PRÉFACE
Le Traité de Mécanique dont nous donnons ici le tome premier, comprend trois parties principales :
Cinématique,
Statique,
Dynamique et Mécanique des fluides.
A ces trois parties, qui s'adressent aux classes supérieures de mathématiques dans les lycées, aux élèves des facultés dejs sciences, de l'École polytechnique et des autres écoles spéciales, nous avons ajouté un complément, contenant les principes de la mécanique analytique et de la mécanique vibratoire, et destiné aux élèves de l'enseignement supérieur.
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l'KÊKACK.
On trouvera dans l'introduction du présent volume les motifs qui nous ont dirigé dans le classement des matières, point sur lequel tous les auteurs ne sont pas d'accord. Four quelques-uns, la statique n'est qu'un chapitre delà dynamique. Nous y voyons, au contraire, une des grandes divisions de notre sujet. L'ordre que nous suivons est celui qu'ont préféré presque tous les anciens auteurs : c'est le seul qui donne à la statique sa véritable importance, et qui laprésentecommeunescienceâ part, ayantson objet bien délini, ses axiomes spéciaux, sa méthode particulière.
La cinématique, dont il est exclusivement question dans ce premier volume, comprend la cinéinatique pitre, dont nous exposons les principes dans les livres!, Ilot III, et la cinématique appliquée, ou théorie des mécanismes, matière du quatrième et dernier livre. On ne doit pas s'étonner de cette division, qui fait succéder à des théories géométriques des descriptions de' dispositifs tenant de près à la mécanique industrielle et à la technologie. La mécanique n'est pas une suite de propositions abstraites, c'est, au contraire, une science susceptible des plus nombreuses applications, et ce sérail en méconnaître le caractère et l'étendue, que de la restreindre systématiquement à de simples spéculations de géométrie ou d'analyse.
Le but qu'on doit se proposer en écrivant un traité
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scientifique, parait être de mettre le lecteur au courant des principales méthodes qui pourront plus tard le guider dans ses recherches personnelles. Pour atteindre plus sûrement ce but, nous n'avons pas hésité à revenir souvent sur certaines questions, et à montrer quelquesuns des divers procédés à l'aide desquels on arrive à les résoudre. C'est d'ailleurs en insistant sur une même proposition, en l'étudiant chaque fois à un nouveau point de vue, que l'élève découvrira les liens qui rattachent les unes aux autres les différentes parties de la science, et qu'il finira par en saisir l'unité, d'abord voilée pour lui sous la multiplicité des propositions particulières. Néanmoins la géométrie, et par ce mot nous entendons la géométrie élémentaire, joue dans ce volume le rôle le plus important. Plusieurs raisons ont à cet égard déterminé notre choix. De toutes les branches des mathématiques, la géométrie est sans contredit la plus connue; son vocabulaire est depuis longtemps formé; elle a beaucoup plus de puissance qu'on ne lui en attribue communément; c'est, en un mot, un instrument propre à rendre les meilleurs services, dès qu'il est placé entre des mains exercées. Enfin l'exposition géométrique des principes de la mécanique n'en est plus aujourd'hui à faire ses preuves. Depuis vingt ans qu'on l'a introduite dans l'enseignement supérieur, elle l'a rendu
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plus clair et plus facile, et surtout elle a contribué dan une large mesure à développer chez les élèves la justess du sens mécanique, précieuse faculté, que renseigne ment purement analytique semble impuissant à fair naître dans le plus grand nombre des esprits.
Ed. G.
Tarif, Il 20 octobre 1979.