JOURS
de contact
àTairou dans
Feau.
17 à Pair
Id.
48 à Peau 17 à Pair
Id.
48 à Peau
8â à Pair 48 Id.
43 Id.
48 Id.
48 Id.
Id.
Id.
Id.
moyenne
par mètre
carrés.
14000 10000 22000 23000 IIOOO 20000
Nota. La rupture s'opérant dans l'intérieur de la couche de nnortier «t à la jonction delà couche de plâtre avec les pierres , la résistance est duc à lu cohésion pour le premier cas, e* à Padhérence pour le deuxième. Ce résultat s'accorde d'ailleurs avec la remarque rapportée au No aÔQ^ d'après Rondelet.
357. Frottement des bots, des métaux , du cuir et du chanvre pendant la durée même du mouvement. Ce cas a été étudié, d'une manière spéciale, par M. Morin ; et les expériences très-multipliées et très-soignées, qu'il a entreprises sur presque tous les corps qui entrent dans les constructions et dans les machines , ont confirmé pleinement la loi de Tindépendance du frottement par rapport à la vitesse , et celle de sa proportionnalité à la pression, qui n'avaient pu être mises en complète évidence, comme on l'a vu (o84), lors des expériences de Pilluslre Coulomb. Néanmoins on se rappellera (349) que cette dernière loi ne se vérifie , avec exactitude , qu'en deçà de la limite de pression, pour laquelle les corps commencent à subir une altération physique ou mécanique plus ou moins intime; de sorte que, sons ce rapport, il y a lieu d'établir une distinction entre les bois ou les métaux tendres et fibreux, et ceux qui offrent, au contraire, unecontexture serrée et grenue : les premiers sont susceptibles de se rayer, de se déchirer sous de fortes pressions, tandis que les seconds s'usent très-peu, et ne
3i6 MÉCANIQUE INDUSTRIELLE.
donnent lieu qtfh une légère formation de poussiers, qui n*«xercent aucune influence appréciable sur les résultats de rexpérience. M. Morin a principalement remarqué cette prompte altération des surfaces pour les cas où il a fait glisser, les uns sur les autres , à sec et dans le sens de leur longueur, des prismes de fer et d*acier, parfaitement dressés à l'aide de procédés mécaniques. Aussi ces expériences ont-elles offert, quant à Tintensité du frottement, des anomalies qui n'ont pas permis de pousser la pression fort loin, et qu'expliquerait très-bien la qualité particulière des fers mis en œuvre (l),^qualité à laquelle on pourrait également attribuer la faiblesse du coefficient,/' = 0,138, qu'il a obtenu , comparativement à celui que Coulomb et d'autres expérimentateurs avaient conclu du résultat de leurs propres expériences.
En général, les pressions sous lesquelles M. Morin a opéré, lors du glissement à sec des surfaces planes, n'ont pas dépassé l à 2^»! par centimètre carré ; de sorte qu'elles ne permettaient point, à ces surfaces, d'être entamées sensiblement. Coulomb, au contraire, et M. Rennie surtout, ont poussé les charges beaucoup au delà de ce point, pour tous les cas où il s'agissait de métaux glissant à sec sur des métaux; il n'est donc pas étonnant qu'ils soient parvenus à de plus grandes valeurs du frottement. D'après ces motifs, nousavonscru devoir augmenter un peu, dans le tableau suivant , les nombres qui se déduisent, pour ce cas, des expériences de M. Morin , de manière à les rapprocher de ceux des autres observateurs ; et, comme les résultats, concernant les surfaces individuelles, offrent, presque toujours , des variations comparables à celles qui dépendent de leur nature propre, il nous a paru convenable de ne point multiplier inutilement les distinctions , et de ne rapporter , comme nous l'avons déjà fait ci- dessus (355) , que les moyennes et les limites supérieure et inférieure , des nombres fournis par les expériences de chaque espèce.
