‹ Traité de matière medicale homoeopathique, comprenant les pathogénésies du trai té pure et du traité des maladies chroniquesChapitre 27 sur 33 · OR FULMINANT · texte numérisé non relu

OR FULMINANT

« L'or fulminant est un oxyde d*or que Ton a précipité de sa dissolution nitrohydrochlorique (étendue dans quatre fois son poids d'eau pure) par de l'ammoniaque pure. Le précipité, séparé par le filtre, lavé, séché, se conserve dans un flacon. Une légère chaleur ou la seule pression détermine la fulmina tion de cet oxyde avec une forte et dangereuse explosion. Le métal est réduit : il y a formation d*eau et dégagement de gaz azote (1). »

SYMPTOMATOLOGIE.

Coliques, surtout chez les enfants, et angoisse [Pharmacie Wurtem^ bergeoisé), — Chute des forces, syncopes, sueur froide aux membres, violents vomissements, convulsions [Fr. Hoffmann). — Violente diarrhée {Ludovicus).

(i) Weher, Codex des médicaments homœopathtques, p. 187.

BARYTA ACETICA

Acétate de baryte (franc.); Essigsaûre Schwerede (ail.); Acétate of baryta(angl.); Acetato di barita (ital.); Acétate de barita (esp.). — BaC*ÏL^O*{i).

On obtient Tacétate de baryte en versant de l'acide acétique sur du carbonate de baryte jusqu'à décomposition complète de ce sel, ce que Ton reconnaît lorsqu'il ne dégage plus de gaz. L'acétate de baryle, qui résulte de cette réaction, est un sel blanc^ déliquescenl, soluble dans l'eau et l'alcool étendu. Pour en préparer les diverses dilutions, il faut le réduire à l'état de pureté absolue. A cet effet, on le dissout dans son poids d'eau distillée; on filtre, afin de séparer la petite quan-. tité de carbonate de baryte insoluble qui pourrait n'avoir pas été décomposée, et Ton évapore jusqu'à siccité. Le résidu qu'on obtient ainsi est de l'acétate de baryte pur. On prépare la première dilution en dissolvant 0 g'^,Oô de ce sel dans un mélange de 1 s%25 d'alcool à 70° et 1K^70 d'eau distillée. Les dilutions ultérieures s'obtiennent avec de l'alcool pur (2).

Hahneinànn a confondu dans une niême description les effets du carbonate et ceux de Facétate de baryte, tout en ayant soin de distinguer par une astérisque les symptômes produits par ce dernier. Cette coufu« sion nuisait à la parfaite intelligence de l'action de chacun de ces deux sels, aussi avons -nous séparé leurs pathogénésies.

Nous ne connaissons aucune expérimentation clinique de i*acé(ate de baryte, et pourtant il suffit de jeter un simple coup d'œil sur sa pathogénésie pour en conclure qu'il serait opportun de l'appliquer dans plus d'un état morbide. Sa sphère d'action ne se confond aucunement avec celle du carbonate. Il ne produit aucun symptôme sur le pharynx, ni les amygdales, tandis que les effets du carbonate sur ces glandes sont connus de tout homœopathe. Par contre, l'acétate de baryte a une action élective sur l'encéphale ; il fait naître l'irrésolution, raffaiblissement de la mémoire et un certain degré d'aphasie par perte du souvenir des mots au moment de s'en servir. Aussi le titre de panacée des vieillards ^ que Hartmann a décerné à Baryta carbonica^ paraît-il •appartenir plus légi-

(1) traité des maladies chroniques^ t. I, p. 243, édit. allemande; t. I, p. 480, édit. française.

(2) V. Weber« Codex des .médicaments homœopathiquetf^ p. 190»

&68 BARTTA AGBTIGA.

timement à Baryta acetica. Ce dernier agit anssi avec énergie sur Testomac et y détermine des symptômes qui ne sont identiques dans aucune autre pathogénésie connue. Ce sont une douleur rongeante et une pesanteur soulagées en se renversant eu arrière et aggravées en se pliant en deux; une douleur de plaie à Téplgastre, douleur au niveau du cardia au passage du bol alimentaire; il semble que celui-ci doive forcer un obstacle pour pénétrer dans Testomac et qu'il glisse sur des tissus ulcérés. On pourrait donc essayer Tacétale de baryte contre les rétrécissements du cardia et de la portion inférieure de Toesophage.

Coneordaaee». — Les médicaments qui semblent se rapprocher le plus de l'acétate de baryte sont Anacardium et Bùmuthum.

Antidotes. — Avec le peu que nous connaissons des effets purs de Tacétate de baryte il est impossible de déterminer quel est son antidote. Hahnemann, Jahr et Bœnninghausen sont muets à cet égard.

Liste des auteurs. — Adams(Ad.); Gross (Gr.); Hartlaub (Hb.); Hartmann (Htm.); Rûckert (R.); Stapf (Stf.), un auteur anonyme (X.).

SYMPTOMATOLOGIE.

Symptômes généraux. — Le corps tout entier est courbaturé; avec lassitude et pesanteur des jambes. — Pression sourde, sorte de courbature, croissant et décroissant lentement, çà et là, sur des places peu étendues. — Traction dans tout le corps, tantôt à une place, tantôt à une autre, particulièrement dans les articulations. — Les symptômes céphaliques (déchirement, tiraillement et autres sensations anormales) se font sentir davantage au côté gauche. — Grande lassitude, on voudrait être toujours couché ou assis. — Perte des forces et de Ténergie; quand on est debout, les genoux fléchissent, la colonne vertébrale fait mal, surtout dans la région lombaire, comme si Ton venait de faire un long trajet à cheval ; on éprouve un malaise général et voudrait être toujours assis, plus encore couché ; on aime mieux marcher que de se tenir debout (Gr.).

