 322.

Papillotage, 379.

Papilloter. Synonyme de friser. (Voyez ce dernier mot.)

Paquet, un certain nombre de lignes composées et non mises en pages, ou destinées à la distribution, 229.

Paquetier, compositeur qui ne fait que des paquets, 230.

Paragraphe. Indique une subdivision; ses divers placements, 99.

Parangonnage, combinaison dans une même ligne de plusieurs caractères de corps différents ; manière d’y procéder, 227.

Parcoriser, terme d’assemblage. Réunir en corps d’ouvrage plusieurs parties d’assemblage, ou tous les tomes d’un même ouvrage, 438.

Parenthèses. Leur forme, leur emploi, leur placement, 97.

Passage d’une presse, l’intervalle qui se trouve entre la plate-forme de la platine et la surface extérieure du petit tympan.

Passe. Voyez Chaperon.

Pâté. On appelle ainsi un mélange de lettres ou de caractères brouillés ensemble. Les pâtés causés par accident ou par maladresse peuvent avoir lieu pour une ligne , pour une page ou pour une forme entière; ceux qui sont le résultat de la négligence se forment, par agglomération, sous les rangs ou dans des cassetins. Qu’un pâté se fasse avant ou après le tirage, on doit toujours le composer, c’est-à-dire séparer les lettres et les caractères qui entraient dans la composition , et les distribuer sur-le-champ.

Patins , partie de la presse , 281 , 287.

Peau de vélin. Soins à prendre pour son tirage , 322.

Pente, alignement vertical de la lettre, 38.

Perdre, synonyme de chasser, et inverse de gagner. (Voyez ces deux mots.)

Perles , petites vignettes très- variées de dessin , servant à orner les pages, 237.

TABLE ANALYTIQUE

PiED-DE-MouciiE, Signe typographique. Sa forme, son emploi, 100.

Pinces, pièces des mécaniques; leur usage et leur placement, 342,

Piqûre. On donne ce nom aux ouvrages qui, ne formant qu'un trèspetit nombre de feuilles ou de cahiers, sont piqués sur la couverture au lieu d’être brochés.

Pivot, pièce de la presse en bois, 281.

Plateau, pour couvrir les piles de papier et séparer les sortes, 334.

Platine, pièce de la presse manuelle, 281, 287.

Plissage, défaut de tirage qui a pour conséquence de faire plisser la feuille de papier sur le cylindre de la mécanique, 381.

Poésie. Dispositions typographiques qui lui sont particulières, 214.

Poinçon servant à la frappe des caractères, 35.

Point typographique. Système Fournier le jeune, système Didot, 46. Ponctuation, 85 etsuiv. Points carrés, 102.

Pointer, c’est placer sur le tympan de la presse , sur la table ou sur le cylindre de la mécanique, les feuilles de manière que les pointures entrent exactement dans les trous faits lors du tirage en blanc.

Pointures de la presse manuelle, 281; leur placement suivant le format, 302. Machine simple, 367.

Police. Définition, 64; elle se modifie suivant la nature du texte à composer, l’idiome, etc. Exemple : police pour 100,000 lettres d’un texte français courant , 65.

Polyamatypie , 448.

Ponctuations. Signes de la ponctuation, romains et italiques, 82; nécessité d’en régulariser l’emploi, 83; va.eur des diverses ponctuations, ihid. et suiv.; supprimées dans les titres, pourquoi, 86. Extérieure ou intérieure à la parenthèse , 97.

Pont de hauteur, servant pour mettre les gravures de niveau , 352.

Porte-page, papier plié en plusieurs épaisseurs sur lequel on dépose les paquets de composition, 107.

Préface, 195.

Presse manuelle. Stanhope substituée à la presse en bois imparfaite, quoique améliorée, 32. Description de la presse en bois, 272; de la presse Stanhope, 285. Fabrication, conditions essentielles,

Presse mécanique. Inventée en Allemagne, elle fonctionne d’abord en Angleterre, 33. Considérations générales, 335 et suiv. — Machine double, sa description, 340; cylindres, 341; marbres, 343; encrier, ihid.; marge, ihid.; cordons, 344; mouvement général, 345; organisation et étoffage, 348; foulage, 350; mise sous presse, 351 ; mise en train, 354; marge en décharge, 358; divers tirages, 359. — Machine simple, ou en blanc, 362; marbre, 363; cordons, 364; touche, 365; mise sous presse, 366; pointures, 367; marge, 368 ; mise en train, 369 ; tirages divers, 371 . Machine en blanc à deux couleurs, 371 , 456. — Montage des machines, 372 ; leur conduite, 374.

