II. — Essai de fleœioti
L'essai de flexion sur barreau s'exécute pour apprécier principalement la résistance des fontes de moulage.
Le barreau d'épreuve est coulé dans un moule en sable légèrement incliné sur la verticale, avec masselotte, comme le barreau de choc. Il en diffère par des dimensions qui sont plus grandes :
Longueur 450 mm.
Côté du carré .... 80 mm.
L'appareil employé pour cette épreuve est la balance Monge.
Le barreau s'appuie sur deux couteaux opposés; son extrémité est reliée par une bride et un tasseau à un long levier de près de 3 m. de long portant un plateau qu'on charge progressivement de poids de manière à faire fléchir le barreau autour d'un des couteaux {celui qui est le plus près de Vexlrémilédu levier).
Les conditions les plus générales de l'épreuve sont :
Dimensions du barreau : 450 X 80 X 80.
Distance des deux points d'appui : 150 mm.
UETALLURGiE DU nn
Le b^rreiui «luil siipi>orter sans se roiiipru un poids de K'IO kiloN Certaines administrations emploient, de préférence, pour estîayer lr^
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fuiiles à la llexiuii, la rumaiiie éf[uilibrée de M. Joëssel que nous ne faisons que si^nialer. H importe toutefois de retenir que l'appareil Miiiiiji' nt' piTiiii'l pas de lire les llèolies prises par le barreau avant sa ni|ilure. Os llêi-lics s<i[il,[)ar contre, facilement appréciables avec ian>iiiiiiiie de M. V.n's.sc/ qui les amplilîe à l'aide d'uii a]ipareil automatique enreiîistroiir dininaut le diaiçramme des tlèrhes que prend le barreau <ré[»n'uve sous les cliarjj:es variables et progressives auxquelles il est
Pour li'-s iicicrs, /es essais â lu flexiiin ne s'exécutent d'ordtiiaire que sur des pièces finies; on distingue trois ifcnre» de machines employées dans ce luit el que imus indiqunns seulement:
l-es macliines à essaver les ressorts;
Les niiirliines à essaver, par ployage, les matériaux de petites dimensions.
ÉTUDE DES rnOPniBTÉS DES DIVERS ACIRRS 303
Ou bien les pièces qu'on essaye à la flexion ont une limite élasti(|ne très élevée, les ressorts par exemple^ et alors la machine les soumet à une flexion bien supérieure à celle qu'elles auraient à supporter clans la pratique, ou bien leur limite élasticiue est moins forte, essieux en acier mi-dur trempés et revenus^ et alors il faut les soumettre à un efTorl
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Mass/Ï* Je maçannene faisant contre poids de 2000 ^f au minimum Fig. 220 — Machine pour Tossai à la flexion des ressorts et des aciers à ressort.s.
de flexion tel que la limite élastique du métal ne soit pas atteinte. En opérant ainsi il ne devrait pas y avoir théoriquement de déformation permanente; si on en constate une, elle devra être resserrée entre des limites très étroites variables selon les fabrications et les divers cahiers des charges.
Sii^nalons aussi l'emploi pour les essais à la flexion, à Taide de dispositifs complémentaires très simples, des machines d'essai à la traction et surtout de celles construites spécialement pour les essais à la compression.
Il existe toutefois peu de machines combinées spécialement pour l'essai à la compression rarement exécuté, car presque toutes les machines d'essai à la traction peuvent servir pour faire un essai à la compression lorsqu'on y attelle un appareil de reversion.
A l'essai de flexion se rattache directement l'essai de phyage.
La mesure de l'allonu^ement, dans les essais de traction, se fait sur une lonfi^ueur de iOO à 200 mm. dans la plupart des cas ; elle donne rallonfiement moijen pour cette lom/ueur.
Or, la déformation permanente n'est pas la même sur toutes les sections droites comprises en tre repères, eUe est maximum à l'étranglement de la striction. Dans les essais courants de traction on ne mesure pas cet
MinrALLCRGIi: DL* FER
allon/rnif^nt maximum que peut subir le métal avant de se rompre. r>[iendant il v a intérêt dans certains cas, à l'évaluer approximativement : ci^i ce quVjn fait par ressai de ployage pratiqué sur les tôles ou sur des lames prélevées à froid dans le bloc de métal examiné. Le ploya(fe est pratiqué soit à la presse, soit au marteau ; il a pour « effet de provoquer un allongement con-
sidérable du métal vers le sommet de la partie convexe de la lame pliée.
Suivant les dimensions de la lame Q ou de Téchantillon de tôle, suivant la nature du métal, on mesure soit l'ans^le abc des deux parties reclili^nes de la lame, soit le rayon de courbure intérieure r de la partie ployée autour d*un mandrin. Dans chaque cas déterminé, le cahier des charsres fixe l'ang^le de ployage ou le rayon de courbure auxquels on doit arriver sans qu'il se produise de criques dans la partie du métal qui s*allonge le plus. Il y a lieu de fixer aussi Tétat dans lequel doit se trouver le métal de la lame essayée avant l'épreuve : recuit, trempe, etc..
Fig. m el iti.
Nota. — Les essais de torsion sont peu usités comme conditions de réception, parce que rexpi»rience a appris que de bons éléments de résistance à la traction impliquent dans les métaux une bonne résistance à la torsion el (jue les coefKcienls de sécurité ne paraissent pas différer l)eaucou[) dans les «leiix cas. En outre, on n*imposepas,en général, aux pièces mécaniques de irrands efforts de torsion.
Le [)etit nombre des machines dVssai à la torsion paraft avoir été roiistriiit plutôt en vue de recherches théoriques que pour une utilisation pratique.
m. — Essais divers.
Suivant Tusai^r auf|uel une pièce finie est destinée il y a souvent lieu de prati(|ner (les essais particuliers dont nous donnons ci-dessous quelques exemples.