Sommeil. — Bâillements fréquents pendant lesquels les larmes viennent aux yeux (chez une femme). — Lassitude qui porte à dormir dans la matinée. — On ne peut vaincre le sommeil dans l'après-midi, et cligne sans cesse des yeux. — On se réveille plus souvent que de coutume^ la nuit; on a trop chaud et se découvre, les pieds font mal comme si l'on était resté debout une grande partie de la journée; tous ces symptômes cessent après qu*on s'est levé et a marché (chez une femme) (Gr.). — Bâillements, pandiculations et envie de dormir. — Bien qu^on se soit

MORAL. /i69

couché très-fatigué et ayant grande envie de dormir, le premier sommeil est agité et fréquemment interrompu ; on se réveille souvent, sans motif. — Le matin, au réveil, on ne sent pas ses forces réparées par le sommeil; les membres sont las, courbaturés, mais après s*élre levé on se trouve mieux (Ad.). — Envie de dormir invincible (R.). — Rêves confus avec sommeil agité, réveil fréquent et lassitude telle qu'on ne tarde pas à s*endormir. — Succession de rêves confus (Gr.).- Rêves vifs, extraordinaires (Ad.) «—Rêves de morts (qui pourtant n'effrayent pas), on murmure en dormant (la 1'^ nuit) (Hb.).

Symptômes fêbrilbs. — Horripilation, surtout aux bras, avec chair de poule et bâillements à plusieurs reprises. — Frisson secouant à la tête avec tension sourde à l'os malaire, comme si Ton allait avoir la chair de poule au visage et que les cheveux fussent hérissés. — On est frileux dans la matinée; on a froid à Tépigastre, et Ton y éprouve une pression douloureuse; le froid semble contracter le cuir chevelu et descend lentement le long des bras et des jambes jusqu'aux pieds.— Froid et frissonnement tout le long du corps, à plusieurs reprises, avec froid aux mains (au b. de 7 h.). — Après des frissons répétés qui parlaient du creux de Testomac, tout le corps recouvre une chaleur agréable, à Texcepiion des pieds, qui restent froid ; le froid reparaît dix minutes après. — Court frisson avec rapides bouffées de chaleur surtout dans le dos ; le froid parait partir de la face, où Ton sent de la tension (au b. d'I h.) (Stf.). — Gha-^ leur passagère sur tout le corps, suivie d'épuisement à tel point qu'on peut à peine remuer les mains; la face et les mains sont chaudes et les autres parties du corps presque froides (Gr.). — Sensation de chaleur

sur le dos (Hb.)*

Moral. — Misanthropie. — On craint, en marchant dans la rue, d'être Tobjel des railleries des passants, et Ton en est fort troublé ; on n'ose leîer les yeux, ne regarde personne et sue à grosses gouttes (chez une femme). — Disposition à la tristesse. *- On est assailli tout à coup par un pressentiment funeste, on s'imagine par exemple qu'un ami est atteint d'une maladie mortelle. — On se tourmente pour la moindre chose. — Scrupules exagérés et soucis anxieux. — On est plein d'angoisse et de soucis au sujet d'une bagatelle à laquelle on serait indifférent en tout autre temps (chez une femme). — On est soucieux et facile à effrayer; on prend pour des cris d'alarme tous les bruits qu'on entend dans la rue, et l'on en est si épouvanté qu'on sent ses jambes s'affaisser. — Grande irrésolution; on se propose d'accomplir un petit voyage, mais au moment de faire ses préparatifs on y renonce et préfère rester chez soi. — Cu hésite longtemps entre des projets opposés (au b. àv plus. j.). -—

470 BÂRTTA ACETIGÂ.

On projette le matin de faire le soir une chose déterminée, mais au moment de rexécution on ne veut plus, et Ton est tellement irrésolu qu'on ne sait si l'on doit donner suite à son projet. — Ou a perdu toute confiance en soi-même. — Mauvaise humeur, on est contrarié de tont. —- Accès de colère subit, très-violent, mais passager, pour la moindre contrariété; il va jusqu'à la fureur et porte même aux voies de fait (au b. de plus. j.). — Perte de la mémoire; le mot lui échappe au moment de le prononcer, — Il arrive souvent, au milieu d'une conversation, qu'on ne peut trouver un mot pourtant Irès-usuel (6r.). — Morosité, humeur grondeuse, incapacité de travailler (Ad.). — Disposition à se fâcher pour des riens (immédiatement) (Stf.).

07mptôinoi loeanx.— TÊTB. — Embarras dans la tête. — La tête est .entreprise; cette sensation s'étend vers les tempes et le front. — Vertige pendant les mouvements du corps (Ad.). -^ Embarras et pesanteur dans la tête. — Étourdissement avec tension au front et aux yeux, surtout dans leur angle interne. — Douleur pressive dans la tempe gauche (au b. de qq. j.)« — Pression sourde, stupéfiante, juste au-dessus de la racine du nez. -» Traction subite, douloureuse, de Tocciput à la mâchoire inférieure, en passant par l'oreille droite. — Tressaillements dans la profondeur de la tepiipe, ainsi que dans l'orbite et l'oreille gauches. — ^ Élancement tractif, augmentant par intervalles sur un point de l'apophyse mas* toïde gauche, qui devient ensuite très-douloureux , surtout quand on y tpuche et qu'on tourne la tête. — Céphalalgie fouillante dans le front et les tempes. — Douleur fouillante à la partie supérieure et antérieure de la tête, presque tous les jours, le malin après le lever, durant toute la matinée et se dissipant dans i 'après- midi; quand on remue la tête il semble que le cerveau n'est plus fixe dans le crâne et qu'il est ballotté (Gr.). — Douleur pressive à travers la moitié droite du cerveau, depuis la nuque jusqu'à la bosse frontale (au b, d'I h. 1/2). — Douleur pressive, sourde, dans l'os occipital, se dirigeant obliquement depuis les vertèbres cervicales jusque dans le pariétal, derrière l'oreille droite; cette douleur parait à quatre heures de l'après-midi et revient le lendemain à la même heure. — Douleur pulsaiive et pression de dedans en dehors à la tempe gauche (au b. de 2 h. 1/2). — Douleur pressive de dedans en dehors dans tout le front, surtout dans les cavités orbitaires, augmentant beaucoup lorsqu'on redresse la tête et cessant lorsqu'on se baisse (au b. de 10 h.). — Violente pression dans toute la tête comme si elle allait éclater; cette douleur se fait sentir surtout aux deux bosses frontales et au-dessus des orbites (au h. de 4 b. 1/!^. — Sensation de pesanteur dans tout l'occiput, sottout immédiatement au-dessus de la nuque, avec douleur

