Î^OO
Pour quatre assises Id o 5 86
Pour huit assises Id o,83
Le mortier interposé entre les joints horizontaux , doit diminuer les défauts du dégauchissement, sans les faire disparaître entièrement ; il a surtout peu d’efficacité pour ies joints verticaux, dont iamultiplicité exerce une bien plus fâcheuse influence.
D’après ies expériences du même ingénieur, un cube de o centimètres de côté , perd \ de sa force quand il se compose de 8 petits cubes, et près de j lorsqu’il comprend 4 prismes rectangulaires égaux , posés en liaison ou à joints recouverts.
264. Limite des charges permanentes. Les résultats précédents , se rapportent uniquement à la résistance instantanée des corps , à la charge qui produit leur rupture complète et brusque. Or Rondelet a remarqué qu’avant l’instant de cette rupture , les pierres se fendillent , et donnent des signes manifestes de désorganisation intérieure , pour des charges surpassant généralement la moitié de celles qui produisent l’écrasement. M. Yicat est arrivé à des résultats analogues, dans des expériences où l’influence du temps a été mise en évidence , et qui lui ont fait conclure que la charge supportée , d’une manière permanente , par les pierres , est le y environ de celle qui produirait leur rupture instantanée.
Dans ies constructions existantes , réputées même les pki s légères , la eharge n’excède pas le f- de celle qui produit l’écrasement , lors des expériences en petit ; souvent elle en est à peine le T V , et l’on n’en saurait être étonné , si l’on réfléchit aux imperfections de toute espèce , que présente leur exécution , et aux chances variées de destruction quelles subissent. C’est d’après ces considérations , que les ingénieurs expérimentés ont fixé à yï, environ , la limite de la charge maximum et permanente des pierres; charge qu’il convient même de réduire à T V ou pour les maçonneries en moellonnages ou de petits échantillons , et pour ies supports isolés dont la hauteur, très-grande par rapport aux dimensions transversales , peut donner lieu à de légers déversements qui reportent la majeure partie de la charge sur certaines arêtes, au détriment des autres.
265. Résistance à la rupture par traction. On possède très-peu d’expériences entreprises dans la vue de déterminer ce genre de résistance pour ies pierres ; la raison en est qu’on emploie rarement de tels matériaux à résister à un effort direct de traction , et que cela n’arrive , en général , que dans des circonstances particulières où les pierres sont soumises à des efforts obliques ou transversaux , qui tendent à les rompre en les infléchissant; mais alors on a recours à des résultats d’expérience plus conformes aux effets de traction et de compression qu’elles éprouvent.
RÉSISTANCE
INDICATION DES COBPS SOUIIIS A L’EXTENSION.
Verre et cristal , en tubes ou tiges pleines
Basalte d'Auvergne
f calcaire de Portland
p } blanche d’un grain fin et homogène
iejires <• à tissu compacte (lithographique).
ê Jd. à tissu arénacé ( sablonneuse).
Id. à tissu ooLthique (globuleuse).
centim. carré.
DES RÉSISTANCES
t de Provence, très-bien cuites et d’un grain très-uni . . ,
BrîQ^es | ordinaires, faibles
{ gâché ferme
Plâtre ' Id. moins ferme que le précédent
{ Jd. fabriqué à la manière ordinaire
( en chaux grasse et sable, âgé de îfy ans
| Jd. Id. mauvais
,, J en chaux hydraulique ordinaire et sable
] en chaux éminemment hydraulique
I de ciment de Pouilly et sable (parties égales) , après un an de • durcissement dans Pair ou dans Peau ,
266. Additions et observations relatives aux données de ce tableau. Les nombres marqués d’un astérique , appartiennent à des expériences entreprises, par 51. Vicat , dans la vue de comparer entre elles les résistances instantanées à la rupture par compression et par extension ; ils correspondent par conséquent à ceux qui ont été rapportés , pour tes mêmes substances , dans le j\ îo 260 ci-dessus ; mais on ne doit les considérer que comme les résultats de faits isolés, et non comme des moyennes. En oardernier , les nombres qui concernent les chaux hydrauliques , paraissent surpasser notablement ceux que donnent, d’après le même auteur, les résultats moyens des expériences, lesquels s’élèvent à 10 ou 42tii seulement pour les chaux éminemment hydrauliques , et à 6 ou 7-tu pour les mortiers à chaux hydraulique ordinaire.
D’après Rondelet, la force de cohésion des mortiers et ciments est le | environ, de leur résistance à l’écrasement, et leur adhérence pour les pierres et les briques, surpasse généralement leur force de cohésion. On trouve ainsi, pour cette dernière force et pour le mortier ordinaire indiqué au tableau du N° 289, = 4^,57, nombre qui diffère très-peu
de celui qu’indique la table précédente , suivant M. Yicat.
