CHAPITRE VII
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Conclusion du second livre.
Nous venons de voir que l'objet du second livre est de porter à différentes distances, et en diverses directions, de transformer et de modifier le mouvement qui nous vient immédiatement du moteur.
Pour produire ces effets , il suffit de combiner ensemble certaines pièces matérielles, inertes par elles-mêmes, auxquelles on donne toutes sortes de formes et de dispositions appropriées au but qu'on se propose.
En dernière analyse , ces pièces, quelles qu'elles soient, peuvent être considérées comme des leviers simples, ou comme «les assemblages plus ou moins compliqués de leviers ; et il résulte de là et de la théorie dulevier que nous avons exposée, que nonseulement on transmet, on transforme, on modifie un mouvement donné, mais encore qu'on change la vitesse primitive; c'est-à-dire qu'on fait une nouvelle répartition des deux éléinens de la force motrice , masse et vitesse , en produisant à volonté ou un grand effet de masse, ou un grand effet de vitesse, sans rien ajouter toutefois à la force primitive qu'on n'a fait que décomposer, pour recomposer avec de nouvelles proportions de sesélémens. .no*nâi-
Les mécanismes destinés à opérer ainsi sur le mouvement moteur ont été présentés , chacun isolément, dans les chapitres précédens, et suivant leurs services respectifs j nous en réunissons un certain nombre dans la planche 36, pour montrer comment on peut les faire agir de concert.
ET MODIFICATION J)U MOUVEMENT MOTEUR. 44^ On voit en À line roue hydraulique sur l'arbre de laquelle est fixée une roue dentée B; le mouvement de rotation continu de cette roue y dans le plan vertical , est le mouvement moteur ; il s'agit de porter ce mouvement partout, dans les divers ateliers dont se compose le bâtiment , avec les divers changemens que les travaux sont supposés exiger.
L'arbre de couche horizontal a b porte i°. un pignon a1; a°. une poulie b' , et 3\ une roue d'angle a". Le Pignon af9 engrenant avec la roue motrice B d'un plus grand diamètre, imprime un mouvement plus rapide que celui du moteur à l'arbre de couche a b, mais toujours dans le plan vertical; il n'y a de changé jusqu'ici que la vitesse.
Une courroie s'enroule sur la poulie b' , et porte le mouvement de rotation dans le plan vertical encore, mais avec plus de vitesse, au premier étage, à l'axe C, par la poulie c. ■ > r ■ Cet axe C porte d'un côté un treuil D, qui au moyen d'une corde convertit son mouvement de rotation en rectiligne ; de l'autre côté, l'axe est combiné avec un double joint universel E, et transmet de biais son mouvement , à quelque distance , à deux espèces de tambours e et e', roulant l'un sur l'autre.
L'axe du tambour e porte une poulie e" qui , au moyen d'une petite poulie de renvoi et d'une corde qu'on voit snr la figure, imprime un mouvement de rotation dans un plan perpendiculaire aux mouvemens précédons.
Mais revenons à l'arbre a b qui seul vient déjà d'opérer dans un atelier du premier étage ces divers effets de mouvement. Sa roue d'angle a" s'engrène avec une autre grande roue d'angle F, à laquelle elle communique aussi le mouvement de rotation dans un plan perpendiculaire au sien , avec une vitesse différente de la sienne.
Cette roue d'angle F , au moyen du pignon d'angle/, donne
444 DE LA TR ANSMISSION , TRANSFORMATION , etc.
un mouvement circulaire dans le pian horizontal ans meules
qu'on suppose renfermées en G.
Ce ne sont pas là les seules fonctions de la roue F, au moyen du pignon d'angle d , tixésur l'arbre -de couche Ce , et prenant aussi le mouvement sur la roue F, l'arbre <de couche c e va transmettre et transformer le mouvement de di verees manières, savoir :
i°. Avec le coude s et la bielle qui lui est attachée, ainsi qu'elle l'est à la manivelle g le mouvement de rotation est porté au second étage.
a\ Avec la roue d'angle h , l'arbre incliné H donne te mouvement circulaire horizontal au point i et vertical au point À*
3°. Avec la poulie /, il transmet son mouvement de rotation avec plus de vitesse au poiut m; et avec le pignon d'angle n, le même mouvement à l'arbre vertical M , coudé en o et produisant , d'une part, en p, le mouvement reotiligne de Va-et-vient, et d'autre part , en q, le mouvement de rotation dans le plan horizontal.
4°. Enfin avec la roue d'angle r, l'arbre de couche ce transmet le mouvement circulaire dans un plan incliné a l'hooixon j au point sy par l'intermédiaire de l'axe vertical T, portant Une poulie t et un pignon d'angle u.
Tels sont les changemens , les décompositions , les transmissions en sens divers , les transformations que le mouvement circulaire , dans le plan vertical de la roue motrice B , subit au moyen d'un petit nombre de mécanismes que nous avons agglomérés , comme une sorte de résumé du second livre.