MÉTAIiIiaROlK DU FCR
en tous ses points, soit 30 0/0 au maximum. Dans les aciers doux'au carbone, au contraire, l'allongement de striction varie de 100 à 200 0/0.
La résistance à la compression d'un acier-manganèse est relativement faible en même temps que sa dureté minéralogique est très grande. Si Ton fait deux burins, l'un d'acier extra dur au carbone, Tautre d'acier man^janèse, le premier ne raye pas le second mais peut y imprimer son tranchant. Le second n'entame pas non plus le premier parce que son tranchant s'écrase.
L'acier manganèse n'est plus magnétique à partir de 14 0/0.
L'examen attentif des résultats des essais ne permet cependant pas de tirer des conclusions absolument nettes et de déduire des lois générales car on ne possède pas de séries régulières de ces métaux à faible teneur en C; il est par suite impossible, dans chaque cas particulier, de faire la part exacte de ce corps et celle de Mn.
On a pu récemment ajouter quelques nouveaux métaux à la série encore bien discontinue de ces curieux aciers-manganèse et cela pour des teneurs variant de 2 à 7 0/0. C'est, en effet^dans cette région de la série que les métaux obtenus paraissent le moins utilisables et sont, peutêtre, le moins connus. Voici quelques nouvelles données les concernant (|ue nous empruntons presque textuellement à un travail de M. Osmond et qui précisent les propriétés générales développées plus haut.
1") — Jusqu'à 3,5 0/0 environ de Mn les propriétés typiques, c'est-àdire la dureté minéralogique et le magnétisme ne paraissent pas subir de changement radical : les métaux correspondants ont leurs points critiques au-dessus de 400°. Ces aciers sont magnétiques et peu ou pas magnéli-polaires sur barreaux courts; on sait qu'on dit qu'un barreau n'est pasmagnéli-polaire quand il cesse d'être un aimant et que les molécules reprennent des positions quelconques après l'ouverture du circuit.
Vers 3,3 0, on rencontre des aciers qui peuvent être durs ou doux à volonté. L'échantillon suivant confié à M. Osmond par M. iiadfield et contenant : C =^ 0,30; S/ = 0,18; M;^ = 3,23 à 3,89 sous forme de petite barrette for;^ce était très dur.
Après un réchauffage à 800*> suivi d'un refroidissement spontané dans le four Leclerq et Forquiguon et point critique vers 400<» il s'est adouci tout en restant assez dur; après un second réchauffage (cette fois à 1000°), refroidissement dans les mêmes conditions, point critique vers 423", il est devenu doux à la lime.
érUDB DCS PBOPRlÉris DCS DIVERS ACIERS 345
2*) — Entre 3,5 et 7 0/0 environ on obtient des aciers qui, refroidis lentement,rayent le verre, sont magnétiques et majnéti-polaires, c'està-dire peuvent constituer des aimants permanents ; leur point de transformation s'abaisse au-dessous de 400*.
M. Osmond cite comme exemple deux échantillons fournis par M. Hadfield :
i«' échantillon — C = 0,45; Si =. 0,11 ; Mn = 4,00
?• échantillon — C = 0,32; S/ = 0,26; Mn = \ ^'?*
f o,ol
Le 1*^ échantillon a son point de transformation entre 300 et 200*, le second au-dessous de 100".
Si maintenant on dépasse 7 0/0 jusqu'à 14 0/0 environ, on trouve une partie des métaux dont nous avons parlé au début et constituant la plus grande partie des aciers-manganèse connus, difficiles à limer et à travailler à l'outil sans trop grande dureté minéralogique toutefois, susceptibles de grands allongements sans striction, privés de tout point critique notable pendant le refroidissement lent.
3") — Jusqu'à 14 0/0 environ de Mw, le magnétisme se conserve tout en diminuant notablement; au delà de cette teneur il disparaît complètement; le métal devient très dur.
Au point de vue exclusif de la dureté il semble que le maximum soit atteint vers 6 à 7 0/0; elle parait décroître un peu et arriver à un minimum relatif à 10 0/0 environ de manganèse, puis elle augmente de nouveau d'une façon constante. Pour les teneurs voisines de 20 à 22 0/0 le métal, tout en possédant une résistance bien supérieure à celle de la fonte, acquiert des propriétés comparables à celles de ce dernier métal.
Ilsemble toutefois, malgré les obscurités ou lacunes encore existantes, qu'il soit possible de discerner dans les aciers manganèse au sens général du mot, c'est-à-dire depuis les plus faibles teneurs jusqu'aux plus fortes :
1*) Un groupe d'aciers relativement doux, magnétiques, peu ou pas magnéti-polaires sur barreaux courts.
2**) Un groupe d'aciers durs (en valeur absolue ou relative), magnétiques et magnéti-polaires.
3"*) Un groupe d'aciers difficiles à travailler à froid, sans grande dureté minéralogique, déformables toutefois et non magnétiques.
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V'>»j* v^rrori* p!a< loin comment on rattache ces divers grouipes entre e»jx a Taîd^ d*- la throrie allotropique.