SOMMAIRE, ARGUMENT
Le sommaire est une espèce de sous-titre développé contenant une analyse succincte des matières traitées dans l’article en tête duquel il est placé. 11 sert le plus fréquemment à accompagner les titres des chapitres, des livres, ou autres divisions d’ouvrages. 11 y a différentes manières de le présenter quant à la composition; cette variété résulte, tant des diverses positions où il peut se trouver employé et de l’entourage qu’il peut avoir, que du nombre de lignes dont il est formé.
Ainsi, à l’envisager d’abord sous le rapport des diverses dispositions qu’on lui donne, en raison du nombre de lignes qu’il contient, nous établirons comme constantes les règles qui suivent.
1° S’il ne dépasse pas la première ligne, on le place dans le milieu, c’est-à-dire en ligne perdue. On doit faire en sorte qu’il ne remplisse pas la justification, de peur qu’au premier aspect il ne se confonde avec le texte dont il est précédé et suivi'; ensuite parce que cette rencontre, qui parfois cependant est inévitable, peut être considérée comme une négligence et un manque de goût. 2"" Lorsqu’il forme deux lignes, on fait la première à peu près pleine, et elles se placent toutes les deux au milieu de la justification. 3° Quand il comprend trois lignes et
COMPOSITION
au delà, deux iiiétliodcs peuvciii elro employées: rime, qui autrefois était invariable, consiste à faii'e la première ligne pleine et à rentrer les autres d’un cadratin; l’autre, plus nouvelle, coupe le sommait-c en lignes inégales, placées au milieu, et de manière à donner à l’ensemble une configuration gracieuse et variée, en tenant compte pour cette coupure de l’avantage que le sens peut y trouver.
C’est la première de ces deux méthodes qui a donné son nom aux compositions dites en soynmaire, telles que tables, dictionnaires, etc., par opposition à celles qui se font en alviéa.
Quant aux caractères qu’on emploie ordinairement pour sa composition, il n’existe pas de règle fixe à cet égard ; c’est le goût qui décide suivant les circonstances; seulement voici les divers systèmes que l’usage a consacrés.
Lorsqu’un sommaire ne forme qu’une ou deux lignes , on peut le mettre en petites capitales du même corps que le texte ou environ. S’il dépasse ce nombre, on le met, soit en italique du texte, soit en caractère romain un peu inférieur. On ne se sert guère de petites capitales pour les sommaires de plusieurs lignes que dans les frontispices, d’où les lettres du bas de casse sont généralement proscrites.
Dans certains ouvrages classiques, de meme que dans les poèmes, les sommaires prennent le nom {Wvrejuments , et ils sont sous ce titre plus analytiques et plus étendus. A la composition, les arguments sont toujours mis en sommaire.