Quant au cas où les surfaces sont enduites de corps gras, raltération, dont il vient d'être parlé, n'a plus lieu ; du moins est-elle inappréciable tant que l'enduit n'a point entièrement disparu ; les expériences ne laissent que très-peu d'incertitude relativement à l'intensité de la résistance , et, ce qu'il y a de remarquable, elles conduisent à admettre que, pour les bois et les métaux, cette intensité dépend alors fort peu de la nature des surfaces en contact. Mais comme il existe différents degrés d'onctuosité et de poli des surfaces, on conçoit que la résistance doit varier pour ce cas. dans une étendue un peu plus grande que cela n'a lieu lorsque les enduits sont
(i) On conçoit, en effet, que les fers doux et fibreux doivent *e comporter autrement
que les fers forts et nerveux (2S7) , surtout si leurs fibres ont été tranchées obliquement lors
du planage des surfaces , et si , par la disposition particulière des pièces dans les expériences,
ces fibres avaient une tendance à être rebroussées, comme 91» Morin Fa effectivement observé.
Coulomb, en faisant frotter di» fer à see sur du fer ou du cuivre, n*a pas remarqué d^alléra^
tion sensible des surfaces, pour des charges voisines de 7k par centimètre carré, et M. Rennie
l'a trouvée fort grande pour àe» charges supérieures à 14^. Ces résultats s'accordent d'ail-
Jeurs entre eux pour donner au coefficient du frottement une valeur d^au nioins o,a5 , et qui,
«diaprés ce dernier ingénieur, s'élèverait jusqu'à 0,4 pour des charges de 4ok pai* ceutim.
carré. D'après ce dernier Ingénieur, ton» les métaux donneraient lieu à des réitultats*analo-
•gnes; et, s'il n'y avait pas eu erreur dans ies observations, si surtout l'inertie n'était pas
venue jouer un rôle dans les expériences, il faudrait bien admettre qu'au delà d*un certain
ternMS, le frottement croit plus rapidement que la pression , et cela en raison même deTalté
ration , de plus en plus profonde, des surfaces. 11 est évident que ces circonstances- devraient
avoir lieu, à fortiori ^ dans le cas des bois glissant à sec sur les bois, etc.
renouvelés à chaque essai. D'ailleurs, on juge assez bien du degré de poli et d'onctuosité à rinspection des surfaces, au toucher, et surtout en examinant, pendant le mouvement même, comment ces surfaces se comportent luneàrégardde Taulre; c'est pourquoi on ne sera jamais embarrassé, dans les applications où Ton ne voudrait pas s'en tenirsimpiement aux moyennes fournies par la table, de choisir le coefficient de frottement , qui convient le mieux a chaque cas.
A ce sujet , nous devons présenter ici une remarque très-importante, relative à la différence considérable qui existe entre quelques-uns des résultats de Coulomb et ceux de M. Morin, pour le cas des bois glissant à sec sur les bois. D'après ce dernier observateur, Finfériorité des nombres obtenus par Coulomb, devrait être principalement attribuée à l'état d'onctuosité, plus ou moins parfait, des surfaces employées ; car les bois, qu'il a lui-même soumis à l'expérience, ont élé simplement polis à la préle^ sans aucune espèce d'enduit^ et ont toujours donné lieu à un usé qui n'a point élé remarqué par Coulomb, et que la présence de la plus petite quantité de graisse suffisait pour empêcher. Les faits que M. Morin cite à l'appui de son opinion pourraient d'ailleurs paraître surprenants, si l'on n'avait point égard à la facilité avec laquelle les substances grasses peuvent, sous l'influence delà pression et du frottement, s'insinuer entre les pores des bois, et les pénétrer, même à une certaine profondeur , lorsqu'ils sont parfaitement secs.
Tel est d'ailleurs l'esprit dans lequel le tableau résumé, qui suit^ a été composé.
TABLE des rapporta du frottement à la pression des surfaces planes en mouvement
les unes sur les autres.