ESTOMAC. un

tensive, mais sans aucun rapport avec les mouTements (au b. de k b.). — Petits, mais forts élancements, de dedans en dehors, dans la bosse frontale droite (au b. de 9 h.). — Élancement diductif qui commence dans le côté gauche de la tête, traverse la moitié gauche de Pocciput et finit aux vertèbres cervicales (au b. de 9 h.) (Htm.). — Pression douloureuse dans le front, juste au-dessus de l'œil droit (Hb.).

Yeux. — Pression sourde dans l'œil gauche, succédant à une douleur vulsive dans la tempe et Torbite du même côté, avec sensation comme si Tœil était sur le point de pleurer et sorte de faiblesse qui oblige à le fermer souvent; les mêmes troubles unissent par se présenter aussi dans rœildroit(S. H.).

Les yeux font mal et sont fatigués, on y éprouve de la pression. — Pression dans la profondeur des yeux, plus forte quand on fixe un objet ou qu'on regarde en l'air ou de côté; amélioration en clignant de l'œil et en regardant en bas (au b. de plus. j.). — Pression continuelle sur les globes oculaires. — Alternatives brusques de dilatation et de rétrécissement des pupilles, qui ne paraissent pas parfaitement circulaires, mais présentant quelques angles arrondis (au b. de 5 min.). — Si, sentant une douleur pressive dans les yeux, on les ferme et appuie légèrement dessus avec la main, on reste plusieurs minutes voyant tous les objets comme à travers un nuage (6r.).

Oreilles. — Élancement vif à faire crier, plusieurs fois par jour, audessous de l'oreille droite, près de la branche niontante du maxillaire inférieur (au b. de 2^ h.) (Gr.).

YiSAGE. — Élancement douloureux à la face (RI.). — Tension dans la face, qui tire les paupières en bas, avec besoin de cracher (Gn). — Sentiment de tension dans toute la face avec dégoût et selle diarrhéique (au b. d'I h. 1/2) — Sensation de chaleur à la face, sans rougeur (Hb.). — Sensation comme si la face était très-gonflée, bien qu'elle le soit en réalité fort peu; de plus les rides, habituellement profondes, ont presque disparu, et le visage semble lisse pendant quelques heures (au b. d'1/2 h.). — Sensation à la lèvre supérieure comme si elle allait gonfler; en même temps sensation de brûlure à sa face interne et au palais (Stf.).

Appareil digestif. — A. Bouche. — Gonflement et sensibilité de la gencive au niveau d'une molaire supérieure du côté droit; la gencive est rougeâtre et un liséré étroit, rouge foncé, entoure le collet de la dent; eu buvant froid, celle-ci et sa voisine font mal. — On crache continuellement de la salive sans avoir de nausées (Gr.).

B. Estomac» Troubles fonctionnels. — Goût très-amer dans la bouche, bien qu'on trouve aux aliments leur saveur naturelle (Gr.). —

A 72 BARÏTA ACETICA.

Grattement dans la gorge enfamant comme d'habitade (au b. de 3/6 d'h. ) (Htm.). — Appétit faible, bien qu*on trouve bon goût aux aliments; on n*a pas la moindre faim. — Satiété toute la journée; ce qu'on prend, on le mange sans faim (chez une femme). — Peu d*appétit, on a de la peine à avaler le peu qu'on prend; on trouve aux aliments leur goût naturel, mais ils répugnent et l'on est mal à son aise en les mangeant (Gr.). — Répugnance pour manger, et cependant on a faim (R.). — Grand ap(>étit tous les joura; la faim revient bientôt quand on a mangé modérément; si l'on a largement satisfait son appétit, on se sent mal à son aise et paresseux. — Après avoir mangée faiblesse^ accablement, malaise, avec envie continuelle d'aller à la selle et sensation anxieuse dans la région lombaire. — Des gaz remontent l'cesopliage et causent dans la région stomacale la même sensation que s'ils y étaient comprimés; il en résulte une douleur cuisante et tout se termine par des renvois insipides. — Éructations avec goût pâteux et afflux de salive à la bouche, sans nausées (Gr.). — Soda à la suite d'un rapport (Ad.). — Éructations sans goût (au b. d'1/4 d'h.) (Htm.). — Sensation nauséeuse, malaise et sorte d'apathie (Gr.). — Sensation nauséeuse à l'estomac. — Nausées en marchant, augmentées par l'attouchement de la région épigastrique, sans écoulement de salive (Ad.). Troubles locaux, — Pesanteur à l'estomac avec nansées, le malin à jeun, se dissipant après le déjeuner (au b. de plus. j.). — Pesanteur comme par un poids sur le creux de l'estomac, gênant la respiration, soulagée par une inspiration profonde, mais aggravée si Ton porte un léger fardeau. — Si peu qu'on ait mangé, on est tout de suite rassasié, et l'on sent à l'estomac une douleur rongeante et une pesanteur comme s*il supportait une pierre; on soulage momentanément la douleur en s'allougeant ou en se penchant en arrière, mais on l'augmente beaucoup en se pliant en deux (chez une fenome). — Pression à l'épigastre avec gêne de la respiration; il semble, en respirant profondément, que l'haleine s'arrête tout court; en même temps la voix est rauque et se perd un instant après de fréquents efforts d'expectoration; on aggrave la douleur prèssive en mangeant un peu. — Douleur de plaie à Vépigastre, en appuyant dessus et en respirant (le 1" j.). — Douleur de tortillement à V estomac ^ en mangeant^ lorsque la bouchée atrive dans ce viscère; il semble qu'elle est obligée de forcer le passage et de passer sur des tissus à vif, — On sent une douleur de plaie à l'estomac même à jeun, pendant plusieurs jours. — La douleur d'érosion et de rongement à l'estomac n'est jamnis si violente que lorsqu'on est debout ou assis ou pendant la marche; couché sur le dos, penché en avant ou appuyant les mains sur Testomac, en ne sent plus qu'une pression douloureuse sans douleur rongeante, —

