‹ Traité de mécanique industrielle les différentes méthodes pour déterminer et mesurer les forces (volume 2)Chapitre 93 sur 109 · QUANTITÉ · texte numérisé non relu

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192* Différence entre le travail des transports Horizontaux et k travail mê*> canique des moteurs* — Des observateurs habiles , en télé desquels nous devons placer Coulomb, ont fait aussi des expériences sur ce genre de travail, qui, ainsi que nous l'avons déjà remarqué dans le Cours de la première année, § 92 et suivants, ne doit pas être confondu avec le travail mécanique véritable* L'unité qui a été adoptée pour la mesure de l'utilité du transport horizontal , quoique analogue à celte du travail mécanique , en est dans le fond fort différente, puisqu'il ne s'agit pas ici d'effort exercé ou de résistance vaincue dans le sens propre du chemin parcouru. Sans aucun doute, le transport horizontal ^ tout au moins de la part du moteur, est un travail mécanique intérieurement développé ? d'où résulte un degré plus ou moins grand de fatigue ; mais comme on substitue ici, dans la mesure de l'effec utile, le poids propre du fardeau à la résistance que ce fardeau oppose au mouvement, et que cette résistance non-seulement varie dans chaque cas , mais encore peut en quelque sorte devenir aussi petite qu'on veut sans que l'effet utile soit amoindri, il est évident qu'on ne doit pas attacher fa même idée à la mesure de cet effet utile et à celle du travail mécanique qui, dans certains cas, serait employé à le produire , comme, par exemple , quand le fardeau est posé sur une voiture, sur un bateau , ou quand il est simplement traîné à terre ou porté sur un traîneau ,

193. Manière d'estimer îe travail du transpart horizontal. — A cela près, il est aisé de s'apercevoir que si on considère un même mode de transport , la fatigue, ou la quantité de travail effectivement développée , doit croître proportionnellement au poids du fardeau et à la distance parcourue , ou au produit du nombre de kilogrammes que pèse le fardeau , multiplié par le nombre de mètres de chemin parcouru; ce qui revient à prendre pour unité propre a mesurer l'utilité du transport, l'unité de poids transporté à l'unité de distance. Mais on remarquera que , si la circonstance du transport, ou sî seulement la viabilité de la route parcourue, ou même encore 1» vitesse viennent à changer, l'effet utile restant le même f le travail mécanique ou le degré de fatigue que ce transport suppose, peut être très différent, IL en est ici à peu près comme du travail du sonneur, et du scieur de long , pour lesquels une même quantité d'ouvrage ou d'effet utile peut représenter des quantités trcs-variables de travail mécanique selon la nature de l'outil , la dureté de la matière, etc.

194. Changements occasionnés dans le travail des transports horizontaux , par la différence des communications. ■ — à ce sujet, nous ferons observer que

les transports inscrits dam le tableau suivant , et c^v mh\\ fc$&çtoae& <j^c &b|

voitures , des brouettes , etc. ; supposent des chemins d'une viabilité ordinaire , et que * pour des routes parfaitement unies, l'effet utile augmenterait à égalité de travail mécanique , comme il diminuerait par des routes en mauvais état. Voici, au reste, quelques-uns des résultats que l'expérience a fait connaître à l'égard des voitures ordinaires.

Pour, un terrain horizontal ferme et uni, ou pour les chaussées pavées, la force du tirage des chevaux allant au pas est d'un vingtième ou d'un trentième de la charge totale , voiture comprise , ou moyennement d'un vingtcinquième. Elle est d'un quatorzième de la charge pour une voiture suspendue allant au grand trot sur une chaussée pavée, c'est-à-dire que pour le pavé la traction crott avec la vitesse. Enfin, elle est le huitième de la charge totale pour un terrain sablonneux ou sur des cailloux nouvelle* ment placés, soit au pas , soit au trot. Quant aux chemins en fer à ornières saillantes , l'effort du tirage varie depuis un quatre-vingtième jusqu'à un cên* tième de la charge totale.

Nous ne parlerons pas du transport par bateaux, dont le tirage pourra toujours être apprécié d'après ce qui a été dit au § 212 de notre Cours de la première année.

Un homme marchant sur un chemin horizontal san fardeau, son travail consistant dans le transport du poids de son corps

Un manœuvre transportant des matériaux duns une petite charrette ou camion a deux roues, et revenant à vide

Un manœuvre transportant des matériaux dans nn< brouette , et revenant à vide chercher de nouvelles charges

Un homme voyageant, emportant des fardeaux su rie dos.

Un manœuvre transportant des matériaux sur Je dos , et revenant a vide chercher de nouvelles charges.'

Un manœuvre transportant des fardeaux sur une civière , et revenant à vide chercher de nouvelle* charges

Un cheval transportant des matériaux sur une charrette, et marchant au pas, continuellement chargé.

Un cheval attelé à une voiture , et marchant au trot , continuellement chargé

Un cheval transportant des fardeaux sur une charreite , et revenant à vide chercher de nouvelles charges .

Un cheval chargé sur le dos, et allant au pasj . » « et allant au Uol. .

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