IX
Quand je m'élève à Dieu, mon Père, Du fond de mon iniquité,
C’est sur les ailes de ma Mère,
C’est sur l’appui de sa bonté.
Pour calmer Jésus en colère, Avec Marie il est aisé ;
Je lui dis : Voilà votre Mère !
Aussitôt il est apaisé.
Cette bonne Mère et Maîtresse
Me secourt partout puissamment :
Et, quand je tombe par faiblesse, Elle me relève à l'instant,
Quand mon âme se sent troublée Par mes péchés de tous les jours, Elle est toute pacifiée,
Disant : Marie, à mon secours /
DK LA VRAIE DÉVOTION f XILI, Elle me dit dans son langage,
Lorsque je suis dans mes combats ; Courage mon enfant, courage !
Je ne t'abandonnerai pas.
Voici ce qu’on ne pourra croire :
Je la porte au milieu de moi, Gravée avec des traits de gloire, Quoique dans l’obseur de la foi.
Elle me rend pur et fertile Par sa pure fécondité :
Elle me rend fort et docile Par sa profonde humilité.
Marie est ma claire fontaine Où je découvre mes laideurs, Où je me délecte sans gêne, Où je tempère mes ardeurs,
Je vais par Jésus à son Père, Et je n’en suis point rebuté ; Je vais à Jésus par sa Mère, Et je n’en suis point rejeté,
ats ;
À LA SAINTE VIKRGK.