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y lès dans l'oraison, quel que soil l'endroit où vous alliez, et pour éviter toute sorte d illusion dans ce saint exercice, c'est de vous mortifier en tout. Los chutes effroyables de tant de personnes, qui pratiquaient la piété, viennent originairement de ce que ces personnes n'étaient pas bien mortifiées. Elles ont aouIu unir la dévotion avec la vanité, la sensualité et la \ie molle. De là il est arrivé qu'après avoir commencé par l'esprit, elle ont fini par la chair '. Je ne m'explique pas davantage. C'est pour prévenir un tel malhevu' que je \ous ai toujours parlé de la mortification, lorsque vous m'avez consulté touchant votre oraison ; et je ne cesserai jamais de vous en parler toutes les fois que vous me procurerez l'honneur et le plaisir de vous écrire.
Les saints Pères et les véritables Mystiques ont toujours établi la solide piété et la véritable dé\otion sur la mortification. Ils ont jugé avec beaucoup de raison, qu'on ne fait aucun progrès dans l'exercice de l'oraison qu'à proportion qu'on pratique la mortification. En effet, dans l'oraison l'âme s'élève jusqu'à Dieu, pour s'entretenir familièrement avec lui, pour connaître ses mystères et