PLANCHE XII
Moulin à vent à ailes verticales s'orientant de lui-même , et se déshabillant progressivement, à mesure que la vitesse de rotation augmente.
Fig. i. Coupe du moulin.
A t ailes motrices. 1
B, petit moulin orienteur. Lorsque ce moulin, dont le plan est perpendiculaire à celui des ailes motrices, est en prise au vent, il tourne et communique comme on le voit le mouvement au genou de cardan a, qui le communique à son tour au pignon C, par l'intermédiaire de la roue L; ce pignon engrène avec une grande roue de champ que porte la plate-forme du moulin , ce que l'on voit clairement dans le détail fig. a ; et la calotte D du moulin s'oriente avec les ailes motrices. Aussitôt que celles-ci sont au vent , on conçoit que le moulin orienteur, par la situation relative de son plan, cesse de tourner, jusqu'à ce que le vent change et le remette en position d'agir de nouveau sur la plate-forme mobile du moulin principal : voilà pour ce qui regarde la manière dont ce moulin s'oriente. Voyons maintenant comment il se déshabille , lorsqu'il tend à prendre trop de vitesse.
Les ailes sont composées de deux barres fixes b, servant de coulisses à deux autres barres F qax portent les cylindres E, autour desquels s'enroulent, plus ou moins, des morceaux de toile qui forment la voile : ces cylindres portent à l'une de leurs extrémités un galet en métal c , fixe sur l'axe du cylindre , et reposant sur une tringle e.
Des tirans G, fixés aux barres F, à charnière en /, sont attachés, par des leviers angulaires g à articulation, à l'axe en fer H qui traverse librement l'arbre du moulin.
Lorsque les barres mobiles F 'sont lancées à la circonférence par une rotation trop -vive , elles font en glissant tourner les galets c, qui à leur tour font faire la rotation aux cylindres E; les morceaux de toile s'enroula nt alors sur ces cylindres, les ailes se déshabillent.
44$ LÉGENDES, Ç&S tyODE^ D'APPLIÇATION
Mais, par ce mouvement des barres F, l'axe do fer H recule vers le centre du moulin ; la crémaillère qu'il porte en /*fett tourner de» loi* l'engrenage K et la poulie M, sur laquelle s'enroule une corde où est attaché un contre-poids qui s'élève en même temps.
Lorsque le vent fléchit, le contre-poids n'étant plus soutenu par la force centrifuge des barres Ft descend et repousse l'axe #, et ramène ainsi les barres à leur première position; et ces barres en revenant font détourner les petits cylindres E et dérouler leurs voiles respectives, pour les ramener au point où elles étaient ava^t le changement, de vitesse.
On conçoit que ces voiles se déroulent et s'enroulent plus ou jnojns, suivant que le mouvement .reçf^gne de* barres, F e$t^us,ou4iuojps étendu.
Fig. 4. Détail d.u« cylinrfreiî , les mêmes le#re* sont affectées aux
mêmes objets.
Fig. 5. Détail des barres dont les ailes se compose^. Fig. 6. Détail de la tête du moulin et ^Jeviqn à articulatipn*.
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