I. I Petr. V
•i. Matth. \xMi, 10.
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la(|uclle il rlail dcscciulii ilu ciel en terre '.
Il V a (le graiul-s saints qui se sont ahandonnc's à la volonlé de Dieu, non seulement pour le leuips. mais aussi pour toute l'éternité, par un pieu\ transport d'amour, ou pour se calmer ilans leurs IrouMes. ou pour faire cpieUpie diversion dans leurs peines intérieures. \ ous ne de- Aez pas vous persuader aisément d'èlre dans leur' état.
Cet abandon n'était pourtant pas de désespoir, mais de confiance et d'amour. Jamais ils ii'ont consenti au désespoir, et à la réprobation ('ternelle. Cela fait horreur seulement d'y penser. S'ils ont accepté de souflVir des peines sensibles, pour satisfaire à la justice de Dieu, jamais ils n'ont consenti d'être privés éternellement de l'amour et de la vue de Dieu, en quoi consiste principalement la damnation éternelle. Jamais non plus ils n'ont été indilTérents pour leur salut, mais ils le désiraient avec ardeur.
C'est un faux amour dont on .se llatte, que celui qui se termine à lindilTérence de posséder ou de perdre Dieu ; et qui regarde d'un œil égal et tranquille, la damnation éternelle, ou son salut éternel, qui consiste à voir et aimer Dieu