IU I — ^)CO
95. De la marche à contre-vapeur. — Si, lorsqu'une locomotive est en marche, on renverse le levier de la distribution, la vapeur agissant en sens inverse du mouvement produit l'effet d'un frein d'une grande puissance, dont l'emploi est indispensable lorsqu'on doit produire rapidement l'arrêt.
Nous considérerons en temps et lieu la marche à contrevapeur au point de vue mécanique; quant à présent, nous
nous bornerons à déterminer les positions relatives du piston et du tiroir, au moyen de l'épure polaire.
Le déplacement du tiroir sera donné par la formule (i) du n° 86, en y remplaçant a par i8o° — a, c'est-à-dire par
Soient [fig. i38)
l = — rsin(0- a).
Fig. i38.
Ox la direction du mouvement du piston;
C, C les centres des deux cercles représentés par l'équation précédente, l'angle CO# étant égal à 90 -4- a;
m a l'intersection du cercle C avec Ox;
nu l'intersection, située au-dessus de Ox, du cercle précédent avec le cercle de centre et de rayon s.
La lumière d'admission étant ouverte entre m«et mj, l'angle m a Omd correspondra à la pleine pression.
La lumière d'admission restera fermée et la détente aura lieu jusqu'au moment où cetie lumière sera mise en communication avec la lumière d'échappement. Si m, est l'intersection du cercle C la plus voisine de mj avec le cercle de centre ayant pour rayon s', l'angle mdOm e correspondra à la détente; l'échappement sera en communication avec la partie gauche
ao
3o6 SIXIÈME P1KTIE. — CHAPITRE V.
du cylindre de m, au second point d'intersection m, des deux cercles ci-dessus, de sorte qu'il y aura aspiration dans le tuyau d'échappement depuis m, jusqu'au point m' du second cercle, situé sur le prolongement de O r . et refoulement d'une partie fluide aspirée de m' à m»; de m, au second point d'intersection m r du cercle C et du cercle de centre et de rayon s, il y aura compression; enfin de Om, a Om„ il y aura refoulement dans la chaudière.
§ IV. — Distribution à détente variable par un seul tiroir du M. Farcot.
96, Les Jig. i3i> représentent respectivement la coupe longitudinale et la projection de celte distribution.
Le tiroir, qui est mû par un excentrique, est muni de deux irifices ! et i dont la largeur est un peu plus faible que celle
DES DIFFÉRENTS SYSTÈMES DE DISTRIBUTION* Su']
des lumières d'admission correspondantes o eto'. Ces orifices, après un élargissement notable, se terminent chacun, sur la seconde face du tiroir, par trois autres orifices également espacés c, c, c et c', c' y c', dont la somme des largeurs est égale ou légèrement supérieure à celle des lumières o et o\
Sur le dos du tiroir se trouvent deux registres R et R' percés chacun de deux orifices i, i et i\ i' dont la largeur et l'espacement sont exactement les mêmes que ceux des orifices c et c'.
Des ressorts latéraux r et r', retenus dans des chapes fixées à des oreilles venues de fonte avec le tiroir, exercent leur action sur deux règles dressées sous lesquelles glissent les registres, de manière que, sans la pression même de la vapeur, ces registres puissent être entraînés, en raison du frottement, par le tiroir; le mouvement est d'ailleurs assuré latéralement par deux rebords ménagés sur le tiroir principal.
Une sorte de double came P est fixée à l'extrémité d'un arbre T qui traverse le couvercle de la boîte à vapeur, et a pour objet d'arrêter le mouvement dçs registres sur une partie de la course du tiroir pour faire varier la détente.
L'arbre T est ou commandé à la main ou relié au régulateur par l'intermédiaire d'engrenages, de manière à maintenir à volonté ou automatiquement la vitesse normale de l'arbre du volant.
Deux taquets /, V sont fixés aux fonds de la boîte; les extrémités e, e' des registres viennent buter contre ces taquets, de telle manière que, à la fin de la course du tiroir, les orifices i ou V des registres correspondent exactement à deux des orifices c ou c' du tiroir, les plus rapprochés de T, tandis que le bord extérieur de chaque registre coïncide avec le bord intérieur de la troisième lumière c ou c'.
Il peut arriver que les orifices c ou c' soient fermés avant que o ou o' soit lui-même recouvert par la partie pleine extérieure du tiroir.
