USAGE INTERNE
Symptômes généraux. — (37-39). — Après avoir mangé, sentiment de grand malaise dans le corps, comme s'il était soufflé ou ballonné ; sorte d'oppression sur la poitrine et Testomac. — Froid dans les articulations; frisson et tiraillement dans les bras et les jambes. — Sensation paralytique dans tous les membres, on est paresseux et endormi (S. H.).
Sommeil. — (40-41). — Insomnie la nuit, sans douleurs ni accablement ; il semble, le matin, qu'on a réparé ses forces et n'a pas besoin de sommeil. — Après minuit on se réveille subitement comme d'un rêve et ne peut respirer, comme dans le cauchemar (S.H.)
Symptôme» loeaux. — TÊTE. — (i> 3). — Bourdonnement dans la tète, une demi-heure après le repas de midi et le soir avant de se
1. Traité de matière médicale pure, t. I, p. 426, édit. allemande; t. UI, p. 94, édit. française.
2. Jahr et Gatellan, Nouvelle pharmacopée homœopathiquej p. 99.
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coucher ; cela cause des étourdissements. — Douleur perforante de dedans en dehors dans les parties externes de la tête, seulement dans la journée. — Quand on touche la tête, toute la surface du crâne et même les cheveux font mal (S. H.).
Yeux. — (4). — Inflammation de l'œil droit : prurit, pression et élancements dans l'angle interne et à la paupière inférieure, avec larmoiement continuel quand on regarde en haut et violent coryza fluent (S.H.).
Nez. — (28). — Fort coryza (S.H.).
Appareil digestif. — (5-15).
A. Bouche, — Sensation brûlante et constrictive dans le palais.
— La nuit, beaucoup de sécheresse et de chaleur dans la bouche et la gorge, obligeant à boire souvent; en même temps quelques élancements en arrière sous la langue (S.H.). — Commencement de salivation (Œttinger). — Salivation des plus violentes immédiatement <J. Hill){'). — Salivation (Wdl). — Forte salivation (Schlegel).
— Flux de salive sanguinolente (Dgn). — Afflux de sang avec la salive. — Les orifices des conduits de Sténon sont corrodés. — Salive d'une fétidité insupportable, qui ronge les lèvres et les joues (Heusrmann).
B. Pharynx et œsophage, — Douleur pressive, constrictive dans la gorge, en avalant la salive (S. H.). — Les trompes d'Ëustache sont souvent comprimées par l'enflure, ce qui entraîne la surdité (Heuermaun). — La gorge est enflammée au point qu'on ne peut presque pas avaler (chez une femme). — Douleur brûlante dans la gorge, comme s'il y avait des charbons ardents (Dgn). — Tremblement du pharynx et de l'œsophage ; on n'avale que spasmodiquement avec danger de sufl*ocation {Fourcroy){^).
C. Estomac, — Beaucoup d'appétit pour les aliments et les boissons et forte excitation vénérienne. — Grand appétit pour les aliments et désir du coït. — Anorexie ; tous les aliments déplaisent. — Envie de vomir immédiate. — La nuit, quand on est couché, il riionle de l'estomac à la gorge et à la tête une chaleur qui se dissipe quand on se met sur son séant.
D. Abdomen, — Deux fois par jour petite selle molle, précédée de pincements; il y en a moins après. — Deux selles par jour.
1 . Ces deux derniers sympt()mes sont des effets du cinabre {artificiel. 9: Les six derniers symptômes, à l'exception de celui de Hahnemami, sont des effets du cinabre naturel.
Organes génito-urinaires de l'homme. — (16-27). — Douleur d'excoriation dans Turèthre en urinant, quoique le canal ne soit pas douloureux à la pression. — Enflure de la verge. — Vulsion dans* la verge. — Douleur pruriteuse dans le sillon glando-prépulial ; il en sort du pus d'une odeur douceâtre, dégoûtante, — Petites taches rouges sur le gland. — Élancements déchirants dans le gland. — On voit paraître sur le gland de petits points rouges, semblables à de petits grains qui seraient sur le point de faire saillie. — Le soir à la couronne du gland, prurit lancinant et brûlant, qui cesse bien quand on se gratte, mais revient plus fort bientôt après. — Rougeur et gonflement du prépuce, qui paraît comme excorié, avec douleur pruriteuse. — (Çà et là sur le prépuce, petites végétations qui saignent quand on y touche). — Fortes érections, le soir au lit.
Organes génitaux de la femme. — (26). — Leucorrhée, qui, en sortant, cause delà pression dans le vagin.
Appareil respiratoire (*). — (29-30). — Quand on se couche on ne peut s'empêcher de tousser sans cesse, moins quand on est assis; la toux est très sèche, par secousses isolées (chez une femme). — Pulsations et élancements çà et là près du sternum et sous les fausses côtes, surtout en marchant, moins en étant assis ou couché.
Cou. — (8 et 31). — Prurit lancinant à la partie antérieure du cou et sur le devant de la poitrine, avec engorgement des ganglions de cette région; il apparaît de petits points rouges, qui se réunissent en taches rondes, parsemées de petits boutons durs et grenus ; quand on se gratte l'éruption brûle et démange encore davantage, enfin la place devient douloureuse. — Douleur déchirante et comme de brisure au côté du dos, surtout la nuit, au moindre mouvement dans le lit; elle se fait sentir aussi dans le bras, quand on écrit; le tout se calme à la chaleur du poêle.
Membres inférieurs. — (32). — Parfois de violents élancements dans le bras.
Membres inférieurs. — (33-36). — En marchant sueur fétide et corrosive entre les cuisses. — Le soir, quand on est endormi, tressaillement douloureux dans la jambe, qui réveille. — Sensation de pression dans le pied, comme s'il allait s'engourdir. — (Douleur rhumatismale dans le gros orteil).