‹ Traite de lithographieChapitre 53 sur 63 · CHAPITRE XVII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XVII

Ouvrages publiés sur la Lithographie.

J'ai pensé qu'il pourrait être agréable à mes lecteurs de connaître les titres des divers ouvrages qui ont été publiés sur la Litbographie. J'ai réuni dans ce chapitre tous ceux que j'ai pu me procurer, et je les ai inscrits par ordre de date. Peut-être en existe-t-il d'autres qui me sont inconnus; mais je n'ai rien négligé pour avoir dans ma bibliothèque tons ceux qui sont venus à ma connaissance. Je dirai avec franchise ce que je pense de chacun de ces ouvrages : le lecteur pourra d'ailleurs réformer, s'il le juge convenable, ces jugemens, qui ne sont pas sans appel.

3)aë (*Jel)cimm§ bcê Sffinbrurfs in feincm ganjen Umfangf, praftifef) unb ofynt 9ïû<f» balf nad; cûjcncn @rfûl>runû<it bcfd;rieb<n »on cincm £tcbf)ûber. Stl« einlabuno, jum «Kadjbcnfcn «nb «Bîtttrirfcn an 9ttc, benen bit «BcrooUfommnung bitf<$ newn jtuitfl* jro<tg<» an«.clcacn f<nn fann.

3m <33crlaa. ber 3. &. £of (a'fchcn "SBud^anbluna in îûbinacn. 1810.

Cet ouvrage est le premier qui a été publié sur la lithographie. L'auteur y a décrit en détail, tout ce qu'il savait à cette époque. L'art ayant, fait depuis de grands progrès, il n'a plus aujourd'hui qu'un intérêt historique.

Dans l'ouvrage intitulé : Essai sur les arts et les manufactures de l'Empire d'Autriche, par M. Marcel de Serres, tome 2 , page 51 , se trouve une notice historique et descriptive de la Lithographie.

Cette notice faite à une époque (en 1809 et 1810) où la Lithographie était encore fort peu avancée, par un savant qui n'a fait que recueillir en passant à Munich ce qu'on lui a dit, mais qui lui-même n'a aucune pratique en Lithographie, contient une quantité d'erreurs et ne peut aujourd'hui être d'aucune utilité.

Dans la feuille intitulée : 2Cnj<^cn fur JTunfi unb ©<»<rbfl<ijj in «Banern, années 1816 et 1817 , se trouvent plusieurs lettres de M. Schlichtegroll, sur l'origine de la Lithographie. Elles contiennent des détails historiques fort curieux.

<3Bolljîânbio,<3 2.chrbucb ber 6fctnbrurfcrci cntljulfcnb tint ridjtige unb btuflicbc 2ln»«ifung ju bcn vcrfcf>icben<rt 3Jtompulationa-2lrftn bcnftlfxn in aOcn ihren 3»ei3en unb OTanieren, bdcat mit b<n nôtbi^cn 9Hufterblâttern , ncbfl cincr t>oran gebînbcn ausfûbriicbtn @<fdwd;te bicfcr Jéunfr , wn iljrcm €ntfl«bcn bi8 ouf g^cnwârtig< 3cit. «erfajjt unb b«au*flf«.cbcn \>çn b<m er|tnbcr b<r £itho^râf>bic unb cbcmifdvtn 3)ru<fcrti 2llot$ ©cncfclbcr.

ÎDÎit «iner SBorrebe b«$ ©<n<raU©«fretârs ber fônigl. ?lf«btmtf b<r 9Biff<nf<i)ttff ju îDîûndjcn, b<8 3)tr<f(orè ^riebridj » on ©éUétegroll.

OTûnd;<n t*i #arl $l)i«rmann, n»i« fret Jfarl ©trolb. — 1818.

Cet ouvrage a été traduit en français et publié parTreuttel et Wûrtz, en 1819, à Paris, sous le titre de l'Art de la Lithographie, ou instruction pratique contenant la description claire et succinte des différens procédés à suivre pour dessiner, graver et imprimer sur pierres; précédée d'une histoire de la Lithographie et de ses divers progrès, par M. Aloys Senefelder, inventeur de l'art lithographique.