L'admission sera d'autant plus restreinte ou la détente plus étendue que les registres viendront frapper, chacun par un talon, les parties les plus excentriques de la double came.
Lesjig. 139 représentent la distribution quand le tiroir est
3o8 SIXIÈME PARTIE. — GHÀP1TBE T.
au milieu de sa course et que les lumière o et o' sont également recouvertes.
Jusqu'au moment de la rencontre de chaque registre et de la came, l'ensemble des orifices c ou c' présente une grande section pour l'introduction de la vapeur; et, par suite de la division des canaux du tiroir en trois parties, la période d'étranglement est très-courte et correspond à un faible déplacement du tiroir principal : c'est là un des grands avantages que présente la détente Farcot.
La limite inférieure de la détente correspond au cas où le talon du registre commence à buter contre la came lorsque la manivelle est au point mort, c'est-à-dire lorsque la lumière o se trouve à découvert de la largeur correspondante de l'avance d'admission. On peut même descendre au-dessous de cette limite et faire en sorte que les orifices c soient déjà recouverts lorsque la lumière commence à s'ouvrir; l'expérience prouve que, dans ce cas, la faible quantité de vapeur contenue dans les canaux du tiroir est suffisante pour que, en se détendant, elle entretienne la marche à vide.
Si l'on donne à la came une forme convenable pour qu'on puisse la mettre en travers, de telle manière qu'elle ne soit pas rencontrée par le talon du registre, le tiroir de distribution fonctionne comme un tiroir ordinaire, et l'admission atteint son maximum.
D'après la formule (i) du n° 80, dont nous conserverons les notations, l'écartement de chaque point du tiroir de distribution de sa position moyenne est donné par
Ç= rjsin(0H- a) [cos 3 (0-ha) — cos'a] |.
Cette formule s'applique à deux points correspondants du tiroir et du registre avant que la butée contre la came ait lieu. Supposons maintenant que la butée ait lieu pour Ç = £i ou = 9 t9 nous aurons
Ç, = r j sin (0, -h a) — - [cos* (0, -i- a) — cos*a]
A partir de ce moment, le déplacement relatif du point du
DES DIFFÉRENTS SYSTÈMES DE DISTRIBUTION. 3og
tiroir par rapport à celui du registre, qui est maintenant fixe, est
et la détente commence lorsque Ton a
? étant ia largeur des orifices c.
L'épure polaire s'applique facilement à l'étude de la distribution Farcot, lorsque l'on fait abstraction du terme en e.
Lajig. i4o n'est autre chose que la Jig. i34 du n° 86, à la-
Fig. 140.
quelle on a substitué les éléments qui se rapportent à la détente actuelle à ceux qui étaient relatifs au tiroir. Soient
M<2 la position du bouton de la manivelle pour laquelle la détente commence;
Wrfla position correspondante de m;
mjs une longueur égale à cr portée sur /w<jO de nu vers 0;
m, l'intersection du cercle C avec un arc de cercle de centre et de rayon Os.
Le point Mi du cercle 0, correspondant à m lt sera la position de la manivelle pour laquelle la butée du registre aura
3lO SIXIÈME PARTIS. — CHAPITRE Y.
Heu contre la came ; on aura ainsi
L'ouverture des orifices c, pendant la période d'étranglement m t mj, sera égale à la portion nid s du rayon vecteur comprise entre les arcs m x md et m, s.
A partir de mj t position pour laquelle les orifices c sont exactement recouverts, chaque point du registre restant immobile se trouve constamment sur un cercle de rayon Onij et de centre 0; le recouvrement des orifices c, d'abord nul, va toujours en augmentant jusqu'au moment où il atteint sa plus grande valeur m 2 t sur la direction de OC.
Le mouvement de la manivelle continuant à partir de 0M ? , le recouvrement reste constant, de sorte que pour le représenter il suffit de porter sur les rayons vecteurs du cercle C, et dans l'intérieur, à partir des points de cette circonférence, une longueur égale à m 2 t, ce qui donne lieu au limaçon de Pascal, qui doit se terminer sur le prolongement OM', de OM,.En ce point, le registre vient frapper contre le taquet fixé contre le fond de la boîte de distribution, passe au repos, tandis que le tiroir a encore à parcourir une partie de sa course égale à la largeur <r, augmentée du recouvrement. Il résulte de là que, lorsque la manivelle occupe la position OM', opposée à 0M„ les orifices c sont exactement découverts comme avant la butée de la came.