ORGANES 6ÊNIT0-URINAIRES. 673

Élancement sourd immédiatement au-dessous du creux de Testomac, près du cartilage xiphoïde, persistant ensuite sous la forme d'une douleur simple. — De temps en temps liraillement subit au creux de l'estomac

(Gr.).

C. Abdomen. Troubles locaux, — Douleur pressive sur un point de rbypochondre droit, seulement pendant Tiuspiration^ surtout pendant une inspiration profonde; la place est aussi douloureuse à la pression (au b. de 2 j.) (Hb.). — Sensation désagréable dans le venire comme si Ton allait vomir (R.)* — Douleur constrictive, subite, dans le bas-ventre, au-dessus de la symphyse pubienne; elle augmente par accès et se dissipe peu à peu (au bu de 5 min.). — Sensation dans le bas-ventre comme si Ton allait avoir la diarrhée, avec frissons (chez une femme). — Sentiment d'anxiété avec malaise et inquiétude à la région lombaire^ sorte de ténesme soulagé un instant par une émission de vents ou une éructation; enfin il survient une selle molle évacuée par petites fractions.— Quelques élancements aigus, soudains, dans le côté droit du ventre, qui feraient presque crier (chez une femme). — Élancemeat violent, soudain, pénétrant de l'aine droite dans le ventre et faisant tressaillir (chez une femme) (Gr.).— Vive douleur resserrante qui se déclare subitement dans la région du côlon transverse, comme si un vent y exerçait une forte pression — Douleur de pincement se propageant de haut en bas dans tout le ventre. — Violentes coliques comme si Ton allait avoir la diarrhée^ s*étendant de côté et d'autre dans tout le ventre et soulagées pour un instant par de bruyants borboi7gmes (Ad.). — Dans le côté gauche du ventre, juste au-dessous de l'hypochondre, pincement aggravé par la pression du doigt (au b. d'l//i d'h.) (Htm.)

Troubles /bnc^ionne/^.— Gargouillements dans le bas-ventre (Ad.). — Forts gargouillements dans le ventre. — En se remuant, gai^gouillements dans le ventre comme s*il contenait un liquide, bien qu'on n'ait rien bu, l'après-midi.— Fréquentes envies d'aller à la selle, bien qu'on n'y aille pas plus que de coutume ; les garderobes sont naturelles. — Fréquents besoins d'aller à la selle, avec douleur à la région lombaire, horripilation à la tête et aux cuisses, comme dans la dysenterie; ensuite selles molles à de courts intervalles^ avec continuation de la douleur loiii« baire et retour du ténesme. — Selle molle, graveleuse, sans aucune incommodité (Gr.). — Envie d'aller à la selle, avec vive douleur dans le ventre^ comme si les intestins se dilataient; il survient une selle molle à laquelle succède de nouveau le ténesme (au b. d'I h.) (Hb.). — Selle molle, diarrhéique sur la fin (Ad.).

Organes gênito-uhinaires. — Augmentation de l'excrétion uri-

67& BARYTA AGRTIGA.

naire (Ad.). — Miction fréquente et abondante, le matin à jeun, sans avoir rien bu (Gr.). — On rend souvent^ mais peu à la fois, de l'urine claire comme de l'eau. (Slf.).

Sueur abondante du scrotum. — Un épididyme, -autrefois enflé, gonfle de nouveau considérablement. — Diminution de l'appétit vénérien (Ad.)

Les règles sont un peu plus abondantes, durent plus longtemps que d'habitude et ne sont pas accompagnées des mêmes douleurs qu'autrefois (effet curatif ?) (Gr.).

Appareil respiratoire (1). A. Larynx. — Pression juste au-dessous du larynx, sans rapport avec la déglutition (au b. de 3 h.) (Htm.). — La voix est altérée, pendant plusieurs jours, par un mucus visqueux qui occupe presque constamment la gorge et le larynx ; on ne parvient, par des efforts d'expectoration, qu'à expulser un peu de ce mucus et à rendre la voix plus claire pour un moment (Gr.).

B. Poitrine, — Douleur pressive en travers de la poitrine, augmentée par l'inspiration et provoquant alors une douleur lancinante au-dessoos de la fourchette du sternum (au b. d'1/2 h.). — Élancements passagers dans le côté droit de la poitrine, entre la sixième et la septième côte (Htm.).