Cet ouvrage est écrit avec conscience. On y voit combien Senefelder a fait d'efforts et d'essais pour arriver à produire sur pierre, la série si riche des moyeus d'imprimer, dont cet art est susceptible. 11 renferme une quantité d'observations très-justes et peut en général être considéré comme le meilleur ouvrage publié sur la Lithographie: la plus grande partie de ceux qui ont paru depuis n'en étant que des extraits plus ou moins parfaits. Toutefois, il est à regretter que l'auteur se soit plutôt attaché à publier une quantité de recettes inutiles ou de pure curiosité, qu'à donner des détails pratiques sur les procédés les plus essentiels de la Lithographie. Cette imperfection tient sans doute à deux causes, 1° à l'état encore peu avancé de la Lithographie au moment où l'ouvrage a été publié; 2° à la tendance naturelle de Senefelder à chercher plutôt de nouveaux procédés qu'à perfectionner ceux déjà existans.

Notice sur la Lithographie ou l'art d'imprimer sur pierre par M ,

Dijon, 1818.

Ce petit ouvrage, excessivement laconique, présente peu d'intérêt.

Procédé actuel de la Lithographie rais à la portée de l'artiste et de l'amateur , ouvrage contenant les différons procédés qu'il est indispensable de suivre pour obtenir un résultat satisfaisant, et à l'aide duquel on peut soi-même, sans le secours de qui que ce soit, mettre au jour toutes sortes de productions utiles, ingénieuses et agréables. Pari) Paris, 1818.

Non seulement cet ouvrage est écrit d'une manière tellement confuse qu'il en est presque inintelligible; mais il annonce en général peu de connaissances de la part de son auteur. Il ne peut être utile ni aux amateurs ni aux lithographes.

Mémoire sur les expériences lithographiques faites à l'école royale des ponts et chaussées de France, ou manuel théorique et pratique du dessinateur et de l'imprimeur lithographe ; publié par Raucourt, de Charleville, ancien élève de l'école polytechnique. 7Wo«,1819.

La Lithographie fondée à l'école des ponts et chaussées, ne l'a été qu'avec les faibles renseignemens contenus dans l'ouvrage de M. Marcel de Serres. On a eu une peine infinie à perfectionner, d'après des notices si peu complètes, un art aussi difficile que la Lithographie , et à trouver par des expériences nombreuses ce que d'autres lithographes savaient déjà depuis longtcms à cette époque. Il est fâcheux qu'on ne se soit pas adressé franchement à l'un des établissetnens existans alors en France, pour en obtenir la communication de ses procédés. En travaillant sur de pareilles bases, il n'y a pas de doute que les hommes distingués qui étaient à la tète de cette Lithographie, n'eussent porté cet art à un haut point de perfection.

Quoique l'ouvrage de M. Raucourt soit bien écrit, il ne serait aujourd'hui d'aucune utilité à un lithographe.

Manuel du dessinateur lithographe, ou description des meilleurs moyens à employer pour faire des dessins sur pierre dans tous les genres connus, suivie d'une instruction sur le nouveau procédé du lavis lithographique, par G. Engelmann. 1822.

Édition allemande sous le titre : (Ëngdmâtm'ë Jpanbbud) fur «Strinjcicfyitcr ober "Jkfdjrcibuna ber bcjten ÎKittcl um in allrn bcfanntr n 'SManiercn auf ©fein ju jcidjncn. 2ln« b«m îranjôjtfcbtn »on 3)r. JÇarl 3>icli$.

SOtrlaa, con &. ©ropiuî in SBcrifo. 1833.

3)ie Slnwenbunq bel 3infa fïûft b<r ©tein unb upferplaitcn ju bcn pcrticftcn 3<id>» mingtartcn. 9tcbfl tin«r Slnweifuiuj 3RcfaUafa)ùffc ton crfabencn unb ticfecâtten ®t<in= jcicbnunqcn u» macficn. 3>ûraeflcllt »on l2B. (Sbcrbart mit 10 •probcblâfttrn.

Sormjîabt, «Gerlaa »t>n £ <2B. £«èfe. i8ua.

Quoique le principal but de cette petite brochure soit de traiter la gravure en creux sur zinc, en remplacement des planches de cuivre, il contient cependant aussi quelques notices qui ont rapport à la Lithographie.

L'Aquatinte lithographique, ou manière de reproduire des dessins faits au pinceau, dédié à M. le comte de Forbin. Paris, 1821.