On voit que la fermeture se fait d'autant plus rapidement que l'angle des tangentes en mj aux cercles C et Omj est plus grand ; que, par suite, elle se fait avec une vitesse de plus en plus faible, à mesure que l'on s'approche de m 7 . La distribution Farcot est donc surtout avantageuse pour les grandes détentes.
La forme la plus convenable à donner aux cames, en supposant qu'elles doivent être identiques, sauf à revenir un peu plus loin sur ce point, est la spirale logarithmique ('), qui
(*) Les praticiens adoptent la développante de cercle, ce que rien ne justifie; de sorte que, comme il n'y a pas d'élément géométrique commun entre la came et le taquet, la percussion n'a lieu que sur le bord de ce dernier.
DES DIFFÉRENTS SYSTÈMES DE DISTRIBUTION. 3ll
est également inclinée sur ses rayons vecteurs, en donnant la même inclinaison aux taquets. Il en résulte, il est vrai, des composantes transversales des percussions; mais cela est sans inconvénient, en raison du mode de guidage adopté; toutefois, jusqu'à nouvel ordre, nous laisserons indéterminée la forme des cames.
97. De la différence de profil des deux cames. — Soient 0', Q u =0 t -4- i8o° les valeurs de correspondant à une mêrtie détente sur la face du piston la plus rapprochée de Taxe de rotation et sur la face opposée ; continuons à donner respectivement à K et à e la même signification qu'au n° 37 de la IV e Partie.
Nous avons
R (i - cosô' — ^sin'G'^ = R (i - cosô 7 , -*- ^sin'Ô^Y
ou
cosG' - cosG', = - - (sin 2 Ô' -t- sin 2 ^ ),
et, en négligeant le carré de e,
ô , = 0' I -f-ssinô',.
Soient maintenant p', p" les rayons vecteurs des deux cames correspondant à 0' et 0", qui, évidemment, devront avoir la même valeur p' pour la limite inférieure de la détente correspondant à 0' = o; on a
p' = p' — r[sin(0'H-a) — sina] = po — /*[sîn(Ô' 1 H- a) — sina -+- s cos (ô', -+- a) sinô', ],
(a) f= p' — r[sin (Gf, -t- a) — sina],
(3) ?' = ?" — scos(ô r l -h a) sine',.
En éliminant ff t entre les équations (2) et (3), on obtiendra p' en fonction de p" ; mais il est plus simple d'opérer autrement. Supposons que l'on ait tracé la came dont le rayon vecteur est p"; pour chaque valeur de p", l'épure polaire 'fera con
3l3 SIXIÈME PARTIE. — CHAPITRE Y.
naître l'angle 9\ correspondant, en raison de la relation
p' # — f" = r[sin (Cf, -f- a) — sina] = Ç — r sina,
et une construction géométrique très-simple fera connaître p" — p', et par suite la forme de l'autre came.
Le rayon de l'arbre T ne doit pas dépasser la limite inférieure p\ de p'oup", qui correspond à 0'-\-x=go o ouff l ^-oc=- 90 . On a ainsi
p', = (.'„ — r ( 1 — sin a).
Le degré de détente relatif à cette limite sera
R(i— sina COS*a| . .
\ » /il/. e s \
- = ( sina H--COS*a ]-
Ainsi la distribution de Farcot ne peut comporter qu'une admission inférieure à \.
98. Tracé des cames. — Il est inutile de donner aux cames la longueur nécessaire pour obtenir l'admission minimum dont on ne pourrait se servir; on s'arrête généralement à une
fraction déterminée - de la course du piston, et l'on a, en appelant B\ la valeur correspondante de 6',,
- cosO' -h -sin'O', 1 2
d'où l'on déduira 0' 2 .
Soient p' 2 , p" les valeurs correspondantes p' et p"; on pourra toujours se donner p" 2 en disposant le taquet du tiroir en conséquence ; l'autre taquet devra être symétriquement situé par rapport au centre du tiroir; on déterminera ensuite p' 2 au moyen de la formule (3).
