‹ Traité de la typographieChapitre 9 sur 199 · EXEMPLE · texte numérisé non relu

EXEMPLE

« Pour s’informer si un peuple est policé ou barbare, l’on peut se réduire à demander : A-t-il l’usage de l’imprimerie? a-t-il la liberté de la presse? » (Volney.)

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Nous ne pouvons mentionner ici qu’en termes généraux les caractères de fantaisie, qui servent à la composition de certains titres, des couvertures de volumes et des nombreux travaux compris dans la catégorie des ouvrages de ville. Ces caractères, soumis aux caprices de la mode, et empreints la plupart d’un goût contestable, sinon franchement mauvais , auraient probablement cessé d’exister alors que nous entreprendrions de les énumérer et

de les décrire. Nous recommanderons en tous cas de ne les employer dans le cours des volumes qu’avec réserve et discernement, et de les exclure avec rigueur de tout ouvrage classique, et de tous les textes où ils formeraient un contraste choquant avec la sévérité des matières.

11 est une autre série de caractères dont nous nous abstiendrons entièrement de parler : ce sont ceux qui servent à l’impression des langues étrangères où l’alphabet romain n’a pas été adopté, et notamment l’immense variété des caractères orientaux. La description de ces caractères, qui exigerait à l’appui des modèles complets et même des explications grammaticales, comporterait un traité spécial et des développements très-étendus. Non-seulement nous n’avons point entendu comprendre dans les limites de notre cadre ces détails exceptionnels et scientifiques; mais nous croirions aussi qu’ils ne profiteraient qu’à un fort petit nombre de nos lecteurs, qui attendent de nous des notions usuelles de fart typographique , et non point une œuvre d’érudition.

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