I^e texte de ce cahier est lithographié et très-laconique; et les moyens enseignés sont peu clairs et inintelligibles pour celui qui ne serait pas déjà au fait de la Lithographie.

Code des imprimeurs-libraires, écrivains et artistes, etc., par F. A Pic, juge au tribunal de première instance à Lyon. 1827.

Cet ouvrage devrait être entre les mains de tous les imprimeurs.

Manuel du dessinateur et de l'imprimeur lithographe, par L. Jiregaut, lithographe breveté de S. A. R. M"r le Dauphin. Paris } 1827.

Ouvrage superficiel, qui ne contient à peu près que ce que tout lithographe sait déjà.

♦Théorie lithographique, ou manière facile d'apprendre à imprimer soi-même; contenant six planches représentant douze sujets; parL. Iloubloup, imprimeurlithographe , 2e édition. Paris, 1818.

Brochure exécutée par le procédé de l'autographie.

Cet ouvrage, qui est plutôt pratique que théorique, peut contenir quelques renseignemens utiles à celui qui est déjà au fait de la Lithographie; mais il n'est ni assez clair, ni assez explicite pour accomplir la tâche si difficile d'apprendre à imprimer soi-même.

Mémoire sur la Lithographie et sur des procédés de retouche et d'effaçage. Par MM. A. Chevalier, pharmacien-chimiste, et Langlumé, lithographe. Paris,

Ce mémoire autographié n'est que le prélude d'un ouvrage complet sur la Lithographie que les auteurs se proposaient de publier, et pour lequel la Société d'encouragement leur a décerné en 1830 une médaille d'or. Mais M. Langlumé ayant quitté Paris, cette publication a été retardée et a paru plus tard sous les noms de MM. Chevalier et Langlumé , avec des notes de MM. Mantoux et Joumar.

Ce mémoire contient un nouveau moyen d'acidulation adopté aujourd'hui par beaucoup de lithographes, et un moyen d'elfaçage par la lessive caustique. J'en ai parlé dans les chapitres précédons.

Dans le Dictionnaire Technologique, tome 12, page 333, se trouve une description de la Lithographie. L'espace réservé à cet art dans un pareil ouvrage n'a point permis de le traiter avec les détails nécessaires pour l'instruction des lithographes. Cet article peut plutôt être considéré comme destiné à donner au public une idée du système et de tous les moyens employés pour produire des impressions lithographiques.

Description de tous les moyens de dessiner sur pierre avec l'étude des causes qui peuvent empêcher la réussite de l'impression des dessins. ParE. Tudot, dessinateur-lithographe. Paris j 1833.

S'il y a quelques bonnes choses dans ce livre, on regrette de les y trouver intercallées dans une quantité de raisonnemens peu justes. M. Tudot lui-même n'est pas lithographe et n'a dû qu'à des communications ce qu'il a dit de cet art. On concevra donc facilement qu'il a dû tomber dans de nombreuses erreurs, en voulant expliquer toutes les causes et les effets de l'art d'imprimer sur pierre.

3)ic £itf)oo,rapl)ic ober ©tcinbrucfcrci im gânjcn Umfamjc unb in aflen 3ftanicren; nacfy btn ncucjîcn grjinbunam b<r 3><utfd)cn, îranjefcn, ,">talien<r unb ënglânbrr, bearbeitet «on 3)r. % J?. OT. <=Pof fc, J&ofra<b unb orb<ntlicbtm «profeflor ber îccfmo* loajc jh îûbimjtn. ©futtgarbf, i833.

Misérable compilation faite par un homme qui n'entend rien à la Lithographie.

Manuel pratique du lithographe, ouvrage qui a obtenu une médaille de la Société d'encouragement pour l'industrie nationale, au concours de 1830, augmenté de notes sur les nouveaux procédés, avec les lois et ordonnances qui ré-

gissent celte profession. Par M. Jules Desportes, imprimeur-lithographe. Paris,

Cet ouvrage exécuté en autographie doit être classé parmi les meilleurs qui aient paru sur la Lithographie. Seulement il est à regretter que l'auteur ait été un peu trop concis dans certaines parties, et ne soit pas suGs3mmcnt entré dans les détails de manutention.

