CON TONDANTS J ARMES A FEU
tin blessé contracte adhérence .avec les bords de la plaie, anus contre nature.
Passons à l’étude des plaies par instrument contondant. Le mode d’action de ces instruments est un choc d’où il peut résulter trois lésions diverses : commotion, contusion, attrition. Occuponsnous d’abord de la commotion. Elle peut exister à trois degrés. La commotion est une lésion des fonctions plutôt que des organes. Le premier degré est celui qu’on a nommé stupeur , par analogie avec ce qui se passe quand c’est la tête qui en est le siège. Les fonctions intellectuelles du cerveau 's’exercent avec une lourdeur , un désordre, un vague qui se répètent probablement dans les fonctions organiques. Dans d’autres parties, aux membres, par exemple , la stupeur est caractérisée principalement par l’engourdissement de la sensibilité. Tel était sans doute le cas de ce clie vau-léger dont parle Dupuytren , et à qui l’on proposait l’amputation ds la cuisse, à la suite d’une blessure grave. « Cela, répondit-il, ne me regarde pas.» En même temps que la sensibilité est obscurcie, les mouvements sont faibles et incomplets ; si l’instrument a frappé à la région du cœur, la circulation devient irrégulière , le cœur se contracte plus mollement; si c’est sur le côté de la poitrine, la respiration ne peut être troublée; sur la région de l’estomac un coup capable de causer la stupeur peut déterminer quelques efforts de vomissement, changer la secrétion du suc gastrique ; à la région du foie, troubler la sécrétion de la bile. Le second degré de la commotion, ou commotion proprement dite, cause aux membres une paralysie, à la tête une perte totale des facultés intellectuelles, avec respiration stertoreuse, et trouble de la circulation par suite des sympathies du cerveau avec Je cœur et les poumons. La commotion à la région du cœur peut produire une syncope dont la mort peut être la conséquence ; portant sur les poumons , clic peut occasionner l’asphyxie et par suite la mort; sur le foie, la commotion détermine une disposition à Ja phlegmasie. Enfin le troisième degré de Ja commotion donne une mort presque su b i te : mort générale, si la partie est un organe important connue le cerveau , le cœur, les poumons; mortification locale ou gangrène, quand le coup a porté sur un membre. Au foie, la commotion au troisième degré donne une mort également inévitable, mais un peu plus tardive. Les-dciu dernières espèces de corn-
l&g MÉDECINE lidÀLE,
motion sont donc toujours graves. Cepen
dant il n’est pas toujours possible de pronostiquer l’issue à la première vue ; il faut attendre trois ou quatre jours, comme le font les chirurgiens. Alors les désordres se sont dessinés ; il est possible de calculer leur portée.
L’un des effets spéciaux aux instruments contondants est la production d’une ecchymose. Les auteurs ont coutume de diviser l’ecchymose en trois espèces, selon qu’elle est par infiltration, par épanchement ou par attrition. Nous allons voir que cette dernière espèce rentre dans la précédente. Toute contusion produit la rupture de quelques tissus : quand les vaisseaux capillaires seul sont déchirés, le sang s’infiltre dans le tissu cellulaire et se divise dans les mailles de ce tissu ; si la contusion a été plus iorte, les mailles de ce tissu lui-même sont déchirées dans une certaine étendue , et alors il se fait un épanchement en foyer ; si le coup a été plus fort, son action a pu s’étendre plus profondément, ell’ecchymose peut s’être opérée dans l’épaisseur des muscles ou dans le tissu cellulaire qui les enveloppe. — Au cerveau , une contusion violente ne donne pas lieu à l’ecchymose : la densité de la texture de l'organe s’oppose à une infiltration dans ses lames du tissu cellulaire ; c’est une ecchymose par épanchement en foyer qui a lieu , ou une hémorrhagie extérieure.
Il en est de même dans les autres viscères parenchymateux, tel que le foie. Mais l’ecchymose par infiltration a lieu aux autres viscères du bas-ventre , à l’estomac et aux intestins. Souvent la peau ne poi te
C, L Cl Lt A uiivuvi J- "
pas trace des violences qu elle a transmises à ces viscères. Dans les endroits
où l’ecchymose paraît à 1 extérieur , elle ne se manifeste pas toujours de primcabord. Son apparition est la plus prompte quand la peau seule a été lesee ; elle 1 est moins quand la lésion occupe ,e tissu cellulaire ; plus tardive encore quand la lésion occupe les muscles. Dans le premier cas elle se manifeste en quelques heures; dans le second, au bout de deux ou trois iours ; dans le troisième, elle peut tarder jusqu’à dix ou douze jours. Il y a des cas de broiement des parties dans lesquels l’ecchymose ne paraît pas ; tel est celui que rapporte Dupytrcn d’un soldat qui fut porté à l’Hôtel-Dieu , se plaignant d’une grande faiblesse des reins, ou cependant on n’apercevait aucune altération extérieure : il mourut au bout de deux heures , et l’autopsie montra une
attrition profonde de toutes les chaudes lombes, avec fracture des apophyse vertébrales de cette région. Quand l’ec chymose s’est établie et est devenue vi sible au-dehors, sa couleur bleue ne per siste pas long-temps ; elle passe au violel puis au vert, puis au jaune. Ces chan gements de couleur se manifestent d’abor vers la circonférence, puis ils se rappre client du centre en resserrant toujoui le cercle. Ils tiennent à la résorption gr; duelle du sang , qui diminue l’intensil de coloration , d’abord aux lieux où couche sanguine est moins épaisse. O voit qu’il est possible de donner une da aux ecchymoses d’après les phases de cet décoloration.
Toute contusion est curable , à moi:
qu’elle n’ait son siège dans le tissu d’i organe noble comme le cerveau, le foi la moelle épinière. Nous arrivons enl à l’étude de l’attrition. Ce résultat d instruments contondants est bien pl grave que la contusion : c’est à lui q Pou peut rapporter la troisième espe d’ecchymose ; car non-seulement les C pillaires sont déchirés, mais le tissu c lulaire , le tissu des organes eux-mên est lacéré dans une certaine étendu laquelle se remplit de sang. Sa durée beaucoup plus longue que celle de> contusion, car souvent un foyer pui lent se développe à la suite du foyer s, guin ; cette durée pourra se compliq de gravité, si quelques organes imp tants ont été lésés. L’action des inst ments contondants est proportionn
10 à leur force d’impression; 2° à 1 poids ; 3° à la surface par laquelle touchent les partis. Les os du crâne r contrés par un instrument contondau petite dimension sont cassés , si cet trament se meut avec, une grande f< d’impression. Avec une force moine
11 n’y aura pas fracture , mais nécr Si le corps vulnérant avait une sur large, il produirait commotion et pas fracture. A l’abdomen , un corps tondant à large surface produit de; sordres très-graves , les viscères sor foulés brusquement et fortement en l et peuvent rompre le diaphragme el mer hernie dans la poitrine. La ru^ a lieu le plus souvent vers le centre; névrotique. Si l’estomac est plein Ci ments , une rupture peut avoir li^ causer un épanchement dans le pentj Une quatrième circonstance dont îlj tenir compte, est la résistance de la:
tic. Un organe, un muscle Irappe