Dos ET LOMBES. — Battement au bas du sacrum (Gr.). — Douleur passagère de crampe sur l'omoplate gauche (au b. d'1/2 h.). — • Élancement passager sur l'omoplate gauche et au côté externe de la cuisse droite (Hb.). — Douleur pressive et lensive sur le côté gauche de la nuque pendant le repos et le mouvement (Htm.).

Membres supérieurs. — Douleur fouillante dans l'articulation de l'aisselle gauche. - Tiraillement pénible dans tous les os longs du membre supérieur droit. — Douleur comme conlusive au milieu de l'humérus gauche (Gr.). — Douleur sur un point de l'humérus. — Traction brève, douloureuse, semblant occuper les os de l'avanl-bras gauche, pendant le repos et le mouvement (au b. d'I h. 1/2.) (Hb.). — Douleur œntusive, qui s'aggrave par accès, sur la face dorsale de l'avant-bras, près des os (au b. de plus. j.). — Tressaillements ondoyants, lents, par accès, an côté interne du poignet, le malin au llL — Douleur vulsive, saccadée, au côté externe du poignet (Gr.). — Douleur crampoïde, pressive de dedans en dehors, au poignet droit (au b. de 3 h. 1/2) (Htm.). — Déchirement dans le poignet se propageant jusqu'au bout des doigts (Gr.). — Petits élancements violents dans la première articulation de l'index gauche, pendant le repos et le mouvement (au b. de 9 h. 1/2.) Htm.).

(1) Pour les iymptômes du coryia» voy. Nez^

Membres iNPÊBiEURs.-<-DéGfairements par accès, dededans en debors, à la fesse droite. — Déchirements de haut en bas dans les jambes; c'est dans les genoux qu'ils durent le plus longtemps et sont le plus douloureux, mais ils se font sentir également dans les autres articulations, dans les fesses, les aines et les malléoles. — Douleur tractioe de haut en bas tout le long de la jambe gauche, — Lassitude dans la jambe et le cod-de-pied, étant assis> avec douleur à la face postérieure de la cuisse; en posant le pied à terre, la douleur augmente et irradie jusque dans le pied (X.).-— Déchirement de haut en bas, sous la peau, à la face externe et à la face interne de la cuisse, jusqu'au genou, en marchant (au b. de 7 h.). (Hb.). — Douleur au côté interne du genou gauche, en soulevant la jambe et la portant en avant pendant la marche (au b. de plus. h.). — Au côté interne du genou gauche, élancements aigus, subits, qui font tressaillir (Gr.). — Déchirement sous la peau, à partir du genou, en marchant [au b. de 7 h.) (Hb.). — Douleur pressive dans le genou gauche, surtout vers son côté interne, étant assis; quand on étend le pied, elle dégénère en un sentiment de pression sourde. — En montant un escalier, de vifs élancements parcourent le genou gauche et y laissent une sorte de paralysie douloureuse (Htm.). — Il semble qu'un courant d'air froid passe le long des jambes jusqu'aux malléoles (Gr.). — Tiraillements douloureux sur un point du tibia gauche (au b. de 3/4 d'h.). — Douleur tractive à la plante du pi^d gauche (Hb ).

Peau. — Petits élancements sensibles çà et là sur la peau (Hb.). **- Élancements fourmillants et brûlants^ souvent subits, çà et là par places peu étendues ; ils obligent à se gratter et se frotter^ ce qui ne les apaise pas. — Fourmillement indolent sur tout le corps, particulièrement au dos, au cuisses,, aux jambes, aux malléoles, aux faces dorsales des pieds et des doigts; il éveille la nuit, oblige ù se gratter longtemps, ce qui ne soulage que pour un moment ; 3 nuits de suite (Gr.).

Cuir chevelu. — Frissonnement au cuir chevelu, sans sensation de froid, comme si les cheveux se hérissaient. — Petits élanosments prolongés, qui excitent à se gratter, çà et là sur le cuir chevelu (Gr.). — Le cuir chevelu est douloureux au moindre attouchement (R.).

Visage. — Sensation comme si toute la peau de la face était couverte de toiles d'araignée. — Sensation très-désagréable sur toute la peau de la face, s'élendant jusqu'au cuir chevelu, et particulièrement à la région temporale; il semble que quelque chose s'y trouve collé et tendu avec force; en même temps sensation de froid à la face (au b. de peu de temps) (Stf.). — Large bouton sous-cutané, très-douloureux au toucher,

A76 BARYTA AGETIGA.

3ur la lèvre supérieure. — Pustule douloureuse au loucher, à la commissure labiale droite (Ad.)*

Organes génitaux. — Place rouge, excoriée, suintante et brûlante entre le scrotum et la cuisse (Ad.).

Tronc, — Prurit à la poitrine (Hb.).

Membres supérieures, — Fourmillement et rangement insupportables dans le creux de la main, qu'on est obligé de frotter sans cesse (chez une femme). — Fourmillement brûlant sur la face dorsale de la main et des doigts pendant le jour; en se grattant on ne l'apaise que pour peu de temps. — Pustule sur le médius gauche, avec douleur cuisante quand oa y touche (Gr.).

BARYTA CARBONICA

Carbonate de baryte (franc.); Schwererde (ail.); Carbonate of baryta (ang^l.]; Carbonato di barita (ital.); Carbonate debarita (esp.). — BaCO^ (1).

