‹ Traité de la vraie dévotion à la sainte Vierge [microforme]Chapitre 37 sur 49 · I. Avant la Communion · texte numérisé non relu

I. Avant la Communion

1° Vous vous humilierez profondément de.

vant Dieu, 2° Vous renoncerez à votre fonds tout corrompu, et à vos dispositions, quelque bonnes que votre amour-propre vous les fasse voir, 3° Vous renouvellerez votre consécration, en disant: Tuus totus ego sum, et omnia mea tua sunt : “ Je suis tout à vous, ma chère ‘ Maîtresse, avec tout ce que j'ai.” 4° Vous supplierez cette bonne Mère de vous prêter son cœur, pour y recevoir son Fils dans les mêmes dispositions. Vous lui représenterez

qu'il y va de la gloire de scn Fils de n'être pas mis dans un cœur aussi souillé que le vôtre et aussi inconstant, qui ne manquerait pas de lui ôter de sa gloire ou de le perdre ; mais si elle veut venir habiter chez vous pour recevoir son Fils, elle le peut par le domaine qu'elle a sur les cœurs ; et que son Fils sera par elle bien reçu sans souillures, et sans danger d’être outragé ni perdu : Deus in medio ejus non commovebitur (1). Vous lui direz confidemment que tout ce que vous lui avez donné de votre bien est peu de chose pour l’honorer, mais que, par la sainte Communion, vous voulez lui faire le même présent que le Père éternel lui a fait, et qu’elle en sera plus honorée que si vous lui donniez tous les biens du monde; et qu'enfin Jésus, qui l’aime uniquement, désire encore prendre en elle ses complaisances et son repos, quoique dans votre âme plus misérable et plus pauvre que l'étable, où Jésus ne fit pas de difficulté de venir parce qu’elle y était, Vous lui demanderez son cœur par ces tendres paroles: Accipio te in mea omnia ; præbe mihi cor tuum, O Maria !

IT, Dans la Communion.

Près de recevoir Jésus-Christ, après le Pater, vous direz trois fois : Domine, non sum dignus,

(1), Ps. xLzv, 6.

n'être pas 1e le vôtre ait pas de dre ; mais pour receune qu'elle ra par elle nger d’être O ejus non confidem- + donné de * l’honorer, |, VOUS vOUe le Père plus hono- 38 biens du me uniquee ges comdans votre » que l'étaé de venir anderez son ceipio te in D Maria !

ès le Pater, sum dignus,

ete., comme si vous disiez, la première fois, au Père éternel, que vous n'êtes pas digne, à cause de vos mauvaises penséesfet ingratitudes à l'égard d’un si bon Père, de recevoir son Fils unique, mais que voici Marie, sa fidèle servante : Æcce ancilla Domini, qui prie en vous et pour vous, et qui vous donne une confiance et espérance singulière auprès de sa Majesté : Quoniam singulariter in spe constituisti me (1).

Vous direz au Fils : Domine, non sum dignus, ete. que vous n'êtes pas digne de le recevoir à cause de vos paroles inutiles et mauvaises, et äe votre infidélité à son service ; mais cependant que vous le priez d’avoir pitié de vous, que vous l’introduirez dans la maison de sa propre Mère et de la vôtre, et que vous ne le laisserez point aller, qu'il ne soit venu loger chez elle : T'enui eum, nec dimittam, donec introducam illum in domum matris meæ, et incubiculum genitricis meæ (Cant. tr, 4). Vous le prierez de se lever et de venir dans le lieu de son repos et dans l’arche de sa sanctification : Surge, Domine, in requiem tuam, tu et arca sanctificationis tuæ (2). Vous lui direz que vous ne mettez aucunement votre confiance dans vos mérites, votre force et vos pré: parations, comme saü, mais dans celles de

(1) Ps. 1v, 10.

(2) Ps, cxxx1, 8,

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