‹ Traité de mécanique industrielleChapitre 70 sur 89 · II · texte numérisé non relu

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la couche de

mortier et à la je

notion de la

00/. Frottement des bois, des métaux , du cuir et du chanvre pendant la

Mree même du mouvement. Ce cas a été étudié, d’une manière spéciale, par f' 1 ' iviorm ; et les expériences très-ixuiltipüées et très-soignées, qu’il a entreprises sur presque tous les corps qui entrent dans les constructions et

ans les machines , ont confirmé pleinement la loi de l’indépendance du -1 ottement par rapport à la vitesse , et celle de sa proportionnalité à la vf-e/ 3 * * * * * * * ’ q - 11 * nava ‘ ent P 11 être mises en complète évidence, comme on l’a

u (o84), lors des expériences de l’illustre Coulomb. Néanmoins on se rapf‘v era (3-59) que cette dernière loi ne se vérifie , avec exactitude . qu’en

eça de la limite de pression , pour laquelle les corps commencent à subir

ae altération physique ou mécanique plus ou moins intime; de sorte que, l? s ce rapport, H y a lieu d’établir une distinction entre les bois ou les

étaux tendres et fibreux, et ceux qui offrent, au contraire, une contexture

rree grenue : les premiers sont susceptibles de se rayer, de se déehi-

ei sous de fortes pressions, tandis que les seconds s’usent très-peu, et ne

principalement remarqué cette prompte altération des surfaces pour les cas où ii a fait glisser, les uns sur les autres , à sec et dans le sens de leur longueur, des prismes de fer et d’acier, parfaitement dressés à l’aide de procédés mécaniques. Aussi ces expériences ont-elles offert, quant à l’intensité du frottement, des anomalies qui n’ont pas permis de pousser la pression fort loin, et qu’expliquerait très-bien la qualité particulière des fers mis en œuvre (1), qualité à laquelle on pourrait également attribuer la faiblesse du coefficient, / = 0,158, qu’il a obtenu , comparativement à celui que Coulomb et d’autres expérimentateurs avaient conclu du résultat de leurs propres expériences.

En général, les pressions sous lesquelles M. Morin a opéré, lors du glissement à sec des surfaces planes , n’ont pas dépassé 1 à 2 ki! par centimètre carré ; de sorte qu’elles ne permettaient point, à ces surfaces, d’être entamées sensiblement. Coulomb, au contraire, et M. Rennie surtout, ont poussé les charges beaucoup au delà de ce point, pour tous les cas où il s’agissait de métaux glissant à sec sur des métaux: il n’est donc pas étonnant qu’ils soient parvenus à de plus grandes valeurs du frottement. D'après ces motifs, nous a vous cru devoir augmenter un peu, dans le tableau suivant , les nombres qui se déduisent, pour ce cas , des expériences de M. Morin , de manière à les rapprocher de ceux des autres observateurs 5 et, comme les résultats, concernant les surfaces individuelles, offrent, presque toujours , des variations comparables à celles qui dépendent de leur nature propre, il nous a paru convenable de se point multiplier inutilement les distinctions , et de ne rapporter , comme nous S’avoDS déjà fait ci-dessus (355), que les moyennes et les limites supérieure et inférieure, des nombres fournis par les expériences de chaque espèce.

Quant au cas où les surfaces sont enduites de corps gras, l’altération, dont il vient d’être parlé, n’a plus lieu ; du moins est-elle inappréciable tant que l’enduit n’a point entièrement disparu ; les expériences ne laissent que très-peu d’incertitude relativement à l’intensité de la résistance , et, ce qu’il y a de remarquable, elles conduisent à admettre que, pour les bois et les métaux, cette intensité dépend alors fort peu de la nature des surfaces en contact. Mais comme il existe différents degrés d’onctuosité et de poli des surfaces, on conçoit que ?

zme étendue un peu plus grande

a résistance doit varier pour ce cas. dans ela n’a lieu lorsque les enduits sont

rJc !

(i) On conçoit, en effet, que les fers doux et fibreux doivent se comporter autrement, que les fers forts et nerveux (287) , surtout si leurs fibres ont é.é tranchées obliquement tors «la planage des surfaces , et si , par la disposition particulière des pièces dans les expériences,, ces fibres axaient une tendance à être rebroussées,- comme M. Morin l’a effectivement observe. Coulomb, en faisant frotter du fer à sec sur du fer ou du cuivre, n’a pas remarqué d’alteration sensible des surfaces, pour des charges voisines de 7k par centimètre carré, et M. Remue }’a trouvée fort grande pour des charges supérieures à 14k. Ces résultats s’accordent a ailleurs entre eux pour donner au coefficient du frottement une valeur d’au moins 0.25, et q ui » d’après ce dernier ingénieur, s’élèverait jusqu’à 0,4 pour des charges de 4 °k ! >ar ce,lt1 ' ’ carré. D’après ce dernier ingénieur, tous les métaux donneraient lieu à des résultats anaiO gués j et, s’il n’v avait pas eu erreur dans les observations, si surtout l’inertie n’était pas venue jouer un rôle dans les expériences, il faudrait bien admettre qu’au delà d’un certain terme, le frottement croît plus rapidement que la pression , et cela en raison même del ration , de plus en plus profonde, des surfaces, il est évident que ces circonstances devrai# avoir lieu, à fortiori , dans le cas des bois glissant à sec sur les bois, etc.

DES RÉSISTANCES

renouvelés à chaque essai. D’ailleurs, on juge assez bien du de»ré de mu et d’onctuosité al inspection des surfaces, au toucher, et surtout en ÂJ ramant, pendant e mouvement même, comment ces surfaces se comnori eut 1 une a I egard de I autre: c’est pourquoi on ne sera jamais embarrassé dans les applications où Ton ne voudrait pas s’en tenir simplement aux moyennes fournies par la table, de choisir le coefficient de frottement , qui convient le mieux a chaque cas.

A ce sujet , lions devons présenter ici une remarque très-importante relative a la mtference considérable qui existe entre quelques-uns des résultats de Coulomb et ceux de M. Morin, pour le cas des bois glissant à sec sur les bois. D apres ce dernier observateur, l’infériorité des nombres chenus par Coulomb, devrait être principalement attribuée à l’état d’onetuosite, plus ou moins parfait, des surfaces employées ; car les bois, qu’il a mi-meme soumis a l’expérience, ont été simplement polis à la prêle, sans aucune espece d'enduit, et ont toujours donné lieu à un usé qui n’a point ete remarque par Coulomb, et que la présence de la plus petite quantité de graisse suffisait pour empecher. Les faits que M. Morin cite à l’appui de son opinion pourraient d’ailleurs paraître surprenants, si l’on n’avait point égal d a la facilite avec laquelle les substances grasses peuvent, sous l’iuhuence de a pression et du frottement, s’insinuer entre les pores des bois, et les pénétrer, meme a une certaine profondeur , lorsqu’ils sont parfaitem eut secs.

tel est d ailleurs 1 esprit dans lequel le tableau résumé, qui suit, a été i/u m pose.

TABLE des rapports du frottement à la pression des surfaces planes en mouvement les unes sur les autres.

ISDICATIOH des

ÉTAT DES SOUFACIS ET SATIRE DE L’eSBEIT.

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