‹ Traité de la véritable oraisonChapitre 103 sur 129 · DE I.A YÉliîTAKLE ORATSf · texte numérisé non relu

DE I.A YÉliîTAKLE ORATSf

|)(iiirro/, (les mrclisancos, clos monsongrs, des munniircs et des chansons profanes. Privez-vous d'enlendrc des nouvelles curieuses touchant les choses qui ne vous regardent pas, ni l'honneur de Dieu, ni le hien de l'Eglise. Ne prenez point ])laisir à écouler les bouffonneries, les plaisanteries et les railleries. Evitez les occasions d'entendre des choses qui pourraient plaire à votre oreille ; connue de certains airs qui flattent, des vers eflcminés, etc. Même quand vous êtes à l'église, et que vous y entendez un chant mélodieux, doux et agréahle, ne l'écoutez avec plaisir qu'avitant qu'il contribue à vous donner de la dévotion, à vous miir Ix Dieu et à vous faire penser aux ])laisirs charmants que l'on goûte dans le ciel en chaulant les louanges du Seignem".

5" Mortifier la langue. — Aimez à garder le silence, à l'exemjjle de Jésus-Christ, qui le garda pendant trente ans. Quand v^ous devez parler, faites-le en j)eu de mots, et d'un ton modeste. Ne dites jamais aucune parole au désavantage de votre prochain, ni qui soit à votre propre avantage. Evitez non seulement les paroles de médisances, de mensonges, d'équivoques, de murmures, de railleries piquantes et de badineries fades : mais aussi toutes les paroles oiseuses.

T.ES l^.TVTS l>'oi\ VISON îîBf)

(Imil il raiulrn riMulrc cniiii)!!' ;m jour du .liigciiiciit '. Si vous êlps grand parleur, vous no scro/ jamais iiilériour, ni lioninir d'oraison. Dans vos rc( ivalions, parlez autant qu'il est nécessaire pour récréer et relâcher l'esprit sans le dissi|)er. Mais |)endanl que \ous \ous égayez et que m)us prenez quelipi(> plaisir iiuiocent. soyez allenlil à donner du plaisir aux autres par des manières ilouces et lioiuiètes ; ou du moins é\ itez de leur dt'plaire par des paroles sèches el pi(|uaiiles.

Kien n'j'st capable de \ous inspirer de la circonspection dans vos paroles, comme ce cpTen écri\ait lapôtre saint .lacques aux premiers chrétiens : « Si cpielquun, dit-il, croit cire religieux. « en ne réprimant |)oint sa langue, el en laissant (1 tlissiper son cœur de côté et d'autre, il n'a (pi'une religion vaine et inutile. (Jelui qui ne commet j)oint de fautes en parlant, est un lioniuie |>arrail : cl il peut conduire et tenir en brille tout le corps. La langue nesl qu'une |tetito partie du corps, et cependant elle |)eut se vanter de faire de grandes choses : voyez ("omment un [letit feu est capable d'allumer une grande foret : la langue est aussi un feu. C'est un monde d'iniquité, et quoiqu'elle ne

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