Enfin, on remarque que le plus petit des résultats rapportés dans cette même table, d’après Rondelet, pour le plâtre fabriqué à la manière oromaire, appartient, très-probablement, à un plâtre gâché avec beaucoup d’eau, suivant l’usage des ouvriers, ou qui n’avait point acquis encore toute sa consistance.
Selon ce célèbre architecte encore , la force avec laquelle le plâtre en question, adhère aux briques et aux pierres, est les f seulement de 4-t , ou 2t,7 environ. Cette force est plus grande néanmoins pour ia pierre meulière et la brique, que pour les pierres calcaires ; elle diminue beaucoup avec le temps.
2c/ . Résistance élastique du verre. Il n’a point été fait. Jusqu’ici , d’expériences directes , dans le but de constater la valeur de la résistance élastique des corps , indiqués au tableau ci-dessus , autres que le verre , pour lequel MM. Colladon et Sturm ont trouvé que des tiges cylindriques ne l m de longueur, et de 13,353 millimètres carrés de section , se sont moyennement allongées de^ de millimètre, sous une charge totale de (1 J ; ce qui donne, d’après le N° 236 ,
I3Ai33.Ü,ÜÜÜU6
= 100G0 kiI
résistance élastique du verre , par millimètre carré, ou 1 00. ! 0000 k ~~ -hû-OÛOO k ‘ l par centimètre carré, ou enfin 40 billions de kilogramme par mètre carré de section.
-" e résultat présente néanmoins quelqu'incertitude , parce que, dans un
- 1 - Voyez le J n du Mémoire de MM. Collation et Sturm , imprimé dans le Tom. V du Recueil , l e , savants étrangers.
yiitre passage du mémoire cité, la section des tiges est indianér ayant 16.3 millimètres carrés, au lieu de 15 - - q ~
ayant 16,3’ plement :
. . comme ce qui donne sim-
kil
Enfin, MM. Colladon et Sturm trouvant , pour résultat final d-i i qui leur a servi (243) à déterminer la contraction cubique du verre au’ mi tige de cette substance, ayant un mètre de longueur, s’aüonge de* H qT millionièmes par atmosphère équivalant à un effort de Rosi par ceno' metie carre ou Ok^.Ooo par millimètre, il en résulte la nouvelle valeur
' 0,0000011 toujours par millimètre carré de section.
En adoptant cette dernière donnée, qui est une sorte de movenne emre les s precedentes , on sera en état de calculer la charge P qui ferait capable (rallonger une tige de verre, de sec! ion quelconque T* d’une
? ar = mè , tre d8 lon S«eur, à l’aide de îa formule P RA*, du N 2ô6 déjà cite, pourvu , toutefois, que cette charge ne
dfso i , qd rép ° nd à Ia limite élasticité (258) , et qui doit peu s carter de 80 kilogrammes par centimètre carré. H F
Résistance des bois.
Resista r n »e a l’écrasement ou à la rupture par compression. Les bois
renïeSmndre S mf/ b if S ?"î ltes ’ unies entre el!e s par une force d’adhéde Ta run 6 de f leurs Propres parties, iis se comportent , lors
TeTi n diT;T rer r ie f e Ies l ierres : < i l,an{ ' on les soumet à une iux hont^ iT d if. t SCnS de Ces fibl> es , celles-ci se refoulent d’abord MéraTttÆ rT eC T S f nt: vers le dehors - en formant un renflement unessnHe^ anfpT ^ ient °f P 3 , 1 ’, s ? séparer et s’écraser en se ployant, les ment nn, L T - ’ san « sereduire en poussière. Ceci arrive principalema ? TTnîu pns , mes t de bois *Ï U! different peu de ia forme du cube; m, bien mPili T h f jt8ur surpasse de beaucoup leur épaisseur, il arrive, mrfips nn h; û „ î>e vf nd8n i , longitudinalement avec éclats, en plusieurs P „ an p fi», 1 qU * infléchissent d’une seule pièce et d’un même côté, Tnt u.îcT 5 sedesu f ssent entre elles ; la rupture ultérieure s’oné- * , a sec fi on transversale, située vers la moitié de la hauteur ’ „- peu , P[ es epmme si Çe prisme était posé horizontalement heu nianhw S cbar § e d Lm poids en son milieu. Ce dernier effet n’a
fSïsM épMsseur qUaUtant9Ue 8 hauteur de la pièce excède huit à dix
con fie n t le petit nombre des résultats d’expériences la VpsJcfanpp^T 6 ^ P, ar Rondelet et Rennie, dans la vue de déterminer s’infléchir Instantanee des bois cbaî> 8'és de bout , et qui s’écrasent sans