CHAPITRE XLVII
De la puissance mécanique de la vapeur,- évaluation pratique de cette puissance'; vitesse du point d application.
Lorsque, dans les chapitres précédons, nous avons parlé de la force de la vapeur, nous n'avons pu le faire que d'une manière vague, indéterminée; et quand nous avons examiné les divers degrés de tension que ce fluide acquiert à différentes températures , nous n'avons pas voulu exprimer la valeur de sa puissance mécanique dans le sens que nous sommes convenus d'attacher à ce mot : il aurait fallu dire quel poids on peut élever dans une unité de temps, à telle hauteur, avec de la vapeur s'exerçant à un degré quelconque de température sur une surface mobile, sur un point d'application d'une certaine étendue. Or il n'a été question jusqu'à présent que du poids qui, en diverses circonstances déterminées , peut faire équilibre à l'effort déployé par la vapeur contre les enveloppes qui la contiennent, effort désigné sous le nom de tension.
Cette tension est bien le principe de la puissance mécanique tle la vapeur, mais non cette puissance elle-même. 11 s'agit donc maintenant de chercher quel degré de la seconde correspond à chaque degré de la première; c'est de là qu'il nous semble nécessaire de partir pour évaluer d'une manière utile , applicable, la force de ce moteur.
Nous croyons que ce serait une pure spéculation , et m une extension abusive de la puissance du raisonnement et du calcul, que de vouloir déduire a priori,\a. valeur de la force motricede la vapeur, de son degré de tension. Que l'on compare seulement ce que nous savons de la vapeur, avec ce qu'il faut savoir de la gravité pour déterminer, au moyen du calcul, l'effet mécanique produit par la chule d'un poids connu , et l'on verr tout ce qu'il faudrait pour combler l'intervalle qui sépare les circonstances de la vapeur en équilibre avec une force égale e opposée, de celles qui l'accompagnent quand elle vient à s« mouvoiret à pousserdevantelle une résistance qu'il lui faut vaincre. Il y a, pour ainsi dire, l'infini entre l'équilibre et le mouvement.
C'est donc à de nouvelles expériences qu'il a fallu avoir recours, alin de pouvoir traiter ce sujet; nous allons rapporter dan: le tableau suivant ce que nous en avons obtenu. On s'est serv pour ces expériences de l'appareil précédent ; on a eu la précau lion d'eutrelenir le cylindre à la température de la chaudière On a mesuré le temps avec un pendule marquant bien exactement et fort distinctement les demi - secondes. ( )n laissait enlr la vapeur , à peu de chose près , peudant toute la durée de I course du piston.
EXPÉRIENCES .roiï!!»! ,ir>.) Pour déterminer la vitesse du piston de 53 millimètres dediamètre, chaîné de divers poids, eur lequel on fait agir de la vapeur àdijfâre.nsidlegrés . de température. La course du piston. est de 4° *"%5. ^^"^n^trf^jpj mtflim. : pression atmosphérique sur la base du piston^ a3 V] ,QQCj. Les firottemens ont été compensés par des contre-poids.
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