Soit
l'équation de la spirale logarithmique du profil de la came opposée à la manivelle, 9 étant l'angle polaire et à l'angle dont on doit faire tourner l'arbre T pour aller de la plus grande à
DES DIFFÉRENTS SYSTÈMES DE DISTRIBUTION. - 3l3
la plus petite détente. Cet angle est une donnée de la question si la détente variable se produit à la main, ou est une conséquence de la disposition du régulateur.
Pour <p = o et <p = S, on a respectivement
P — pi» f — Pzi
d'où
Dans la pratique, on donne d'abord aux deux cames la même forme, puis par retouches successives, en réglant la détente, on arrive à donner à la came la plus voisine de l'axe la forme voulue.
M.Guillemin (de Casamène), et plus tard M.Thomas, ont eu l'idée de remplacer la double came par un coin que Ton peut faire descendre plus ou moins et^ontre les deux faces latérales duquel viennent buter deux oreilles obliques venues respectivement de fonte avec les deux registres. Il y a ici l'avantage d'avoir une butée très-franche; mais, si p" correspond à une ligne droite, il n'en devra pas être de même de p'; et, en remplaçant la courbe dont le rayon vecteur est p' par sa corde, la distribution n'a plus le caractère mathématique; l'erreur commise est toutefois sans importance.
Soient A 2 A t [fig. i40 la hauteur du coin, qui est une
Fig. i4i*
donnée de la question comme l'angle d; A t B", =?A,B', =rp' f , A,B" 2 =p% A 2 B' 2 zz=p 2 des longueurs portées sur les perpendiculaires en A 3 et A, à A, A,, et de part et d'autre de ces points; V t V 2 V 2 V l sera le profil du coin correspondant à
p"etp'.
3l4 SIXIÈME PARTIE. — CHAPITRE V.
Nous ferons remarquer que, contrairement à ce qui a lieu lorsque Ton emploie le tiroir simple, la compression reste la même, quelle que soit la détente, ce qui n'est pas l'un des moindres avantages que présente le système Farcot.
§ V. — Distributions à deux tiroirs.
99. La distribution par un seul tiroir au moyen d'une coulisse offre l'inconvénient de ne permettre qu'une délente trèslimitée en donnant une compression dont l'étendue est à très-peu près égale à celle de la détente.
C'est en cherchant à s'affranchir de cet inconvénient que Ton est arrivé à imaginer des distributions à double tiroir dont nous allons faire connaître les trois types principaux.
100. Distribution de Gonzenbach [Jig. i4 2 et i/p). — Le tiroir principal de distribution, qui est à coquille, est conduit par une coulisse Stephenson BB', dont A et A' sont les excentriques correspondant à la marche en avant et à la marche en arrière. Celte coulisse ne sert d'ailleurs qu'au changement de marche et non à la délente, de sorte que le coulisseau est toujours à l'une ou l'autre extrémité de la coulisse, et le tiroir se trouve ainsi dans les mêmes conditions que s'il était commandé directement par un seul excenlrique.
Ce tiroir est placé dans une boîte de vapeur spéciale, dont la cloison séparative avec celle du tiroir de délente est percée de deux lumières d, d' qui ont une largeur un peu inférieure à celles c, c' de ce dernier, qui d'ailleurs n'a pas de fond.
Une tige fg est articulée d'une part en /à la naissance de la barre d'excentrique de marche en arrière, et de l'autre à l'extrémité inférieure d'un arc gh mobile autour de l'axe A. La lige du liroir est arliculée en a à une bielle ab terminée à son autre extrémité par un coulisseau 6, qui peut occuper diverses positions dans l'arc hg, au moyen du système de relevage D, selon la détente que l'on veut obtenir.
Le déplacement du tiroir principal par rapport à sa position moyenne est, en négligeant l'obliquité de la bielle,
(i) Ç = rsin(0H- a);
le déplacement semblable du point g* est sensiblement égal à celui de la projection du point/, et par suite du point A', sur
Fig. 142.
Fig. i/,3.
la direction du mouvement du liroir principal, et s'obtiendra en remplaçant, dans l'expression précédente, a par i8o°-i- a; nous changerons le signe du résultat obtenu en vue d'estimer le déplacement en sens inverse du mouvement du
liroir principal. Si l'on pose i = j-^> le déplacement \ du tiroir de détente sera ainsi
5 = //-sin(Ô — a).