On prend du chlorure de baryum que Ton réduit en poudre fine et que Ton fait bouillir pendant deux minutes dans six parties d'alcool, pour en séparer les traces de chlorure de strontium qu'il renferme presque toujours. On fait dissoudre le résidu dans six parties d'eau distillée bouillante^ puis on le précipite par le carbonate d'ammoniaque. On lave à plusieurs reprises dans l'eau distillée ce précipité de carbonate de baryte et on le fait sécher. On prend un grain de ce sel et on le triture à sec jusqu'à la troisième trituration ; puis on prépare avec cette dernière les diverses dilutions, jusqu'à la trentième. Deux globules imbibés de cette dilution et mélangés avec un peu de sucre de lait pulvérisé forment une dose dont les effets salutaires se prolongent au delà de 40 et àS jours, lorsque l'état morbide contre lequel on a prescrit ce médicament lui était bien homœopathique.

Le carbonate de baryte est un médicament antipsoriqae^ très-utile dans beaucoup de circonstances^ surtout dans les cas de maladies chroniques où Ton rencontre les symptômes suivants :

Disposition à pleurer ; anxiété au sujet d'aiïaires domestiques ; répulsion pour la société, surtout celle des étrangers. — Céphalalgie juste au-dessus des yeux ; disposition de la tête à se refroidir ; éruption du cuir chevelu ; calvitie. —-Éruption sur et derrière les oreilles; boutons derrière les oreilles; éruption au lobule de Toreille; tintement et sifflement dans les oreilles. — Pression dans les yeux; inflammation des yeux et des paupières avec pholophobie ; suppuration des paupières ; toiles d*araignée et taches noires devant les yeux ; troubles de la vue rendant la lecture impossible; aveuglement par la lumière. — Croûtes au-dessous du nez; éruption sur la face. — Secousses isolées dans les dents ; élancements brûlants dans une dent creuse au contact d*un corps chaud ; sécheresse de la bouche. — Soif continuelle ; rapports après avoir mangé; renvois aigres; affluûp d*eau à la bouche; nausées habituelles ; pression à l'esto* mac^ même après avoir mangé ; douleur d*estomac quand on touche à Tépigastre. — Selle difficile, marronnée; selle dure et insuflSsante. —

(1) Traité des maladies chroniques, 1. 1, p. 2A3, édit. allemande; 1. 1, p. il80, édit. française.

(78 BARTTA GAREONICA.

Envie d'uriner et émission fréquente d'urine. — Faiblesse des facultés génitales ; leucorrhée aussitôt avant les règles. — Coryza ; sécheresse incommode du nez. — Toux nocturne; engouement de la poitrine avec toux nocturne; poitrine grasse. — Battement de cœur. — Douleur au sacrum; roideur du sacrum ; rotdeur de la nuque; élancements à la nuque. — Douleur dans le muscle deltoïde en levant le bras ; engourdissement du bras lorsqu'on est couché dessus; engourdissement des doigts. — Tiraillement et déchirement dans les jambes; ulcères aux pieds; sueur fétide des pieds; gonflement lymphatique, douloureux, aa gros orteil. — Tressaillements du corps, le jour ; pesanteur de tout le corps ; chute des forces ; faiblesse générale ; disposition à se refroidir. — Verrues. — Délire pendant le sommeil ; oonvolsioiif dans tous les muscles du corps, la nuit ; sueur nocturne.

CoBcordanocs. — Selon Bœnningliausen, les médicaments qui se rapprochent le plus du carbonate de baryte sont PHOSPHORUS, PUL- SATILLA, SULFUR ; viennent ensuite : l*» bellad. , calcar., lycopod. , MERGUR., MUX YOM., RHUS, SEP., siLic; 2^ ar». . ars,, bry., caust,^ cham,, chin,, con.y graph., hep.kaL, *^a/)A.; 3* acoti., carb. veg,, cocc. , ferr., ignal., led., natr., natr. mur., nitr. ac, pelr., ac. phos., plat., rut.,sabad., spig., spong., veratr., viol. D'après Jahr, c'est surtout Tartarus emeticus qu'on emploiera avec beaucoup de succès avant et après fiûry/a. .

AoUdotes. — On calme les effets trop violents du carbonate de baryte en flairant une solution de camphre; l'olfaction d'une solution de zinc très-dynamisée fait aussi disparaître les symptômes produits par cette substance.

LisU) des antenrs. — Adams (Âd.), Gross (Gr.), Hartlaub (Hb), Hartmann (Htm), Rûckert (Rt), Rummel (RI), Stapf (Stf), Neumann (Nn)^ un auteur anonyme (X).

SYMPTOMATOLOGIE.

Symptômes séaéranx. — (682-72/i) — Engourdissement très-pénible dans les articulations. — Élancements de temps en temps dans les articulations. — Courbature générale le matin en se réveillant (au b. d'il j.) — Courbature générale et grande lassitude (au b. de 26 h.). — On ne peut coucher sur le côté gauche sans éprouver une sorte de bouillonnement du sang et de violentes palpitations avec sensation de plaie au cœur et angoisse extrême. — Grande sensibilité au froid (au b. de 12 j.) — On se refroidit très-facilement et contracte habituellemeat i

une angine. —• Angine par suite de refroidissement; douleur aiguë, lancinante en avalant (au b. de 7 j.). — La marche au grand air est pénible, mais plus on y va mieux on s'y trouve. — Céphalalgie provoquée par une promenade. — Coliques suivies, dans la nuit, d'une sueur dé* bilitante, après une promenade (accoutumée) (au b. de 5j.). — En marchant au grand air le pied droit devient froid et il survient une ten-, sion dans le mollet. — Une petite promenade fatigue beaucoup ; on est obligé de dormir aussitôt après.— Tremblement par tout le corps, le matin en se levant. (S. H.).

Malaise général très-pénible, —sensibilité exagérée de tous les sens.

