‹ Traité de la typographieChapitre 24 sur 199 · APOSTROPHE · texte numérisé non relu

APOSTROPHE

U apostrophe est le signe de l’élision.

Les mots de la langue française qui s’élident et qui prennent V apostrophe sont :

Les articles la, le;

Les pronoms personnels je, me, te, se;

Le pronom démonstratif ce ;

Les conjonctions de, que, et de plus les adjectifs et adverbes dont celle-ci est la terminaison , comme quelque, jusque, lorsque, puisque, quoique, etc., pourvu toutefois (à peu d’exceptions près) que le mot qui occasionne l’élision de ces adjectifs et de ces adverbes soit un monosyllabe.

On voit que, sauf l’article féminin la, c’est l’e muet qui s’élide dans tous ces mots.

L’i de la conjonction si s’élide devant le pronom il.

Quelques autres élisions sont admises par la grammaire, telles que celle de l’adjectif féminin grande, dans les exemples suivants : grandrhambre, grand’ chose , grand’croix, grand’ garde , grand’mère, grand’messe, grand’ rue, grand’lante, etc.

Dans tous les cas ci-dessus mentionnés, V apostrophe se place, sans espace avant ni après, entre le mot élidé et le suivant. On doit éviter de diviser un mot d’une ligne à une autre après une apostrophe.

11 est certains ouvrages, notamment des pièces de théâtre, dans lesquels, mettant en scène des paysans, et pour imiter la prononciation vicieuse de ces personnages, on élide quelques voyelles ou

COMPOSITION

diplitliongues soit à la fin, soit dans rintciâeur dos mots, et on les remplace par une apostrophe. Lorsque rélision est finale, le mot qui la subit doit être suivi d’une espace comme à l’ordinaire.

Cette règle est également applicable à la composition de quel({Lies idiomes étrangers, tels que l’anglais, l’italien, le portugais, l’espagnol, qui, dans les vers principalement, olTrent de nombreux exemples de mots élidés par aphérèse, par syncope et par apocope.

L'apostrophe, dans sa configuration typographique, est une petite virgule placée à hauteur du prolongement supérieur de la lettre.

Elle est fondue à vif sur les deux faces de son épaisseur, pour que l’approche en soit parfaite lorsqu’elle ne doit être ni précédée ni suivie d’une espace.

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