INDICATION DES SURFACES EN CONTACT
lit
OBSERVATIONS
Chêne sur chêne, les fibres parallèles
» » la surface réduite à des arêtes ar-
rondies
» » les fibres croisées
o;io
» » la su rf ace réduite à des arêtes ar-
rondies
» » les fibres parallèles et les surfaces
enduites de suif ou de vieux
i L'adhérence des surfaces oc«
oing , renouvelé à chaque es-
i sionne une résistance d'envi»
sai
3 kilogr. par mètre carré.
» o la surface réduite à des arêtes ar-
rondies avec enduit, ou l'enduit
essuyé et les surfaces étant onc-
tueuses
Chêne sur sapin , les fibres parallèles. . . . . .
o;ie
Sapin sur sapin
Orme sur orme
Le frottement augmente av
Chêne sur fer, les fibres étant parallèles , et la vi-
la vitesse, à moins que les su i faces n'aient été usées penda longtemps.
tesse très-petite. ......
» » la vitesse étant de m ,3 par seconde.
» o les surfaces étant très-petites, sans enduit , mais restant onctueu-
» Le rapport du frottement à
ses
1 pression est constant.
\ Le frottement diminue quar i les surfaces ont été usées pendai longtemps.
Fer sur fer
Cuivre sur fer •
i Le frottement après un lor
user se réduit à 0,17.
' L'adhérence produit une rési
Fer sur fer , avec un enduit de suif renouvelé. . .
lance d'environ 14 kilogr. p;
, mètre carré.
Cuivre sur fer, » » » . . .
Idem.
» » avec de l'huile sur un ancien enduit
de suif
« » la surface réduite à des pointes
émoussées, restant onctueuses,
ou enduites de suif ou d'huile. .
Cuir sur marbre poli, à sec, le cuir non usé. . . .
» » poli, le cuir poli pour l'user. . . .
» » le cuir légèrement huilé ou onc-
tueux
Cuir sur fonte non polie, à sec
» » non polie, huilé •. .
Si le mouvement est lent.
» » ou fer poli à sec , après user. . .
, Si le mouvement est rapide < de 1» pari".
» » ou fer poli , les surfaces étant hui-
lées
» » ou fer poli, les surfaces frottées avec
de la plombagine ou de l'huile. .
Cuir sur chêne , à sec non poli
» » après user et poli
» » légèrement humecté d'eau. . .
» » complètement mouillé. . . .
» » légèrement huilé ou onctueux. .
» » fortement huilé
Chêne sur marbre poli à sec
» » huilé ou onctueux
Corde glissant sur du bois ou sur une surface quelconque
La filasse, dans les mêmes circonstances que le cuir,
produit le même frottement.
107. Observations sur les tableaux du frottement de deux surfaces. — Les tableaux précédents ont pour but de donner les rapports du frottement aux pressions correspondantes , et cela quelle que soit la grandeur des surfaces frottantes. Il n'y a que la nature de leurs substances qui puisse influer sur ces rapports, et Ton se tromperait en croyant que le frottement augmente avec l'étendue des surfaces. Gela n'a lieu qu'à l'égard de l'adhérence qui retient deux surfaces comme collées entre elles ; encore arrive-t-il souvent qu'elle soit négligeable , attendu la petitesse des surfaces en contact , ou le peu de ténacité des matières molles dont on a coutume de les enduire. Au reste, les tableaux donnent la valeur de l'adhérence dans toutes les circonstances où il faut en tenir compte. Puisque pour des substances données, le frottement est une fraction constante de la pression , il en résulte qu'un même corps traîné sur un plan donne lieu à la même résistance sous quelque face qu'il soit posé.
Passons à quelques applications pour faire apprécier l'importance des tableaux que nous avons relatés. On y voit, par exemple, que, pour du bois <lc chêne sur du bois de chêne en mouvement les fibres parallèles , le rapport du frottement à la pression est environ yj quand le mouvement est «acquis, et qu'ainsi la résistance est de 100 kilogr. pour une charge de 1000 ïtilogr. Quant les surfaces en contact de ces morceaux de bois sont enduites de suif, le frottement est réduit à 0,035. Le frottement du fer à plat sur d'autre fer est plus fort lorsque ces fers sortent de la main de l'ouvrier que tjuand ils'ont été usés par le mouvement. Dans le premier cas , il est entre ^ et |, et il se réduit à f quand les surfaces sont parfaitement polies. Un enduit d'huile ne diminue pas sensiblement la résistance de leur frottement; mais elle est réduite au ~ en enduisant les surfaces soit avec du vieux oing, soit avec du suif; cette dernière substance est la plus avantageuse. — Un morceau de fer contre du cuivre produit uu frottement de ~ avec un enduit de suif, et de - avec de l'huile. En général, le frottement est moindre à pression égale pour des substances hétérogènes que pour des substances de même nature ; il est également moindre pour des corps durs que pour des corps mous. Voilà pourquoi de l'acier sur du métal de cloche , quand ces corps sont bien polis , frotte moins que du fer sur du cuivre. La raison en est que plus les corps sont durs , moins ils s'usent , et que la quantité de travail absorbée par le frottement est proportionnelle à. la quantité de matière enlevée. Enfin , quand du suif est interposé entre deux surfaces , celles-ci ne sont plus immédiatement en contact , il ne reste que le su* dont il fout vaincre la ténacité, et cette résistance est peu de chose. Noi désignerons désormais par la lettre f le rapport constant du frottement à pression.
108. Frottement du plan. — Considérons d'abord un plan horizontal • *■• partie. Yt*
DEUXIÈME TABLEAU. Frottement des surfaces planes en mouvemen les unes sur les autres.