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POU DU PUBIS

Le pou du pubis ( phthirius inguinalis ) ou morpion offre à peu près les mêmes dimensions que le pou du corps, quoiqu’il appartienne à une espèce différente; de couleur gris clair, il a une forme arrondie. Il habite principalement les poils de la région génitale, mais peut occuper toutes les régions pileuses à l’exception du cuir chevelu.

Symptômes. — Sa présence se traduit surtout par des démangeaisons, parfois par des papules de prurigo pédiculaire ou par des éruptions d’apparence eczémateuse. Les lésions caractéristiques sont des taches de coloration bleuâtre ou ardoisée, légèrement déprimées, visibles surtout à contre-jour, siégeant souvent au-dessus d’une petite veine, occupant de préférence la face antérieure ou interne des cuisses, la région sous-ombilicale, ou encore la partie latérale du thorax lorsque le parasite a envahi les poils de la région axillaire. Ces taches bleues, que l’on a cru longtemps appartenir à la fièvre typhoïde, à la fièvre synoque, à la fièvre intermittente, auxquelles on a même accordé une valeur pronostique dans la fièvre typhoïde, ont été rapportées à leur véritable origine par Moursou et par Düguét : ce dernier a fait voir qu’elles sont dues à l’inoculation sous-épidermique d’une substance, véritable venin, sécrétée par un appareil glandulaire situé au voisinage de la deuxième paire de pattes du pou.

Le diagnostic de la phthiriase inguinale repose sur la localisation du prurit, sur la constatation des taches bleues et du parasite qui est souvent difficile à reconnaître, dissimulé qu'il est par sa coloration peu distincte de celle de la peau, ou encore sur celle des lentes.

MALADIES CUTANÉES

Étiologie. — Le pou du pubis se transmet habituellement dans les rapports sexuels, plus rarement par des vêtements, par le séjour dans les cabinets de bains et des lieux d’aisances. Contrairement aux précédents, il est plus commun dans les classes aisées de la société que dans les classes pauvres (E. Besnier).

Traitement. — Les applications d’onguent mercuriel, ou mieux les lotions avec une solution de sublimé ou la pommade au naphtol parviennent facilement à le faire disparaître.

Bibliographie :

Ch. Mallet, Étude sur les taches bleues, historique et recherches nouvelles; Th. de doctorat; Paris, 1881-1882. — E. Besnier, Mélanodermie généralisée sans signes certains de cachexie surrénale; Annal, de Dermat. et de Syph., 1889, p. 569.

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