ET VOCABULAIRE 483

Presse a papier, servant à serrer le papier après la trempe ou après le séchage, 334.

Prote, Sous-prote, Leurs attributions, 405.

Queue. On appelle ainsi une fin de page laissée en blanc, et dont la suite est reportée en page ou en belle page. Suivant le besoin , on cherche ou l’on évite les queues.

Rabot de fonderie, 39.

Ramette, châssis sans barre, 242.

Ramoitir, c’est humecter avec une éponge imbibée d’eau. Onramoitil de cette façon un tympan , ou une feuille de papier dont on veut se servir tout de suite. On ramoitit aussi du papier sec en l’intercalant dans du papier trempé.

Rang, support de la casse, 72, 249.

Ratisser le rouleau. Quand il a été graissé de vernis ou d’encre et qu’on le reprend pour s’en servir, on enlève le corps gras dont il est enduit avec un instrument non tranchant, en forme de croissant, qu’on promène sur toute sa circonférence.

Rattrapage, intervalle laissé entre deux parties de copie destinées à se suivre : par exemple, lorsque le commencement de la seconde partie est fait avant ta fin de la première. En pareil cas, on presse le rattrapage.

Rayon , planches disposées en forme de casier, dans lesquelles on place les casses lorsqu’elles ne sont pas occupées.

Réclame, indiquée au bas du recto; indication sur la copie d’un commencement de feuille , 173.

Regagner, c’est faire rentrer dans une limite donnée une copie qui excède cette limite. Pour cela, on supprime des bouts de lignes en resserrant celles qui précèdent , ou l’on diminue les blancs.

Regard. Placer un te.\te en regard d’un autre texte ou d’une traduction, c’est mettre l’un et l’autre dans des pages ou dans des colonnes que l’œil peut embrasser en même temps.

Registre , coïncidence des pages du recto et de celles du verso , à la presse manuelle; moyens à prendre pour l’obtenir, 305. A la machine double, 355; à la machine simple, 368.

Réglette. Nous avons expliqué le sens de ce mot dans le chapitre ■ qui traite des garnitures de la forme, 248. La réglette de longueur est la mesure commune dont se sert le metteur en pages.

Régulateur , pièce de la presse Stanhope , 287.

Relevage, Relever. Le relevage, en termes généraux, est l’enlèvement de la forme de dessus le marbre de la presse quand le tirage en est fini. Mais on se sert plus spécialement de ce mot lorsque , pour un motif d’urgence ou de toute autre nature, on relève la forme avant l’achèvement de l’impression, sauf à en reprendre ultérieurement le tirage.

Remaniage , opération qui consiste à remanier le papier après la trempe et avant le tirage, 295.

TABLE ANALYTIQUE

Remanier. On remanie de la composition , soit lorsqu’on en retranche ou qu’on y ajoute quelque chose, soit pour la changer de justification. On remanie le papier après qu’il a été trempé et pressé, 295.

Renfoncement. Les différents genres de renfoncements; comment ils se pratiquent; règles pour la poésie; dans quels cas ils sont arbitraires, 216 et suiv.

Rentrée , Rentrer. Voyez Renfoncement.

Rentrure. Un cliché destiné à être tiré en plusieurs couleurs est reproduit et échoppé en autant de parties, qu’on appelle des rentrures.

Renvoi. Son placement; diverses manières de le figurer, 203.

Retiration, tirage du second côté de la feuille; presse manuelle, 312; machine double, 355; machine simple, 367.

Retourner le papier. Lorsqu’il a été tiré en blanc, il faut avoir soin de le placer sur le banc de la manière qui convient pour la retiration, et l’on doit s’assurer, en tirant la première feuille, s’il est bien retourné sur le pupitre. On retourne in-octavo et in-douze. En donnant des modèles de leur imposition, nous avons fait connaître le sens dans lequel chacun d’eux devait se retourner, 118 et suiv.

Révision, épreuve donnée sous presse après la tierce, lorsque celle-ci contenait encore des corrections , pour qu’on s’assure de leur bonne exécution , 140.

Rompure, opération de fonderie, 39.

Rouleau, substitué aux balles en 1820, 34. Importance du rouleau pour les tirages. Sa fabrication. Soins à prendre pour sa conservation, 327 et suiv. Mécanique simple, rouleaux chargeurs, 366. Remarques générales, 375.

Rouleau, pièce de la presse manuelle, 282.

Rouler. On dit qu’une presse roule, lorsqu’elle n’est plus arrêtée par la mise en train , et que le tirage se continue sans interruption.