îafcbxnbucb b«r nottpvcnbigficn Accepte fur j«b<n Siit^rafljcn unb Stcinbrucftr, ober genauc 2lnlcitung roi< man fine gutc chemifebt îufd)< ($int«) foroobl jum githe= grajjIjUrcn oU jum Umbrucf, Jtrcibc^um Stcinjcidmcn , unb aUc bunfc unb fdnrarjc $arb<n jum 3>rucfcn ber frerfdnebcnen «manicren cerftrtiflt, ncbfï «incr furjen ««fdjrcw bung iric bic ©teinc b<i b<n tf rfdncbcnen ÇOTanicrcn prapariert , unb fclbfï uerborbenc ©teinc rcieber in braucbbarfu 3u|tanb <)«fc$t roerben fônnen.

?luf praftifebe (frfabrunq gcgrûnbct, gcfammclt, bcraufrgtgtben unb ben 'Stnfânqcrn fo wic allcn Collcgcn biefer tfunjî getribmet oon 3>untf jun. £itf>o<jr«pf? unb SBcftfier cincr Ut^rapbifdwn 2tn|lalf. SBonn. 1835.

giqtntljum unb 3krl<uj ber obcrlânbifd>cn «u<h= , flun|î= unb <D?ufifl)<mbluna. ton & $un\l u. Corn*.

Ce titre comme on voit promet beaucoup; mais la petite brochure qui le porte tient fort peu.

Limprimeur-lithographe, nouveau manuel à l'usage des élèves, par Auguste Bry, ouvrier imprimeur-lithographe. Paris, 1835.

Très bon ouvrage fait par un praticien habile et entendu dans sa partie. Il contient d'excellens conseils, surtout sur les travaux manuels de l'imprimeur.

$>it Sitbograpljic in ibr<m ganjen Umfanqe. ëin tl)«or<tifcb = praftifd>cd £el)r= unb .fcanbbucb fammtiicb/r in bic|< Stun\\ fich, fccrjwctgcnbcn ©ajcnjïânbc, fur ©tcinjcidmcr, ©fetnfchrciber, ©tcinbrutfcr unb litfjograpfnfcbc '•ilnjkltcn fo n>ic mtcij fur Slnfângcr unb $t(ett«nfat. 3îcbjt «incr Stmocifung jur jn>ccfmâ§uitîcn Çinrityung cljcmifcfyrr 3>rucfc= reien im gre|;cn fowobl aU fur ben «Prtoatgcbraud).

6i|t€matifd> georbnet unb mit b<n neuc|tcn erprobten (Jntbccfungcn bcrcid>crt ron 5. 93. SB. 93ou(j, praftifd;cm Sttboflrapfan,

3n»eitc ?(uf(agc.

?lugèburg, in <*ommif|ïon ber ton 3cnicbunb ©tage feben 'Sucnbanblung. i«3(*>.

Quoique ce petit ouvrage ne réponde pas entièrement à son titre un peu emphatique, il contient cependant de bonnes choses, dont à la vérité une partie est tirée de l'ouvrage publié en 1818 par Scncfeldcr.

Le Lithographe , Journal des artistes et des imprimeurs, paraissant du 1* au 10 de chaque mois en un cahier de 32 à 40 pages avec des dessins lithographiés, publiant tous les procédés connus de la Lithographie avec leurs différentes modifications, signalant les découvertes nouvelles dans cet art, et rendant un compte impartial de ses productions; rédigé par des lithographes sous les auspices et avec le concours d'hommes de lettres.

Ce Journal est publié par M. Jules Desportes; il a été fondé en 1837.

Traité complet de la Lithographie, par MM. Chevalier, chimiste, membre de la Société d'encouragement, professeur à l'école de pharmacie de Paris, et Langlumé, imprimeur-lithographe; avec des notes de MM. Mantoux et Joumar, imprimeurs-lithographes. Ouvrage qui a obtenu en 1830 le prix de la Société d'encouragement. Paris, 1838.

On concevra facilement qu'un ouvrage écrit avant 1830 et publié en 1838, sur un art qui fait des progrès aussi rapides que la Lithographie, n'est plus, sous bien des rapports, au niveau des connaissances actuelles. Aussi, dans les notes qu'on y a ajoutées au moment de sa publication, a-t-on souvent été obligé de contredire ce que contient le texte de l'ouvrage. 11 y a certainement de bonnes choses dans ce livre, mais le nom du savant chimiste qui l'a publié permettait d'espérer quelque chose de mieux, surtout sous le rapport théorique.

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