Soient X -4- 2yj, 1 les largeurs des lumières du tiroir de délente et de sa glace ; ^ l'ouverture variable de l'admission. On voit que, d'après les^g-. i43, dont la première se rapporte à la position moyenne du tiroir, en supposant que l'étranglement
3l6 SIXIÈME PARTIE. — CHAPITRE Y.
se produise par les bords intérieurs du tiroir, \ — m = X — <}/, d'où
(3) -4/ = > -+- >3 — z> sin ( 9 — a).
Comme, pour
<J> est constant et égal à X, cette formule ne sera pas applicable lorsqu'elle donnera pour ty des valeurs comprises entre X et X ■+■ 27j.
Pour = o, on aura ty = X 4- m -+- zrsina ou t}> = X, selon que irsina<w, ce qui fera connaître l'avance à l'introduction.
La détente commencera, pour la plus petite valeur 0, de donnée par
\ i / ir
mais il ne faut pas que l'orifice de la glace de détente que nous considérons, d par exemple, soit deux fois ouvert avant que la lumière correspondante d'admission soit fermée; car autrement il y aurait deux périodes de pleine pression séparées par une période de détente; il faut donc que l'on ait
d'où
. ^ A -f- Yi l 2" — —
~ rsina
Le tiroir supérieur sera très-peu ou nullement utile s'il ferme complètement sa lumière après que l'autre tiroir a fermé la sienne; il faut donc s'arranger de manière que l'on
ait •
On peut représenter par une épure les différentes particularités que présente le système de détente dont nous nous occupons.
Soient [fig. i44)
Ci, C les centres de cercles relatifs au tiroir principal, en conservant d'ailleurs les mêmes lettres que dans l'épure n° i34 du n° 86;
ir
Ci, C t les centres des cercles de rayon - représeniés par l'équation (2), les droites dC t et CC étant symétriquement situées par rapport à la verticale; [id, p' d les intersections du cercle C avec le cercle décrit du point comme cenlre avec un rayon égal à 1 -4-77.
Conservons d'ailleurs les notations admises pour la distribution à un seul tiroir.
L'admission n'aura lieu que de m à ^; la détente se produira dans le cylindre et la boite de distribution de ^à m' a , et seulement dans le cylindre au delà de ce point jusqu'au moment où l'échappement commencera.
L'avance à l'admission commence à partir du point m a ou
de l'intersection, la plus voisine de la direction Om, du
mouvement, du cercle C' t et du cercle 0^, selon que le rayon
vecteur mené du cenlre au premier de ces points fait avec
Om', un angle plus petit ou plus grand que le rayon vecteur
de l'autre point.
Fig. i44-
Occupons-nous maintenant de la marche en arrière. D'après les n°* 80 et 95, on a, en négligeant l'avance d'in-
3l8 SIXIÈME PARTIE. CHAPITRE Y.
traduction pour l'ouverture d'admission,
w = /• [sina — sin (0 — a)].
d'autre part, en prenant 1 -4- y? = /rrsin«, k étant un peu supérieur à l'unité, on a
-^ = r[<sincc — /sin (G — a)].
On voit, à l'examen de ces deux formules, que les lumières d'admission seront ouvertes en même temps que les lumières de délente. Le tiroir d'admission fonctionnera donc comme s'il était seul.
La détente Gonzenbach offre les inconvénients suivants : de changer la détente dans la marche en arrière; on ne peut pas obtenir de détente au-dessous d'une certaine limite; il se produit une détente partielle dans la botte de distribution ; le tiroir supérieur donne lieu à des étranglements et par suite à des pertes de pression.
La disposition suivante est exempte d'une partie de ces inconvénients.
101. Distribution Meyer. — Dans celle distribution (fig. ifô) on emploie, comme dans la précédente, pour le tiroir de dis-
Fig. i!\o.
tribution, la coulisse Stephenson uniquement pour le changement de marche. Ce tiroir, qui n'est pas à coquille, consiste en une plaque percée de deux lumières que doit fermer et ouvrir le second tiroir et qui correspondent à celles de la glace ; il présente en son milieu une cavité pour l'échappement de la vapeur.
DES DIFFÉRENTS SYSTÈMES DE DISTRIBUTION. 3l9
Le tiroir de détente résulte de l'assemblage de deux plaques formant les écrous d'une partie filetée de sa tige; le filet est dextrorsum pour Tune des plaques etsinistrorsum^our l'autre; les pas sont les mêmes. On peut ainsi, en vue de faire varier la détente, rapprocher et éloigner les deux plaques l'une de l'autre, en faisant tourner la tige autour de son axe.