Sabot, nom donné à la boîte dans laquelle on jette les lettres usées et destinées à être remises au creuset.

Satinage du papier imprimé, 438.

SciiŒFFER, collaborateur de Gutenberg, 18 et suiv.

Serrer. Nous avons expliqué en plus d’une occasion dans quel cas on serrait ou desserrait les formes, et comment on y procédait. En termes de composition proprement dite , serrer c’est employer des espaces faibles, et restreindre les blancs, pour gagner du terrain.

Servante , partie de la presse manuelle , 282 , 333.

Signature, marque particulière à chaque feuille pour la distinguer et la classer; s’exprime en chiffres ou en lettres; le nombre en est déterminé par le format; placement de la tomaison et quelquefois du titre de l’ouvrage dans la signature; indication des signatures suivant les formats; supprimer les signatures inutiles, 165 et suiv. Tableau indiquant la concordance des signatures et des folios pour les formats primitifs, 172.

ET VOCABULAIRE

SiGxNES usités dans la composition, 91.

Sommaire, espèce de sous-titre développé. Différentes manières de le composer, 196.

Sortie de justification; dans quels cas, 154. Manière de les opérer,

Souche, garniture de ballot, 438.

Stances , Strophes. Manière de les blanchir et de les couper, 210.

Stéréotypie. Primitive, ses différents procédés: au plâtre; au papier; galvanoplastique. Soins à prendre pour la conservation des clichés, 443 et suiv.

Supérieures (lettres), 62.

Supports , un des détails de la mise en train , 306 et suiv.

Surcharges. On comprend sous cette dénomination générale tout ce qui sort une composition des conditions données. Sans parler des corrections , qui forment un article spécial , les surcharges comprennent toutes les difficultés, telles que les parangonnages, les tableaux, etc.; toutes les parties en caractères plus fins, telles que sommaires, notes, épigraphes, etc., qui motivent de l’augmentation dans un prix de composition établi pour un texte uniforme.

Table. Simple, analytique; leurs différentes dispositions, 189 et suiv.

Table , partie de la presse en bois , 283.

Table - ENCRIER , accessoire de la presse manuelle , 33U.

Tableaux. Leur extrême diversité ne permet pas d’établir des règles générales pour leur composition. Soins à prendre pour leur établissement ; ils demandent des ouvriers expérimentés, 219 et suiv.

Tablette, partie de la presse en bois, 283.

Taconner, c’est taquer par-dessous. Il arrive quelquefois que des lames de filets sont basses en certaines parties; dans ce cas, on donne en dessous quelques coups de pointe , ou l’on étire la matière avec de légers coups de marteau , pour mettre l’œil au niveau du reste : cela s’appelle taconner. On appelle aussi taconner coller, avant le tirage, sous une forme qui contient des lettres de hauteurs inégales, une feuille de papier trempée pour rétablir le niveau.

Talus de la lettre ; certaines lettres n’en ont pas ou presque pas , 59.

Taquer, onomatopée qui représente le bruit d’une forme sur laquelle on promène le taquoir, et qui a donné son nom à cette opération.

Taquoir , petit morceau de bois carré dont on se sert pour taquer, ou niveler les caractères sur le marbre, 253.

Tasseaux , pièces de la presse Stanhope , 288.

Têtes , garnitures qui forment les têtes de pages.

Texte, matière principale d’un ouvrage; son influence sur les parties accessoires , 192. Synonyme d'original, 193.

Tierce , épreuve donnée sous presse, et ainsi nommée parce que c’est la troisième des épreuves typographiques, abstraction faite de celles qui ont pu être vues par les auteurs ou éditeurs , 136, 269, 300.

TABLE ANALYTIQUE

Tirages. Considérations générales, 269. Ses défauts et ses qualités, 291. Tirage à la presse manuelle, 311 ; à la presse mécanique, 335 et suiv.; tirages divers à la machine double, 359; de tableaux avec réglure, 360; de clichés, ihid.; tirages divers à la machine simple, 370; tirages spéciaux, 382.; tirage des illustrations, 386.

Tiret. Voyez Trait d’union.

Tissiérographie , procédé pour remplacer la gravure , 456.

Titre. Il y en a de plusieurs espèces. Frontispice, des soinsà donner à sa disposition, 176-185. Eaux titre, 185. Titre courant, ihid. et suiv. Titre de départ, 188. Titre, dénomination générale, et sous-titre , ihid.

Tomaison. Sa place dans la signature de la feuille, 79.

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