— Tiraillements alternativement dans Tépaule droite, la jambe, les bras, l'occiput et les yeux, avec pesanteur à l'occiput, paresse extrême et obnubilalion qui donne envie de dormir.— Grande lassitude et affaiblisroent du corps tels qu'on peut à peine se soutenir, à 8 heures du soir (Hb). — Déchirement çà et là dans tout le corps (au b. de7j.). — Éiroilesse et sorte de tension dans tout le corps, avec angoisse, dans là matinée. — Beaucoup de symptômes se déclarent quand on est assis, diminuent quand on se tient debout et cessent quand on se remue.

Beaucoup de symptômes cessent au grand air. — C'est au lit qu'on supporte le mieux la faiblesse, qui se manifeste surtout comme une pesanteur (X). — Douleur pressive, constrictive sur plusieurs points du corps. — Engourdissement du pied, du bras, etc., quand on se couche dessus (RI).

Sommeil. — (725-763). — Beaucoup de bâillements tous les matins.

— Quand on est au lit, le projet qu'on avait eu dans le jour de bien dormir empêche le sommeil toute la nuit (chez une femme). Réveil

fréquent la nuit ; on appelle ses parents (chez un enfant). — Fréquents tiraillements à l'oreille, la nuit. —Écoulement de la salive par la bouche, pendant le sommeil du matin. — On est réveillé vers minuit par de violentes tranchées. — Douleurs dans les jambes, la nuit, comme si l'on avait trop marché ou trop dansé. — Tendance à la syncope, la nuit ; on vomit beaucoup et l'on a encore mal au cœur le lendemain (2"' nuit, chez une femme). — Angoisse, la nuit, on est obligé de se découvrir (chez une femme). — Envie de pleurer la nuit — Délire et stupeur la nuit — On est comme étourdi le matin en s'éveillant. —La sieste ne répare pas les forces, on reste lourd, courbaturé, on a la tête douloureu-

sèment entreprise et bâille continuellement (au b. de 4 h.). Rêves

presque toutes les nuits, — Rêves anxietun presque toutes les nuits et sommeil agité. — Rêves anxieux la nuit et tête lourde le matin. Rêves effi-ayanls d'incendie» etc. (aub. de 8 j.). (S. H.).

480 BARYTA GABBONIGA.

Bâillements forts et fréquents. — Grande envie de dormir après le repas de midi, tous les jours. — Le soir on s'endort tard et d'an sommeil agité et troublé par des rêves. — Insomnie, la nuit, à cause d*une sensation de chaleur intense. — On se réveille toutes les heures, la nuit (X). — Grande envie de dormir, le soir, on ferme les yeux malgré soi. — Rêves confus pendant plusieurs nuits ; le matin en se levant, on a besoin de quelque temps pour reprendre ses sens (Hb). — Rêve effrayant à la fin duquel on se réveille en sueur.— Rêve effrayant.— Sursaut, le soir en s'endormant, on soulève tout son corps comme si l'on était épouvanté (X).

SYMPTOMES FÉBRILES. (765-794). — Frissondans la matinée, vers le soir; on se plaint de chaleur dans tout le corps et de pulsations dans la tête. — Alternatives de froid et de chaleur, vers le soir. — Chaleur intermittente, dans la journée (au b. de 9 j.). — Sueur nocturne débilitante (au b. del3. j.). (S. H.).

Froid en rentrant du grand air dans sa chambre. — On est frileux, avec soif, dans l'après-midi (au b. de 7 h.). — Froid aux mains, où Ton sent en même temps du prurit. — A 8 heures du soir, froid par tout le corps avec frisson, qui commence parles pieds et hérisse les cheveux (le 20« j. ). — Frisson subit avec chair de poule, froid externe et hérissement des cheveux^ avant midi. — Frisson aux bras, qui se dissipe à la chaleur du poêle, mais est aggravé par le moindre courant d'air, après midi. — Froid continuel^ comme si Ton était inondé d'eau froide, plus intense Taprès-midi (chez une femme, du 7* au 10' j.). — Sensation cuisante de froid au front, dans la matinée (le V j. ). — Froid glacial aux pieds, l'après-midi jusqu'au soir, puis chaleur générale après s'être couché (le 1^ j.). — Froid et chaleur se succédant toute la nuit

Une chaleur fugace monte souvent à la tête (le k^ j.). — Chaleur sèche de la face, l'après-midi) (le 12*' j.). — Chaleur, la nuit et anxiété insupportable^ jusqu'au matin, à l'heure du lever (au b. de 5 et 1/i j.). — Chaleur sèche toute la nuit, avec insomnie et, lorsqu'on sort les mains du lit, froid, frisson et soif (au b. de 12 j.). — Chaleur intense et sueur à la tête, puis soif, le soir (le 11* j.).

Sueur pendant plusieurs nuits, après minuit (au b. de7j.). (X). — Lassitude inexprimable dans tous les membres, raj)rès-midi; sueur vers le soir et vomissement la nuit. Cet ensemble de symptômes paraît par intervalles qui répondent au type tierce. — Sueur abondante de tout le côté gauche, surtout de la tête (Hb.). — Soif à 6 heures, presque tous les soirs (au b. de 16 j.) (X).

MORAL. — (1-31). *-* Abattement, on ne peut pas parler. — Grande

timidité et pasillaniroité. — Gaieté qui dégénère en espi^erie. — Manque de mémoire (au b. de 16 h.) (S. H.}.

Abatiement et misanthropie. — Pusillanimité et angoisse. — Aversion pour le jeu (chez un enfant}. — On est inatientif à ses leçons (chez un enfont] (Nn). — Tristesse et angoisse ; on est obsédé par des idées attristantes sur l'avenir et se croit abandonné de tout le monde (le soir au b. de 35 j.). — Découragement et désespoir; on croit qu'on va mourir et Ton pleure (chez une femme, du 7* au 10"j.). — Ennui et mauvaise humeur extrêmes. — Humeur morose et querelleuse. — Grande propension à oublier, on ne se rappelle plus ce qu'on a dit soi-même (au b. de 27 j.) (X). — Mauvaise humeur, on est contrarié de tout (Gr.).