Parmi les dispositions employées pour effectuer cette rotation, nous citerons la suivante :
L'extrémité extérieure de la tige a une section carrée sur une certaine longueur et traverse à frottement doux une roue dentée a de même axe, qu'elle ne peut entraîner et dans laquelle elle glisse pendant la marche du tiroir. Cette roue engrène avec un pignon a! monté sur une tige horizontale terminée, d'autre part, par une manivelle au moyen de laquelle on imprime le mouvement de rotation voulu.
Entre le carré de la tige du tiroir et le tiroir, cette lige est articulée à l'extrémité de la barre d'un troisième excentrique dont l'angle d'avance est ordinairement de 90 degrés ( l ) et dont l'excentricité n'est pas nécessairement la même que pour les deux autres.
Les deux premières des //g*. 146 représentent les deux tiroirs dans leurs positions moyennes, en supposant que, dans Tune, les plaques se touchent, ou à peu près, et que, dans l'autre, elles aient été éloignées d'une certaine quantité ; la troisième représente les deux tiroirs dans une position quelconque.
Nous avons vu que, à des termes très-petits près, le mouvement du tiroir de distribution, et pour chaque position de la barre d'excentrique conductrice, est le même que si le tiroir était conduit directement par la barre du premier, dont nous désignerons par r le rayon, dont on déterminera l'expression en se reportant au n° 90.
Soient
r' le rayon de l'excentrique du tiroir de détente ; a, ot! les angles d'avance des excentriques r et r' ;
(*) Autrefois, au lieu de cet excentrique, on employait tout simplement un leyier articulé de part et d'autre à la tète de la tige du piston et de la tige du tiroir, ce qui produisait le môme effet qu'un excentrique calé à 90 degrés.
£ = rsin(0 -+- a), Ç' = r'sin(0' H- a'), pour une valeur quelconque de 6, les distances d'un point du tiroir de distribution et d'un point du tiroir de détente à leurs positions moyennes ;
x la distance du bord extérieur de chaque plaque dans sa position moyenne au bord extérieur de la lumière correspondante du tiroir;
vp l'ouverture d'admission déterminée par Tune des plaques que nous considérerons en particulier.
Fig. 146.
On a, en égalant deux expressions du déplacement relatif du tiroir de détente par rapport à l'autre,
d'où
(i) + = *-*-r f sin(G-f-a') — rsin (0 -ha),
L'angle ô t correspondant à la détente sera donné par
/•'sin(0, -f- a') — rsin^ -*-a) = — x
et croît avec x, dont on ne fait pas descendre la limite inférieure au-dessous de la largeur des lumières du tiroir.
Si la valeur minimum de 0i est supérieure à i: — ia, la détente est produite par le tiroir de distribution.
On peut encore représenter par une épure les différentes phases de la distribution. Remarquons, à cet effet, que, si l'on considère le déplacement relatif £ du tiroir de détente par rapport au tiroir de distribution, ou
Ç = £ — V = (rsina — /sina') cosô -+• (rcosx — r'cosa') sin0,
comme étant un rayon vecteur dont sera l'angle polaire, on obtient deux cercles tangents au pôle de même diamètre. L'inclinaison de la ligne des centres sur l'horizontale est donnée par
A rCOSa — r'cosa'
tango = — : — .
rsina — rsm*
Enfin on a, pour son diamètre,
yV 3 -+■ r 1 — '2 rr' COS (a' — a ) .
En traçant ces deux cercles, ainsi que ceux qui sont relatifs au tiroir principal, on obtiendra une épure analogue à celle de la distribution de Gonzenbach, et que Ton discutera de la même façon, en se reportant à la formule
102. Distribution de Polonceau. — Les deux tiroirs sont ici {fie* *47 e * *48) mis en mouvement par une coulisse renversée qui est double pour recevoir les coulisseaux des deux bielles de traction. Le tiroir de distribution est analogue à celui de Meyer ; mais celui de la détente est formé d'une seule plaque.
Deux systèmes de relevage correspondent respectivement aux deux bielles de traction.
Lorsque les deux coulisseaux sont au même point, les deux tiroirs ont des mouvements identiques, ne forment qu'un