Symptômes locaux. — TÊTE. — (32-110). — ^môarro* dans la tête. — Vertige qui oblige à s'asseoir et se retenir, avec nausées. — Vertige avec nausées ou avec céphalalgie, en se baissant (au b. de 25 j.). — Céphalalgie, le soir ; le moindre bruit, surtout la voix humame, retentit douloureusement dans le cerveau (le 5' j.). — Pression dans le cerveau, au-dessous du vertex, se dirigeant vers l'occiput, avec roideur de la nuque« en se réveillant. — Violent élancement dans toute la tête, avec des intervalles de rémission et de recrudescence (le 3^ j.). — Ébranlement dans le cerveau quand on se heurte le pied. — Grand afflux de sang à la tête ; il semble que ce liquide s'y arrête et ne peut pas circuler (au b. de 27 j.) — Pesanteur dans la tête, le malin en s'éveiilant, puis chaleur après s'être levé; en même temps froid aux pieds et aux luains. (S. H.),

Embarras dans la tête, après le réveil et toute la matinée (au b. d 27 j.). — On a la tête entreprise, étant assis; cela se passe au grand air (le 20® j.). — La tête est entreprise et lourde, le soir, et l'on a sommeil ; elle tombe toujours en avant et cela rend de mauvaise humeur (au b. de ^6 j.). — Vertige le matin après s'être levé ; ou voit tout tourner autour de soi, et l'on éprouve un malaise à l'estomac avec une tendance à la syncope (du 8® au 17' j.).— Vertige en se redressant après s'être penché. —En marchant sur uue petite hauteur on est pris d'un vertige tel qu'on ne sait plus où l'on est. — Vertige tout h coup en levant le bras; on voit tout tourner autour de soi (le 12* j.) (X). — Vertige (R.).— Donleur pressive de dedans en dehors, dans le front (le 12' j.). — Pression avec pesanteur dans le côté droit ;de la partie antérieure de la tête. — Tension avecardeur sur un point du pariétal gauche (au b. d*l h,). — Douleur comme si la tête était serrée dans un étau, des deux côtés; en même temps déchirement sur un point du pariétal gauche et plus tard sur le côté gauche de l'occiput. — Léger déchirement sur un point du pariétal droit, dans la profondeur de l'os. Déchirement dans lecôlé gauche de l'occiput,

HAHMEMANN, Mat. méd. ^ I. — 3i

Ml BARTTA <2ARB0NIGA.

qoidiminae lormiQ*on renverselatêteenarrlère. —Petits accès de doulenr déchirante avec tressaillements dans la profondeur du cerveau, derrière i'oreiUe droite; ils se renouvellent aussitôt qu'on applique la main sur Tendroit douloureux. — Douleur rhumatismale à Tocciput avec gonflement des ganglions de la nuque. — Élancements dans la têle provoqués immédiatement par la chaleur du poêle. — Élancements sourds, douloureux, dans la bosse frontale gauche, en se baissant pour laver. — Élancements dans les côtés de la tête, après le repas de midi et le soir, ibsonl alors plus forts dans le côté gauche. — Élancements sourds audessus de la tempe gauche, le matin en bâillant. — Élancements sourds dans le côté gauche de la tête, dirigés de Tocciput à la bosse frontale, ou bien erratiques et se déplaçant d*un point h un autre. — Vifs élancements dans le cerveau, avec chaleur et fourmillement dans la tête (au b. de 15 j.). -« Élancement pressif dans le vertex, s'étendant de là dans tonte la tête, chaque fois qu on reste exposé au soleil (chez une femme) . «^ Élancement brûlant dans la tempe droite. — Battements avec élancements dans le côté gauche de la tête (le 7* j. ). — Battements depuis Tocciput jusque dans les bosses frontales, le soir (au b. de 5 j.). — Violente douleur pnlsative, siégeant profondément dans le cerveau, à la partie antérieure de la tête en se baissant (au b. àe 30 j.). — Il semble que le cerveau ne tient pas et qu'il tombe à droite et à gauche dans les mouvements de la tête (au b. de 65 j.). — Sensation, en se baissant^ comme si tout le cerveau allait tomber dans le front (au b. de 16 j.). -^ Bruissement dans la tête, semblable au bruit de Teau qui bout (au b. de 27 j.). — Chaleur à tête, le matin en se levant, et élancements semblables à des coups de couteau (le 17* j.) — Sensation de froid glacial au côté droit de la tête, accompagnée cependant d*une sensation de brû- Inre (X). — Tiraillement aigu au-dessus de l'œil gauche, s^étendant extérieurement depuis le nez jusqu'à la tempe, le soir. — Déchirement au ycrtex (Hb). .

Yeux. — (111-147). — • Vives douleurs dans l'œil gauche et de là àla tempe Jusque dans Toreille (au b. de 20 h.). — Prurit dans les yeux. — Prurit, ardeur, pression, douleur de plaie et sécheresse dans TœiL — ftongeur inflammatoire à la face interne des paupières. — Rougeur des sclérotiques et larmoiement. — Gonflement des yeux, des paupières, le tnatin. — La surface des paupières suppure, surtout le matin. — Suppuration des yeux. Les yeux se ferment le soir, au crépuscule. — On a de la peine à ouvrir les yeux, le malin. — // semble qu'un voile est étendu devant les yeux, le matin et en sortant de table. — La vue s'obscurcit iouveo t — Taches noires devant les yeux (au b. de 24 h . ) — • On voit une

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